ALBERT1NE DE MERRIS
A ton heure... comme tous les voyageurs qui prennent ce chemin de fer-là.
JOSEPH
Vous la calomniez.
ANTOINETTE
C’est un lourde force que je fais là!. ..Où veux-tu en venir avec ton histoire ?
JOSEPH
Eh bien, puisque je suis rayonnant !...
ANTOINETTE
Il n’y pas de quoi !
JOSEPH
Si... D’abord parce que j’ai supplanté M. Brévans... ce qui est quelque chose... Ensuite... parce que je vais le lui dire, ce qui est encore mieux.
ANTOINETTE
Mais s’il te cherche querelle?
JOSEPH
Mais je l’espère bien, qu’il me cherchera querelle!
ANTOINETTE
Et s’il te tue?
JOSEPH
On ne me tue pas comme cela !
Ça ne doit pourtant pas être bien difficile!
JOSEPH
Je veux me poser... Un duel, c’est bien porté.
ANTOINETTE
Bêta! Et ta mère qui aurait la sottise d’en mourir?
JOSEPH
Ma mère!... Ohl... à l’épée... c’est bien rare qu’on soit tué... et entre gens du monde... c’est toujours à l’épée... Je tire très-bien... Est-ce qu’il ne faut pas toujours avoir une première allaire ?... Je ne peux pas mieux choisir que M. de Brévans... Je veux que vous assistiez à cela.
ANTOINETTE
Tu me demandes d’étre ton témoin?
JOSEP II.
Oui... On m’a dit en entrant qu’il allait venir... vous verrez... Et puis j’ai un autre service à vous demander... J’ai tout do même fait mon testament... On ne sait pas ce qui peut arriver... Je vais vous le remettre.
It lui donne un papier cacheté de noir.
ANTOINETTE
Ça doit être drôle là dedans!