ACTE TROISIÈME
ANTOINETTE
Contez!... entre garçons.
Devant vous... madame?
* ANTOINETTE
Je suis un garçon... quand mon mari n’est pas là.
JOSEPH
Eh bien, puisque vous voulez des détails... une voix charmante... des yeux trop grands... une bouche trop petite... toujours entr’ôuverte.;. .
DE BRÉVANS.
Comme une lire-lire. /
JOSEPH
Des dents...
DE BRÉVANS.
De chat... Mais, hier au soir... à dix heures, je prenais du thé... au milieu de tout ça... dans une tasse de Saxe.
JOSEPH
Et moi... à minuit... dans une tasse de Sèvres.
DE BRÉVANS.*
C’est plus cher... J’y ai déjeuné ce matin.
JOSEPH
J’y soupe ce soir.
DE BRÉVANS.
Vraiment?
JOSEPH
Doutez-vous de ma parole?
Devant votre marraine, je ne me le permettrais pas.
JOSEPH
Alors, je suis à vos ordres.
DE BRÉVANS, se levant, ainsi qu’Antoinette.
Vous êtes bien bon et puisque vous vous mettez à ma disposition, rendez-moi le service de continuer vos petites visites rue de l’Arcade... Seulement, au lieu de n’y aller qu’une fois par jour, allez-y deux fois... une fois pour vous... une fois pour moi.
JOSEPH
Ce qui veut dire?...
DE BRÉVANS, à Antoinette.
Madame... votre filleul est un ange.
ANTOINETTE
On apprend tous les jours quelque chose.
JOSEPH
’ Monsieur... cette plaisanterie...
Si
DE BRÉYANS.
Je ne plaisante pas du tout... vous venez même d’acquérir des droits éternels à ma reconnaissance... Moi qui, depuis quinze jours... cherchais un prétexte pour ne plus retourner rue de l’Arcade... Ce n’est pas pour calomnier la femme que vous aimez, monsieur de Celles... mais elle est assommante... cette pauvre Bavolette.
Il remonte.
ANTOINETTE, h Joseph *.
Un duel à la mer!.. Joseph?