‹ Albrecht DürerChapitre 15 sur 34 · Saint Chrysostome. Copie- par Jules Campagnola · texte numérisé non relu

Saint Chrysostome. Copie- par Jules Campagnola

Cette estampe, à laquelle Bartsch a donné improprement le titre de Smwte Geneviève, représente la pénitence de saint Chrysostome. Au moyen âge, ce saint passait pour avoir commis de nombreux crimes. Une légende le peint comme ayant assassiné la fille d’un roi après l’avoir violée. Saint Chrysostome, l’âme tourmentée par les remords, se retira dans le désert où il vivait comme les bêtes, marchant sur ses mains et ses genoux et n’osant plus regarder le ciel. La jeune princesse, rappelée à la vie par la toutepuissance divine, vécut de nombreuses années au milieu des rochers, élevant son enfant et s’entretenant avec les anges, jusqu’à ce qu’un nouveau miracle la rendît à sa famille.

17. Le Groupe des quatre Femmes nues. B. 75. Un amateur fort érudit nous a assuré connaître de cette pièce un premier état. Dans les épreuves d’un tirage récent, les jambes des femmes, suivant lui, auraient été retravaillées dans leur contour.

18. Saint Sébastien attaché a une colonne. B. 56. Copie en contre-partie par le maître au monogramme : n° 2,493, R' P. de Brulliot.

19. L’Oriental et sa femme. B. 85. Copies en contre-partie par Prestel et Abraham de Bruyn. Cette dernière est citée dans le manuscrit de Hüsgen. La planche de cette pièce existe encore.

20. Saint Sébastien attaché a un arbre. B. 55. Copies italiennes par un anonyme qui n’y a mis aucun monogramme et par Benedetto Montagna, dont les initiales B. M. ont remplacé celles d’Albert Dürer.

21. L’effet de la Jalousie. B. 73. Il existe de cette pièce, dans la collection du duc Albert de Saxe, à Vienne, une épreuve d’essai dans laquelle le groupe d’arbres et la femme vêtue sont seuls terminés ; l’homme debout, la femme couchée près du satyre et le paysage ne sont qu’à moitié finis; tout le reste n’est exprimé qu’au trait.

Cette pièce a été gravée d’une manière remarquable par le maître au monogramme (inconnu à Brulliot) : H. C. liés ensemble. Cette copie est de beaucoup supérieure à celle de Wenceslas d’OImütz, dont le monogramme, donné par quelques iconophiles à Wohlgemuth, a fait attribuer cette composition à ce dernier artiste. La comparaison des deux pièces dit assez quel est le véritable copiste, pour que nous n’ayons pas à discuter longuement afin de rendre à Albert Dürer ce qui lui est dû.

22. Némésis, ou la Justice. B. 79. Il est probable que cette pièce, gravée avec un soin extrême, l’une des plus parfaites d’Albert Dürer comme précision d’outil, est celle qu’il désigne dans son journal sous le titre de Némésis, et qu’il aimait à offrir aux grands personnages dont il voulait gagner la bienveillance. Elle est fort rare.

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