Sainte Anne et la Sainte Vierge. B. 29. Rare
24. L’Enlèvement d’Amvmone. B. 71. Cette pièce a été copiée par George Pencz, qui a mis son monogramme dans la tablette. Les anciens maîtres aux monogrammes I. H. V. E. etn” 2,493 de la R® partie de Brulliot, ainsi que Zoan Andrea, ont reproduit en contre-partie cette estampe. Giovanni Battista del Porto, en gravant son Europe, n° 4 de son œuvre, décrit par nous dans la Gazette, s’est rappelé le paysage de cette
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pièce à laquelle il emprunta même le navire du lointain et les herbes du premier plan. A sa n° 10, copiée également d’après l’estampe de l’Oisiveté j du peintre de
Nuremberg, Giovanni donna la coiffure de l’Amymone.
25. L’Oisiveté, B. 76. Cette pièce a été copiée en contre-partie par Marc-Antoine, qui y a mis sa tablette, et par Antoine de Bresse. Cette dernière copie, marquée des initiales JO. AN. P. R. I. X., est fort rare. Vénus et l’Amour ont été également copiés par Giovanni Battista del Porto. Mais la tête de la déesse ayant déplu à cet artiste, il y substitua celle de l’Amymone (t. IV de la Gazette).
26. L.4 Vierge au Singe. B. 42. Premier état : Avant deux traits échappés, l’un sur le nez du singe, l’autre presque vertical sur le dos du même animal. Les belles épreuves du premier état se reconnaissent à la richesse du noir sur le nez du singe, qui, par suite du tirage, est devenu blanc.
Julo Campagnola, dans son estampe représentant emporté par V aigle de
.Jupiter^ emprunta à Albert Dürer le paysage de sa Vierge au Singe.
La planche de cette gravure existe encore à Paris ; l’on en tire des épreuves entièrement dépouillées.
La taille d’Albert Dürer a perdu toute rudesse; elle s’ouvre moins sur les lumières. Le travail est plus fin, plus serré et très-sec. Les terrains sont plus ouvragés, couverts de nombreuses contre-tailles, fortifiées encore de points. La tablette apparaît pour la première fois sur la pièce capitale faite en cette année : les Armoiries à la tête de mort. Presque toutes les estampes porteront désormais une date. Le monogramme a acquis toute sa perfection.
27. La Vierge allaitant l’enfant Jésus. B. 34. M. Guichardot nous assure avoir vu de cette pièce une épreuve, probablement unique, qui était avant la tablette.
Copie en contre-partie par Prestel, qui a imité la tablette de Marc-Antoine. Nous connaissons aussi de cette estampe une belle copie faite librement par un anonyme, qui y a ajouté dans le fond un paysage montagneux, et sur le premier plan deux lièvres et un chien barbet semblable à celui qu’on retrouve souvent dans les estampes en bois d’Albert Dürer. Cette copie a deux états ; le premier avant l’adresse de Pet. Ouerrat.
28. Apollon et Diane. B. 68. Cette pièce a été gravée en contre-partie par le maître au monogramme : P O, et par Prestel, qui y a mis la tablette blanche de Marc-Antoine.
Aldegrever a fait, du buste de Diane seulement, une charmante copie qui n’a point été décrite. Elle porte son monogramme au haut de la gauche. Haut. 40 mill., larg. 34 mill.
29. Saint George a pied. B. 53. Nicolas Alaert en fit une copie beaucoup plus petite et en contre-partie pour servir, suivant toute probabilité, à l’ornementation d’une gaîne; Bartsch l’a décrite dans l’œuvre de ce graveur au n° 16. Mariette, ainsi que nous, croit cette pièce gravée en 1503. La finesse du burin, la facture des terrains
indiquent sufBsamment qu’elle a été faite en la même année que la Vierge dominant le sein. B. 34. Les petits îlots qui parsèment la mer semblent indiquer la connaissance des lagunes de Venise. A ce sujet, l’on peut se reporter à ce que nous avons dit précédemment, t. VI, p. \ 95 de la Gazette des Beaux-Arts.
30. L’Homme de douleur aux bras étendus. B. 20. Copies par Jean Wierxet par Benedetto Montagna, dont les initiales B. M. se voient dans le bas. Ce dernier artiste a ajouté un paysage à la composition d’Albert Durer.
31. Les Armoiries au Coq. B. 100. Pièce merveilleuse par l’agencement des lambrequins du cimier et par l’exécution du coq, auquel l’estampe doit son nom.
32. L’Enseigne. B. 87. Les armes gravées sur le drapeau sont celles des ducs de Bourgogne.
33. Les Armoiries a la Tète de Mort. B. 101. L’une des pièces les plus superbes de l’œuvre d’Albert Durer et que Mariette estimait fort.
34. La Nativité. B. 2. Il en existe une copie, dans le même sens, marquée des lettres V. C. liées avec le millésime 1557. Cette pièce a encore été copiée encontre-partie par Jérôme Hopfer, Tellman de Wesel, Paulo Gottichio, avec l’adresse de Petro Zimmerman, 1607, et par Balthazar Zenichen, qui y a mis les initiales B. I. Benedetto Montagna a également reproduit cette estampe en remplaçant la marque d’Albert Dürer par la sienne B. M. Cette pièce, gravée avec une finesse merveilleuse, est une des plus jolies de l’œuvre d’Albert Dürer; aussi l’avons-nous fait reproduire pour les lecteurs de la Gazette des Beaux-Arts.
Le Cabinet des Estampes de Paris en possède une épreuve qui n’a point de rivale. Le plus haut prix atteint par cette pièce est celui de 520 fr. à la vente Férol, 1859.
35. Adam et Ève. B. 1. La collection du duc Albert de Saxe Teschen, à Vienne, conserve, de cette pièce, deux épreuves d’essai. Dans la première, le paysage et la jambe droite d’Adam sont seuls terminés; le haut du corps du premier homme et la figure d’Ève ne sont exprimés qu’au trait. La tablette est entièrement blanche. Dans la seconde, les jambes de la figure d’Adam sont achevées, et il ne reste plus que le haut de son corps qui soit à l’état d’esquisse. Cette dernière épreuve provient de la vente du cabinet Durand, faite à Paris en 1821, à laquelle elle fut acquise pour la somme de 1 500 fr. Il existe aussi, dans ce même cabinet, un beau dessin qui est l’étude d’Ève.
Le plus haut prix atteint par cette pièce est 1505 fr., à la vente de Férol en 1859.
Copie dans le même sens par Johannes Van Zani attribue cette copie à Jean Van
Adam, artiste inconnu ; Relier à Jean Van Goosen; Schorn croit y reconnaître le travail du maître I. H. V. E. Ces attributions diverses ne reposent sur aucun document. Cette copie, moins fidèle que celle de Wierx, est assez rare. Autre copie faite dans le même sens et fort rare; elle porte l’adresse de Allard, exe. Privil. Le chat a été remplacé par une tête de mort. Cette pièce a encore été reproduite en sens inverse par Tellman de Wesel et par Marc-Antoine, qui a gravé sur la tablette les mots suivants ; Albert Dürer Noricus faciebat, 1504. Quelques auteurs attribuent celte copie à
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Martin Rota. Lepel signale une autre répétition en contre-partie, par Augustin Vénitien. Ainsi que Bartsch et Heller, nous n’avons jamais eu l’occasion de la voir.
Augustin Vénitien, probablement à ses débuts dans l’art de graver, crut devoir faire, de cette estampe, une étude toute particulière. Dans une même pièce, à l’entrée d’une forêt, entre les arbres de laquelle on aperçoit, dans le fond à droite, un palais copié d’après Jules Campagnola, l’artiste a représenté le cerf et les deux chiens An Saint Hubert^ avec le chat, le lapin et le bœuf de X Adam et Ève. Cette pièce fort rare a deux états : le premier avec le nom d'Augustin de Musi , écrit en haut; le deuxième avec le nom effacé.
Jean Duvet, dans son Mariage d’Adam et d’Ève, a pris à Albert Diirer sa figure du premier homme; c’est le seul emprunt que cet artiste ait fait, à notre connaissance, au peintre de Nuremberg.
Albert Diirer a souvent traité ce sujet; dans un dessin de l’année 4510, gravé par Bartsch, il a donné au serpent une tête de femme couronnée, qui trahit l’influence de l’Italie. A Madrid, on admire cette même composition traitée avec un grand talent sur deux panneaux; on connaît, de ces peintures, une répétition au musée de Mayence.
36. La Famille du Satyre. B,. 69. Alaert Claas a fait de cette pièce une copie marquée de son monogramme.
37. Le grand Cheval. B. 97. Copie par un anonyme, elle se distingue aux deux points qui, dans l’original, accompagnent le millésime 4505, et qu’on ne trouve point dans la copie. Cette pièce a encore été reproduite en contre-partie par Wierx, 1564, et par Jean-Antoine de Bresse qui en a modifié le fond, retranché le guerrier et mis son monogramme : lo. An. B. avec l’année 4505, On connaît, de cette dernière copie, des épreuves avant le monogramme.
38. Le petit Cheval. B. 96. Copie par Jérôme Wierx. Cette pièce a encore été reproduite en contre-partie par le maître I. H. V, E., qui a substitué le paysage du Saint-Hubert à l’arcade de l’original ; par Benedetto Montagna avec ses initiales au bas de la gauche; et suivant Lepel, par Jean-Antoine de Bresse.
Henri Lautensack, dans son Traité des proportions des figures humaines et chevalines, imprimé à Francfort en 1564, prit pour type le petit cheval d’Albert Diirer.
Le vase enflammé qui brûle sur un mur ruiné, le casque en forme de papillon métallisé, et les talonnières, semblent indiquer que l’intention d’Albert Diirer a été de représenter Persée venant tuer Méduse qui habitait près des portes de l’enfer.
39. Les trois Génies. B. 66. Cette charmante estampe a été encore copiée en contre-partie par deux anonymes, qui ont daté leurs pièces des années 1515 et 1512. Nous connaissons aussi une jolie copie en contre-partie par un maître italien au mo'nogramme S. S. qui a gravé d’après Schongauer.
Thomas Anshelme, de Bade, imprimeur à Haguenau, emprunta à Albert Diirer cette composition pour en faire sa devise; l’écusson porte pour initiales les lettres T. A. B. liées ensemble.