Frédéric, électeur de Saxe. B
87-91 . Les Cinq Apôtres. B. 46-50. Un Italien, que nous croyons être Augustin Vénitien, fit du Saint Paul une copie libre dans laquelle il représenta, à droite, de gros rochers, et dessina à l’horizon la mer.
Albert Dürer grava cette suite en 1514, 1523, 1526. Satisfait de sa figure de saint Philippe, il la reproduisit sous le nom de Saint Paul dans son tableau de la galerie de Munich. Il lui donna dans sa peinture un caractère plus grand encore, en allongeant la barbe et en supprimant les cheveux traités avec trop de soin peut-être dans la gravure.
Mariette regardait cette suite comme l’une des plus belles choses de l’œuvre d’Albert Dürer. Les figures de saint Barthélemi et de saint Philippe sont, en effet, du style le plus élevé, et peuvent se comparer aux créations les plus remarquables des grands maîtres du xvi“ siècle.
Ces cinq pièces furent vendues à la vente de Férol, 1859, 240 fr. Elles étaient d’une beauté extraordinaire.
92. Mélanchthon. B. 105. Les premières épreuves sont avant une ligne échappée et pointillée qui part des cheveux et coupe verticalement le front. Cette pièce fut vendue à la vente de Férol, 1 859, 360 fr.
Ce réformateur a aussi été gravé par Cranach et par Aldegrever, qui a été copié par René Boivin.
93. Érasme. B. 107. Copies dans le sens de l’original par Hondius, qui n’a reproduit que le buste, et en contre-partie par Théodore de Bry.
Albert Dürer avait commencé le portrait d’Érasme en 1520, pendant son voyage dans les Pays-Bas. L’exaltation des querelles religieuses les brouilla, et le portrait resta inachevé pendant plusieurs années^. Ce ne fut que sur l’insistance de Pirckheimer, auquel le philosophe écrivait souvent à ce sujet, en 1524 et 1525, qu’ Albert Dürer consentit à l’achever. Mais, exécuté de souvenir, ce portrait ne satisfît point entièrement