‹ Albrecht DürerChapitre 31 sur 34 · Idem, p · texte numérisé non relu

Idem, p

4. Vasari, t. XIII, p. 23, édition récente de Florence, la plus importante, grâce aux notes dont elle est enrichie.

« ries, dans ses têtes et dans les attitudes de ses personnages cette mi- (( nutie mesquine et habituelle aux Allemands, et qu’il aurait dû éviter Julio Clovio, dans sa première peinture, imita ingénieusement une des estampes de la Vie de la Vierge d’Albert Dürer, et Andrea del Sarte, toujours au dire de "Vasari, mérita le reproche de manquer d’invention pour avoir, dans ses tableaux , reproduit plusieurs personnages des estampes de notre maître ^ Le Guide ne craignit point de retracer, dans sa fresque de r Aurore, au palais de Rospigliosi, plusieurs des figures àxxChar de Maximilien, et enfin Raphaël lui-même tenait en une telle estime notre artiste, qu’il avait exposé à la lumière, dans son propre cabinet, des estampes d’Albert Dürer pour les avoir constamment sous les yeux.

Mais les rapports entre ces deux maîtres ne se bornèrent pas à l’attention qu’ils portèrent mutuellement à leurs œuvres. Jaloux d’entrer en relation avec un peintre si renommé malgré sa jeunesse, Albert Dürer lui fit tenir son portrait merveilleusement peint à la gouache par lui-même, sur une toile si fine qu’on le voyait également des deux côtés. Les ombres en étaient coloriées à l’aquarelle , et les lumières obtenues dans les clairs, sans travail et sans blanc, par la seule transparence du tissu L

Raphaël, pour reconnaître cette gracieuseté et montrer au maître de Nuremberg ce dont il était capable, lui envoya quelques-unes de ses superbes études faites d’après nature. Albert Dürer, voulant conserver à la postérité le souvenir de ce don, écrivit sur l’une de ces feuilles, qui représente deux académies faites pour la fresque de la Bataille d’Osti, ces lignes en allemand : « 1515. Raphaël d’Urbin, que le pape tient en si (( haute estime, a dessiné ces figures et les a envoyées à Albert Dürer, « à Nuremberg, pour lui montrer son talent^. »

Avec un tact exquis, Raphaël paraît avoir choisi, parmi toutes ses études, celles qui pouvaient le mieux lui attirer l’admiration du grand maître allemand ; et peut-être sont-ce ces magnifiques dessins, dans lesquels Raphaël avait su rendre la nature sans servilité et l’ennoblir sans cesser d’être vrai, qui déterminèrent Albert Dürer à élargir son style.

Mais ce ne furent pas seulement les graveurs et les peintres qui, en

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