SAVOIR
14 février, 1776 sch, sols.
Payé.—Une chaudière et une marmite de fer adjugée à Etienne Bar-
beau, à quinze livres, argent courant, de Québec. ........ … 15
Un miroir adjugé à Etienne Barbeau, à vingt-quatre livres...... 94
se Une vache adjugée à Joseph Pamerleau, à trente livres. ..... 30
“ Une vache adjugée à Charles Goulet, à trente-deux livres ... 32 Une vache adjugée à Claude Patris, à trente-et-une livres 4.... 31 4
Une taure adjugée à Louis Proteau, à vingt-neuf livres. ........ 29
LU Une vache adjugée à Michel Pamerleau, à vingt-quatre livres,
dont dix sols pour le veau.......... ramasse n “AIO
Deux veaux de l’année adjugés 8 au sieur Barbean. .............. 27 Se Une petite taure adjugée à Joseph Gagné....,........ EL
+ Un cheval avec son harnais adjugé au sieur Toulouse... | 61
Une vache adjugée à Antoine Murcou......... donné RE Deux mères moutonnes s adjugé es à Fabien Marcou.....,......, 12 10 Deux jeunes moutons adjugés à Frs. Parent. .....,..... pu 10 4 o Deux moutons adjugés à Robertson l'interprète. ........ 16 12 se Deux x béliers adjugés à Jean Patry..... RSR tn eo Le 9 12 se “ Jacques Parent. .............. ES 9 12
Joseph Gagnon. . LE RO Ste dE 8
Un cochon 5 BEC ut NT 12
5 di P. Rodrigue. 1
sch,
Six poules adjugées à P, JOUTG....e
Six autres poules et un coq atljugés au J. Bourg.
Dix minots d'avoine adjugé à Claude Patry, à 24 sols le minot.…
Dix minots de bled adjugé à C. Patry, à 54 sols le minot.
Dix minots de bled un LS à Adrien Langevin à trois livres cinq sols le minot.....,......
Dix minots de bled adjugé 18 à Louis Prote au, à trois livres huit sols le minot...,.,....,,,..,.,.,,., .
Dix minots de bled adjugés à Pierre Thibaude: vu, à trois livres douze sols le minot ie
Un poële de fer avec son tuy au adjugé à à Morisset..
Un lit adjugé à Etienne Pomerleau.
Un RATS adjugé à au sieur "Barbe: ui.
Une pa pointe de Oo et un traversin adjugé a au sieur Roch Un matelas adjugé à Pierre Rodrigue...........,..... Une couchette et paillasse adjugées au sieur Garon Deux chesnes de ménoire adjugées au sieur Barbeau Deux pioches adjugées à Frs. Verreau......
Faucilles, charrettes, pelles et tout l'attirail complet d’une ferme est ainsi vendu à vil prix.
Le procès-verbal ajoute : ‘* En outre il a retiré par devers moi, un cheval de la ferme, harnais et carriole qu'il a vendus après coups, à vil prix, au nommé Poiré de la Pointe- Lévis, dix piastres, tandis que le tout valait au moins trente piastres.
‘ Une moutonne qu'il a donnée à Breton.
‘‘ Une autre moutonne qu'il a donnée à Turcot, ‘Cent livres de lard qu’il a pris pour lui et six minots de blec. ‘Une paire de bœufs qu’il a donnés aux sauvages, valant 15 piastres. ‘“ Le tout se monte à
ou à £50 15 sch. 114.”
Sillery, mai 1869
sols:
Un diner à bord de la frégate Aurora le 3 décembre 1866,—Le * brave Major Evans.—Le combat du Sault-au-Matelot raconté par le Colonel Caldwell et par Sanguinet, Caldwell.--Nairn. —Mebean. Dambourses, (Charland, Voyer.—Dumas.
—]l y a longtemps, s'éeria le gros major Evans--de CR que les citoyens de votre ville hospitalière n'ont eu l'occasion d'a
1 Le Dr. F, A, H, Larue daus ses chansons Historiques mentionne ainsi d'après la Gazette de Québec pour 1778, ce fameux anniversaire : ‘Nous sommes au 8 février 1778, époques des fêtes et des visites du jour de l'an, Dans un cercle aussi restreint, les visites sont probablement terminées, mais les fêtes ne le sont pas encore, Transportez-vous en imagination à cette longue maison, connue aujourd'hui sous le nom de maison rouge, près la barrière Saint-Valier, et qui portait alors le nom euphémique de T'userue de Menut. C'est là que vous alliez voir ‘le bal le plus splendide et le plus élégant souper ;” eur on y célèbre le troisième anniversaire de la victoire ‘* remportce sur les rebelles dans leur attaque de cette ville” en 1775. Vous y rencontrerez ‘Son Excellence Messire Guy Carleton. ainsi que tous les messieurs qui ont servi sous lui pendant le site, Messire Guy
Carleton est accompagné de milady Maria, ete., ete, Enfin VOUS compterez plus Ke deux cents trente personnes, tant dames que messieurs,
On danse jusqu’à minuit et demi, et à cette heure js dames sont conduites dans la chambre du souper ‘‘où le sieur Menut montre de nouvelles preuves de ses talents supérieures dans l'art de traiter, qu'il prétend, à juste titre, avoir sur si pareils.” Alexandre Menut avait été, comme l'on sait le cuisinier en chef du géneral Murray : c'était en gastronomie une bien haute autorité, que le sieur Menut- C’est encore à cette époque qu'il faut rapporter li chanson suivante, autrefois si populaire,
Le premiers coups que je tirai Sur ces pauvres rebelles, Cinq cents de leurs ami
Un perdu la cervelle.
Yankee Doodle tiens toi bien, J'entends la musique, Ce sont les américains ui prennent le Fort Pique,
Le Red Hou: .1t cessé d'être le rendez-vous de là fine fleur parmi le bon ton, le banqi 6 annuel se donnait comme à l'ordinaire, seulement au lieu de se rencontrer à l'hôtellerie de Menut ce A at Merchant's Coffee House. Au pupee Québec du Quebec Herald pour le FJanyien 1790, on : ‘Thursday last beingthe 31st of December, the VEre ; axs held their annual dinner at the Merchant’s Coffee House, all of whom that health would permit were présent, to the number of about 30, Songs, toasts ete. à course, Inform: ition likewise ads, the worthy veterans have established themselves as à society, 1 oflicers ape pointed, we learn, are four stewards and a secretary ; al that they conclude in future to meet twice a year.
H ne faut pas confondre les VÉTÉRANS de Caldwell eb Voyer avec lex vingt. quatre Chevaliers de la Table ronde de f'ramahe,
2 Le Major Evans, s'était distingué pendant la guerre de Chine ; dans une circonstance critique, exposé, ainsi que ses soldats & un feu d'enfer, il it preuve d'un sang froid remarquable au moment opportun, et prévint de Ta sorte une pa nique sur le point de se déclarer.
3 Nom donné jadis à une partie du faubourg Sunt Jeu
cepter une invitation à diner à bord d'un vaisseau de guerre de Sa Majesté Britannique—dans la rade de Québec—en plein hiver,
Oui, sans doute, lui dis-ge—il y à longtemps ; mais ca s'est vu —6t au moment où non ancôtre était fait prisonnier de guerre, à Longucil, par les troupes de Montgomery en 1775, j'ai tout lieu de croire que les citoyens de Québec avaient autant de plusir à se réunir à bord des frégates Lisard et Iunter, en quartier d'hiver dans le Cul-de-Sar, à quelques pas d'ici, 1à même où vous voyez maintenant la spacieuse halle du marché Champlain, que nous en éprouvons ce soir à venir finir gaiement l'année avec les ofiiciers de l'Aurora, envoyée tout exprès par notre bonne reine, protéger! nos foyers contre les féroces féniens qui inenacent nos fronticres
—C'est donc bien vrai, réphqua le brave major, que ce n'est pas la première fois que des vaisseaux de guerre anglais hivernent à
Québec.
—Non, très certainement, lui répliquai-je, et le capitaine Hamilton avait sa frégate le Lisard, et le capitaine Barnsfare, son navire, au Cul-de-Sac le 31 décembre 1775. Car le 31 décembre, mon cher major, est un Jour mémorable pour tout Québecois, qu'il soit d'extraction anglaise ou francaise nos ancêtres, ce jour: là, oubliaient leurs vieilles antipathies de race pour solemniser dignement par un copieux banquet l'anniversaire si glorieux du 31 décembre 1775—oûù leurs efforts réunis conserverent le Canada à l'Angleterre en défendant Près-de-Ville et le Sault-au Matelot contre les attaques de Montgomery et d'Arnold,
—Vous paraissez connaître les particularités de ce combat, me ditle major—de grâce racontez-le tout: nous sommes ici à vos ordres jusqu'à l'heure de la Diane s'ille faut.—Garçon, encore un peu de celte petite tisanne.—«A a santé des vainqueurs d'Arnold et de Montgomery »—entonna le jovial major—une rasade. mes amis, mip!hip!!hurrah!!!
Or La peiite tisaune du major, c'était bel et bien un croustillant punch au Bordeaux et au cognae, avec une quantité infiniment petite d’eau pure comme accessoire : le punch avait succédé a divers vins plus oumoins spiritueux, mais d'un fumet exquis. Je promis de me rendre à la prière du major, mais je posai comme condition préaable qu'il me serait permis offrir au nom des citoyens de
L Il avait été décidé par le Capt. De Horsey que F'Awrora hivernerait à la jettée des Commmissaires du Hâvre—à Québec--afin d'être prête, en avril, pour repousser les agressions féniennes que l'on anticipait,
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Québec, une santé à un des oficiers de Flurora, le Lieut, 1 Don glas, natif de Québec et dont lhéroisme, pendant le grand incen die à St. Roch du 14 oct. alors dernier, était dans toutes Tes bouches —je demandai d'y joindre li mémoire de Phéroique Lieut, Baines, qui avait sacrifié ses jours, dans ses tentatives pour sauver des victimes aux ravages de l'incendie-pais comme il avait été prés cédemmentconvenuentre mon hôte le major Evans et moi que je donnerais un récit détaillé de l'anniversaire que nous célébrions, voici le sommaire de mes remarques :
« Messieurs, il v à analogie entre Ie 31 décémbre 17% ot le 31 décembre 1866—nous avons parmi nous en 1866, à cette date, la majestueuse Aurora * ot vos cannonmeres sur les lacs—0t j'ose croire que les braves marins du Lisard et du Hunter en 1775, étaient pour le moins aussi bruvants dans leurs 6bats, tout aussi bien vüûs. dirai-je, en cette ville ce 31 décembre là que les votres le sont par nous gens de Québec—car, le matelot de frégate, par sa carrière pleine de hasards—de dangers—par son chevaleresque dé vouement à la patrie—son insouciauce,-—saprodigalite proverbiale, une fois à terre, a été de tout tempsun personnage populaire—aimée du peuple, I n'y a qu'un point par lequel les denx anniversaires ne se rassembleront pas—car. ilest peu probable que demain le ler jan. vier 1867, vous aurez capturé des Féniens—des envahisseurs tandisque le ler janvier 1776, les défenseurs de Qnébec avaient sous l'écrou un grand nombre de prisonniers. L'histoire nous dit que par compassion, ce jour 14 les marchands de Québec se coti. sérent pour donner aux dits prisonniers sous forme d'Etrennesune barrique de Porter &vec pain et fromage ad libitum ;: mais laissez moi vous lire un extrait d'une lettre qu'un officier anglais distingué, sous Wéife et qui avait l'honneur de commander aux milices anglaises de Québec, en 17%5—le Col Henry Cald-
well, écrivait après le blocus levé, à son ancien chef, le général
Murray alors en Angleterre ; comme il fut témoins oculaire
de la lutte qui eut lieu à quelques pas seulement d'où nous sommes, vous sentez que son récit a droit à votre attention : vous verrez aussi que Île brave Colonel n'a pas Fhabitude d'amoindrir
L Archibald Douglass, écuier, Lieutenan& di te anglaise l'A conmandèe par le Capt. De Horsey est le fils ainé de feu le Dr, George M. Douglas: de Québece—Les services que le Lieut. Baines et lui rendirent à la terrible incen-
die de 1866 resteront longtemps gravés dans la mémoire des Québecois : Bainces y perdit la vie —-Québec hui éleva un beau monument au cimétière Mount Hermon. Douglas, —erievement blessé au pied-tint le lit longtemps : on pense qu'il boitera toujours Honneur à leur dévouement ! I y avait aussi à bord de l' Aurora parmi les wnidshipiien, un avtre Canadien-M, Vankoughnet, tils de 1Hon, P. Vankoughnet, Chancelier du Haut-Canada. Le Capt. Storey qui commande un de nos gardle-côtes était aussi un des Lieut. de l'Aurore.
2 Le port de l'Auror«at était d'au-delà de 3.000 tonneaux
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les services que ses co-nationnaux rendirent pendant cette mémo- ‘able matinée.
Après avoir fait remarquer que les vaisseaux du roi le Lizard, eapt. Hamilton, le AHunter, sloop de guerre, une frégate de 28 canons, et trente navires marchands et
À transports, étaient en hivernement dans le Cu de Sue, Caldwell dit ‘‘ que les mate- À lots étaientenrégimentés dans une brigade commandée par le Capt. Hamilton. L’en- L: nemi resta tranquille jusqu'au 31 décembre ; vers cinq heures du matin, le Capt. { k Fraser, capitaine de la principale garde, en revenant d’inspecter ses sentinelles, d ï à jeta l'alarme à notre poste en nous disant qu’il se tirait plusieurs coups de fusil h ! au Cap aux Diamants, il faisait encore noir eb une neige épaisse tombait. McLean I q! (qui commandait en second dans la garnison et qui, à vrai dire, était infatigable PA à AN dans ses efforts) me pria de conduire une partie de mon commandement au Cap È | a: aux Diamants, et au cas où je trouverais que ce n’était qu’une fausse attaque È (comme nous le supposions tous deux) d’y laisser un renfort et de ramener le reste à | k de la troupe. J'y allai donc et je trouvai que l’ennemi tirait de loin : je vis que : | ' l’on n’y iméditait rien de sérieux et y ayant donné mes ordres, je retournai à la é | il porte Saint-Louis. Là je rencontrai le capitaine Laws, un militaire auquel le géné- | À ral avait donné le commandement d’un piquet extra composé des meilleurs aulliats P | À d'un détachement du 7e et du corps de troupes commandés par McLean.” > 4 à e : 2 ‘ su î J'enjoignis à ce dernier de revenir ct d'attendre les ordres du général : je l'e à | n'avançai jusqu'à la porte Saint-Jean : là j'appris pour la première fois que l’en- ni M nemi avait surpris le poste du Sault-au-Matelot et qu’il avait pénétré dans la y 4 Basse-Ville, Une portion des miliciens anglais m’accompagnait ; j'ordonpai aussi de E à ceux qui n'étaient pas requis pour la défense des ramparts d'aller recevoir des Ÿ ordres. Je pris un oflicier et un peloton des L'usileers (le 7e) avec moi et m’élançai | par la porte du Palais, justement au moment où le militaire (le capitaine Laws.) m À que j'ai mentionné, assisté de 70 hommes, avait ordre de faire une sortie et d’attaquer l'ennemi, par derrière, Je courus en toute hâte, en passant par derrière i l'Hôtel-Dieu, ver: la Basse-Ville et chemin faisant je cotoyai le piquet, montant la de À: garde sous les ordres de l'officier qui le commandait, ce jour-là : cet officier était | le major Cox, ci-devant du 47e, maintenant ! lieutenant-gouverneur de Gaspé, Il les { me permit d'emmener avec moi votre ami Nairn, avec un lieutenant et trente Ca hommes ; j'arrivai bientôt à la Basse-Ville, où les choses bien qu’en un mauvais
état, n'étaient pas désespérées. L'ennemi avait pénétré au Sault-au-Matelot, mais,
ayant négligé de pousser d'avant, comme il eut dû le faire, il trouva sa marche r'es | obstruée par la barrière que nos gens firmérent au moment où j'arrivais. Cette } à barrière était disposée de manière à interccpter toute communication entre le po: } Sault-au-Matelot et le reste de la Basse-Ville. Comme j'arrivais, je trouvai les vai nôtres, —les Canadiens surtout, —peu empressés d'avancer vers la barrière ; ce c qui nécessita de ma part beaucoup d'efforts. Pour rendre justice aux vieux Voyer, OI leur colonel, bien qu'il ne soit pas un fameux officier, il ne montra aucun manque qu de courage. Cependant mon arrivée avec Naïirn, un lieutenant et cinquante mate- Sar lots donna aux nôtres une nouvelle ardeur. Je disposai nos hommes dans les différentes maisons qui dominaient la rue du Sault-au-Matelot ; les uns dans la maison L ; où Levy le Juif, résidait, les autres chez Lymburner ; je plaçai les officiers des ron - Fusileers dans la rue, la baïonnette au bout du fusil, prêts à recevoir l'ennemi s’il esca : retournait de notre côté de la barrière ; ils avaient placé une échelle sur leur côté tête de la barrière et une autre de notre côté, cette dernière nous servit bien, Je la fis Le emporter, et je la fis appuyer sur le pignon d'une maison en face de nous, dont le qui front dominait la rue Sault-au-Matelot ainsi que leur côté de la barrière; alors, voul j'envoyai le apitaine Nairn et Dambourgès, un officier du détachement de McLean, man avec une escouade de soldats. Nairn et Dambourgès entrèrent par la fenêtre avec étaic FLN beaucoup de courage, au moment où l'ennemi entait par la porte de devant, Mais seul ja Nairn les eut bientôt délogé avec ses baïonnettes, les poussant dans la rue : et ils alors de ne tentèrent pas de s'approcher plus tard de la barrière, Ils continuèrent de faire uat un feu très-vif des fenêtres de derrière des maisons qu'ils avaient occupées dans la st fe x , ; Lt JE : À 1 | 1 Nous aimerions fort à savoir ce en quoi consistaient en 1775, les devoirs, attri- Quél buts et émoluments de ce mystérieux fonctionnaire, ‘Le Lieutenant Gouver- arriè
neur de Gaspé,”
LémMO-
milton,
ands et
s mate- 1. L’en- : Capt.
inelles,
de fusil McLean atigable au Cap attaque le reste vis que nai à la le généj bi,
éral : je que l’en- ‘dans la ai aussi evoir des n’élançai e Laws.) 2 et d’atderrière ontant la icr était taspé. Il t trente mauvais ot, mais, marche is, Cette entre le buvai les ière ; ce x Voyer, manque te mateles difféa maison iers des nemi s’il eur côté Je la fis | dont le e; alors, McLean, tre avec nt. Mais Le : et ils de faire s dans la
rs, attri- Gouver-
Le
rue du Sault-au-Matelot sur nos gens placés dans la ! maison de Lymburner, sur le quai de Lymburner et sur la rue adjacente. Je l'échappai bel ; étant allé en reconnaissance au point du jour sur le quai plus bas, au moment où ils oecupaient le poste, ils demandèrent ‘‘qui va là ? Je m'imaginai d’abord que ce pouvait être quelques uns des hommes de Nairn, que je savais être en possession de la maison voisine de la leur. Je répondis : ‘un ami.” Qui êtes-vous dis-je ? ‘‘ La compagnie du capitaine Morgan,” répondirent ils. Je leur dis d'avoir bon courage, qu’ils seraient bientôt dans l’intérieur de la ville, et je me blottis derrière une pile de planches, à dix ou douze pas d’eux ; j'échappai de cette sorte, Leur feu se ralentit beaucoup après neuf heures, surtout quand j’eu placé en position sur le quai de Lymburner un canon de neuf ; la première décharge tua un des leurs et en blessa un autre. Je criai alors à Nairn de manière à ce qu'ils purent m’entendre, lui disant de me laisser savoir quand les nôtres tireraient de l’autre côté : notre général avait envoyé 500 hommes cerner l’ennemi de ce côté, ils se mirent bientôt à se rendre à s{airn qui nous les envoya prisonniers par la fenêtre. Bientôt ils se rendirent en si grand nombre que nous ouvrimes la barrière et ils déposèrent toutes les armes de ce côté là, tandis que nos soldats qui avaient fait la sortie étaient employés de la même manière du côté opposé : u retard à nous joindre était causé par la capture des fuyards qu'ils SE de prisonniers dans la ville par la rue du Palais. Ils n’essuyèrent pas un seul coup de feu et arrivèrent à ce côté de la barrière où l’ennemi avait pénétré an moment où l'officier envoyé par moi pour s'emparer cle notre ancien poste, y arrivait avec un petit détachement, supporté par Nairn et cent hommes. Ainsi se termina notre assault de ce côté, l'ennemi y laissa près de 20 morts, plus de 40 blessés et à peu près 400 prisonniers. Avec plus de vigueur, ils eussent pu s'emparer de la Basse-Ville entière et y admettre leurs amis du côté opposé avant que les nôtres eussent pu se remettre de la panique que la nouvelle de leur succès causa d’abord.”
Quand cete .r2it de la lettre du Col. Caldwell eût été Lu, le major Evans me «
—J'avais compris que c'éiaient les effort réunis des Anglais et des Canadiens qui sauvèrent Québec ce jour-là: jusqu’à présent, les héros de l'aventure soni surtout Naïirn, Laws, MecLean et Caldwell.
—C'est, voyez-vous, lui dis-je, qu'il y avait en 1775 deux manitres d'écrire l’histoire, comme il y avait deux poils, deux mesures pour évaluer les services que les Canadiens et les Anglais pou vaient rendre : laissez-moi maintenant vous lire la relation de ce combat par un homme bien renseigné, un avocat de Montréal, qui prit une part active dans les événements de 1775-6, M. Simon Sanguinet.
Le 31 décembre 1775, à cinq heures du matin, les Bostonnais au nombre d’environ trois cent cinquante, ayant à leur tête le général Montgomery, vinrent pour escalader près de la ville, et en même temps cinq cent cinquante, ayant à leur tête M. Arnold, s’avancèrent pour attaquer le Sault (le poste du Sault) au Matelot. Le capitaine McLeod, du royal émigrant, qui état de garde à ce pra malgré qu’il fut averti par les factionnaires de l'approche des Bostonnais, feignit de n'en vouloir rien croire. La garde voulut prendre les avances, mais il s’y opposa, de manière que les Bostonnais montèrent les palissades, s'emparèrent des canons qui étaient sur un quai; alors les factionnaires se rendirent à la garde sans tirer un seul coup de fusil et s’emparèrent de toutes les maisons du Sault-au-Matelot ; alors le capitaine McLeod qui commandait la garde fit le soûl ; il se fit porter par
uatre hommes, il y avait tout lieu de croire qu’il avait des intelligences avec les Bostonnals; il fut mis aux arrêts jusqu’au printemps après le départ des Boston-
1 La maison de Lymburner était bâtie sur l'emplacement où la Banque de Québec à depuis été construite ; l'onde du St. Laurent, battait sur le quai en arrière, car la rue St. Jacques n'existait pas alors (Renseignement fourni par M. J, B. Martel, secrétaire de la Commission du Hâvre.)
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nais devant Québec. Quelques écoliers qui étaient à cette garde vinrent donner l'alarme à la Haute-Ville: à l'instant l’on tit sonner toutes les cloches ct battre le tambour. Tout le monde se réveilla et chacun court à la place d'armes. Les écoliers.et plusieurs citoyens qui étaient de piquet ce jour-là se rendirent au Sault au Matelot, à la garde de ce poste, ne croyant pas que les Bostonnais étaient dans cette partie, mais la surprise fut grande Aisne ils se trouvèrent parmi les Bostonnais qui leur présentèrent la main en disant : vive la liberté ; à ces mots, les écoliers s'apercevant qu'ils étaient au milieu de leurs ennemis, se trouvèrent dans un triste embarras : plusieurs d’entre eux commencèrent à s'évader, mais les Bostonnais 4 leur dessein, les désarmèrent; cependant plusieurs montèrent à la Haute-Ville sur la place d’armes où toute la garnison était assemblée, en criant de toute leur force que les ennemis étaient dans le Sault an Matelot, qu'ils avaient pris la garde et une butterie. Comme c'étaient des jeunes gens on eut peine à les croire: cependant le général Guy Carleton donna aussitôt ordre au colonel (McLean) de courir à la Basse- Ville afin de connaitre la vérité ; il revint à l'instant en criant: ‘Oui, pardieu, il est bien vrai que les ennemis sont dans le Sault au Matelot.” Alors le général Carleton dit aux citoyens que c'était le temps de se signaler et de montrer leur courage. Il donna ordre à deux cents hommes d’aller au Sault au Matelot : quand ils se virent près de l’ennemi, ils se trouvèrent saisis de crainte et de surprise du grand progrès que les Bostonnais avaient fait, car ils avaient déjà posé trois échelles sur la troisième barrière qui était la plus faible et la dernière à franchir. L’alarme augmenta et tout était en combustion. Le désordre régnait pet et tous ceux qui devaient commander ne se pressaient pas d'avancer. La crainte s’empara davantage de l'esprit des meilleurs royalistes qui entendirent crier les Bostonnais ‘‘mes amis ” en nommant le nom de plusieurs citoyens de la ville, ‘ êtes-vous là ?” On s’aperçut alors par ces paroles qu'il y avait encore plusieurs traitres dans la ville et c’est ce qui fit trembler les bons citoyens. Qu'importe ? un nommé Charland, canadien, aussi fort qu’intrépide, tira par dessus la barrière les échelles de son côté ; 11 y avait alors plusieurs Bostonnais tués le long de la barrière parce que l’on commençait à fusiller de part et d'autre. Les Bostonnais avaient, pour se distinguer, un papier cacheté sur le sommet de la tète où étaitécrit: ‘‘wive la liberté,” d’autres ‘mors aut victoria.” Alors les Bostonnais abandonnèrent le dessein d’escalader cette dernière barrière et se retirèrent dans les maisons, ouvrirent les fenêtres et tirèrent de tous côtés. Ils approchèrent de maison en maison et s’ils n’eussent été arrêtés, ils seraient parvenus à celle qui faisait le coin de la barrière, mais M. Alexandre Dumas, qui était un capitaine, ordonna de s'emparer de cette maison. Dans l’instant le sieur Dambourgès monta par une fenêtre, par le moyen des échelles enlevées à l'ennemi, suivi de plusieurs Canadiens, défonça la fenêtre du pignon de la maison ; il y trouva déjà plusieurs Bostonnais. Après avoir tiré son coup de fusil, il se précipita avec sa baïonnette et entra dans la chambre avec plusieurs Canadiens qui le suivaient armés du même courage, jetèrent la frayeur parmi les habitants qui se rendirent prisonniers. Sur ces entrefaites, le général Guy Carleton fit sortir deux cents hommes par la porte du palais, commandés par M. Law, afin de couper la retraite aux Bostonuais s'ils voulaient s’en retourner et les mettre entre deux feux. On en donna aussitôt avis aux citoyens qui avaient arrûté les Bostennais au Sault au Matelot, ce qui augmenta leur courage. M. Law se reris avec ses deux cents hommes à l’autre bout du Sault au Matelot ayant sorti par la porte du palais et entra dans une maison où étaient tous les officiers des Bostonnais qui tenaient conseil sur le parti qu’ils avaient à prendre ; alors plusieurs officiers Bostonnais tirèrent leurs épées pour le tuer, mais il leur dit qu’il avait douze cents hommes qu’il commandait et que s’ils ne se rendaient à l’instant ils seraient tous tués sans miséricorde. Quelques officiers regardèrent par la fenêtre. Il leur parut effectivement y avoir beaucoup de monde quoiqu'il n’y eut que deux cents hommes, alors ils traitèrent plus favorablement M. Law et se rendirent prisonniers, Cette ruse leur conserva la vie.
Comme les Canadiens étaient à l'extrémité du Sault au Matelot, du côté de la Basse-Ville et qu'ils tiraient continuellement sur les Bostonnais, ils entendirent une voix qui criait: ‘‘ Ne tirez plus, Canadiens, car vous allez tuer vos amis.” L'on crut d’abord que c'était une feinte de la part des Bostonnais et comme l’on continuait à fusiller, on entendit encore proférer les mêmes paroles. On cessa alors de faire feu, reconnaissant la voix de plusieurs des nôtres qui avaient été faits prisonniers: en même temps les Bostonnais demandèrent quartier, en disant
donner >attre le Les éco- Sault au ent dans Bostony écoliers dans un | Bostonrent à la en criant s avaient eine à les 1 colonel l'instant Sault au aps de se es d'aller ent saisis it, car ils 3 faible et Le désoraient pas listes qui plusieurs es qu'il y rles bons intrépide, ieurs Bosde part et ur Je somvictoria.” re barrière ous côtés.
ls seraient Dumas, qui t le sieur à l'ennemi, kison ; ily lse préciiens qui le ants qui se ortir deux k couper la ntre deux cnnais au c ses deux a porte du onnais qui fciers Bosbuze cents aient tous leur parut s hommes, icrs. Cette
côté de la ntendirent ros amis.” omme l’on
On cessa vaient été , en disant
qu'ils se rendaient prisonniers, les uns jetèrent les armes par les portes et par les fenêtres des maisons; les autres, saisis de frayeur, se cachèrent dans des caves
et des greniers et la plus grande partie présentèrent la crosse de leurs fusils. Le combat dura deux heures,
—Tout en laissant à Caldwell et à ses braves compagnons leur lauriers, vous voyez que les Canadiens eurent leur part des dangers et des succès : ! Car, Dambourgès, Dumas, Charland, Dumont et Voyer, mon cher major, sont des noms vénérés parmi nous.
La séance fut close par une santé aux braves défenseurs de Qnébec le 31 décembre 1775.
1 Le 2 janvier 1777, le Gouverneur, Sir Guy Carleton, répondait comme suit à une adresse de félicitations que lui présentèrent ‘‘les nouveaux et fidèles sujets de Sa Majesté en la ville de Québec :” les Canadiens-Français.
‘Messieurs,
‘“Je vous remercie de votre adresse qui me flatte d'autant plus qu’elle me prouve ‘votre fidélité et votre attachement à notre très-gracieux Souverain, et je parti- ‘6 cipe sincèrement avec vous à la joie de cette journée que vous avez à jamais rendue ‘“célèbre par le courage et la fermeté que vous et vos concitoyens avez eus, qui ‘“seuls vous ont sauvés et vos familles de 14 ruine qui vous menaçait.”
Au reste, en 1775 aussi bien que plus tard il y avait des ‘‘ faquins ”’ qui s’imaginaient exalter une race s’ils rabaissaient l’autre: voici une autre chanson du temps, citée par le Dr. F, À. H. Larue:
AIR:— Un Chanoine d'Auxerrois.
J'entends quelquefois des Faquins.
Qui méprisent les Canadiens, Mais ce sont des Vipères ; Quand il a fallu batailler, ù Lls n’ont cherché qu’à reculer Demi tour en arrière ; Et tous ces braves oitadins Sont fanfarons et bons à rien, Bon, bon, bon, Le bruit du canon Leur vaut un bon clystére.
En temps de guerre ils sont cagnards, En temps de paix ils sont bavards, Jaloux et peu sincères, Sans bravoure, sans loyauté, Ils déguisent la vérité Par différentes histoires, P Et qui ne les connaitrait pas Les croirait tous propr's au combat, Bon, bon, bon,
Le bruit du canon
N'est pas pour eux la gloire.
Je méprise tous ces gens-là Qui n’aiment point le Canada Et qui voudrait faire croire Que les habitants du pays Ne sont loyaux qu’à demi, Quand on sait le contraire.
Ce sont de méchants serviteurs Qui cherchent à nous ravir l'honneur, Bon, bon, bon, Le bruit du canon Les chasse en Angleterre.
Amis prenons le verre en main, Remplissons-le de ce bon vin Et répétons sans cesse :
A la santé de George Trois, Buvons tous à lui trois fois, Ne craignons pas l'ivresse ; Si quelqu'un vient à culbuter Les plus vaillants pourront chanter Bon, bon, bon,
Canon et flacon
Couduisent à la victoire.