Lance en fer
A. Eperon en fer.
La charmante Coupe en verre, fig. 2, qui accompagnait le Seau en bois cerclé de fer,
est d’une finesse remarquable, et ses reflets irisés présentent les couleurs de l’arc-en-ciel.
(1) Magasin Pittoresque, Janvier 1882, p.24.— Ch. de Linas, « les Expositions rétrospectives en 1880. » Düsseldorf, p. 136.
| A {|| fl É Î | ÿ || | | N | ) PLANCHE QUINZIÈME | {| (NOUVELLE SÉRIE) | | | | SÉPULTURES MÉROVINGIENNES | :
| EPÉE & OBJETS DIVERS EN FER il |
La fig. 1 représente, au tiers de sa grandeur réelle, une Épée en fer à deux tranchants, | de Om 90 de longueur, soie comprise ; la lame a Om05 de largeur, et son pommeau, en | bronze, est de forme triangulaire. Ces sortes de pommeaux ne sont pas communs.
L’arme devait appartenir à un chef que nous avons visité le 44 Septembre 1881. Il avait, ô à ses pieds, un beau Vase en terre rouge, qu’on croit d’une fabrication étrangère à celle ‘ Mérovingienne (PL. 15, fig. 2, nouvelle série). À sa ceinture, deux fortes boucles en bronze, | sans plaques, mais accompagnées de trois ornements de ceinturon, à rivets, semblables à | ceux représentés PL XXXIIT, Album Caranda; puis, un groupe de javelots dont un à triangulaire, fig. 2. Le long de la cuisse gauche était l'Épée que nous venons de décrire, nl: et, près d'elle, un scramasaxe et un fort coutelas. | |
La fig. 1° reproduit un fragment de l'Épée, grandeur naturelle. en
Armentières nous a livré douze Épées, à peu près semblables, dune rare conservation, que nous regrettons de ne pouvoir reproduire toutes ici; ce ne sont pas des armes Gauloises, mais bien Mérovingiennes.
Cette réunion considérable d’Épées en fer, recueillies sur un même point, est un fait très-rare. En effet, on lit dans la Normandie souterraine, de l'abbé Cochet, page 237, » tous les explorateurs français, anglais où allemands, attestant, de concert, la rareté des » épées Franques ou Saxonnes, vérifient ce mot de Tacite, en parlant des Germains de | » son temps : rart gladiis utuntur. Pour ce qui nous concerne, ajoute l’abbé Cochet, ù » nous souscrivons complètement à cette conclusion, »
Nous n'avons pas rencontré d’umbos de boucliers avec les épées, mais un éperon en ‘M fer s’est trouvé dans quelques-unes de ces sépultures. D :
Les Épées étaient posées le long de la cuisse, quelquefois à la droite du corps, le dl plus souvent à la gauche ; elles se sont toutes présentées sans être accompagnées de ! plaques ornementales, mais avec une simple boucle en bronze. C'était la règle, et nous en | | trouvons la confirmation dans le compte-rendu, par M. l'abbé Haigneré, des Quatre ‘ Cimetières Mérovingiens du Boulonnais, 1866, pages 54 à 59. On y lit: