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Fig. 12.— Bas-relief d'Epona en pierre
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Fig. 10.— Bas-relief du Musée d'Epinal.
Fig. 11.— Bas-relief du Musée d'Autun. grise trouvé près de Worms et con- (Extrait de la Mission eu le Culte de Saint-Martin, servé au Musée de Mayence. (D'après par MM. Bulliot et Thiollier). Lindenschmit).
Ne peut-on donc pas admettre, qu’étant accoutumées, dès leur enfance à avoir constammen
sous les yeux la Déesse Epona, sur un cheval, les Gauloises se sont familiarisées peu à peu, avec le noble animal, e
qu'un jour, l’une d'elles, obéissant à un certain entraînement, et à une heureuse inspiration, s'est élancée hardiment sur un cheval, où elle a su sv maintenir, comme son Idole?
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La conquête était faite, et de ce jour le gracieux exercice du cheval entrait dans le domaine de la femme. Il s’est répandu promptement en Gaule, puis ensuite s’est perpétué dans la France, ou il n’a cessé d’être en grande faveur auprès des femmes.
N'est-ce pas ainsi que les choses ont dù se passer? Et n'est-il pas constant que c’est bien de la Gaule que nous vient ce mode d’Équitation.
M. H. de Villefosse assure que c’est en Gaule surtout, et dans les pays occupés par la race Celtique, que les Monuments consacrés à Epona, se retrouvent en plus grand nombre; que tout porte à croire que cette Déesse, avait une origine Gauloise, et que son culte, répandu en Italie, y était venu de la Gaule Cisalpine. C’est aussi l'opinion de MM. Daremberg et Saglio dans leur Dictionnaire des Antiquités Grecques et Romaines, à l’article EQUES.
Dès lors, pourquoi s'étonnerait-on, aujourd’hui, de rencontrer dans la Sépulture d’une Gauloise, à Ciry-Salsogne, un souvenir d'Équitation! car uné légende fort en honneur parmi les archéologues, nous apprend qu'à ces époques lointaines, l'usage était, au moment des funérailles, d’entourer les morts d’Ohjets précieux, ou qui avaient pu leur être chers pendant leur vie.
En conséquence, par tout ce qui précède, nous nous croyons suffisamment autorisé à considérer le Mors des Grévières de Ciry-Salsogne, comme un touchant souvenir de la passion hippique, qu’une Gauloise a pu avoir pendant sa vie et qu’à sa mort, on a, selon
Pusage, déposé dans sa tombe.
FèR&-EN-TARDENOIS, DÉCEMBRE 1892.