FIN DES REPRÉSENTATIONS DE LA DÉENE ÉPONA CONCLUSION
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atuette d'Epona. — Cabinet des Antiques (Bibliothèque Nationale). Epoque de la Gaule indépendante.
Ne semble-t-elle pas donner une leçon d'équitation à de jeunes Gauloises, en leur disant : Ne vous effrayez pas des allures du cheval, vous ne tarderez pas à vous familiariser avec elles, à mon exemple.
Nous avons réservé, comme le mot de la fin, la représentation de cette ravissante
Statuette, trouvée dans le Jura. Etnous sommes heureux d’avoir l’occasion de la vulgariser ; car, reléguée dans le Cabinet des Médailles, où nous savons cependant qu’elle est l’objet des plus grands soins, elle n’est malheureasement pas assez connue des arché>logues.
Elle nous a inspiré les réflexions suivantes :
La Déesse Epona était une ravissante lÉcuyère, qui a dû donner à nos aïeules, les Gauloises, le goût de l'équitation, dont les arrière-petites-filles, les Françaises, ont conservé le culte le plus pur et le plus gracieux.
Depuis lors, ce genre d'Equitation n'a pas cessé d’être en grande faveur en France, nous en trouvons la preuve dans une intéressante revue intitulée les Grandes Dames du premier Empire, qu'on a pu lire dernièrement dans le journal La Liberté. On y trouve ce joli croquis de lAmazone (1).
» Son cheval accoutré à l'anglaise a été dressé à de spéciales allures; il steppe en » couleuvre, sans rudesse ou galope onctueusement. La femme de l'Empire n’est point une » dompteuse et les sports violents ne l'ont point touchée. Le point capital est pour elle de » rester aimable, de porter gentiment la jupe longue et le spencer court; de tenir à la mode
(1) La Liberté 2 novembre 1892.
SI£IME Cairn) 1192
Les Amazones au Bois de Boulogne.
Fin du XIXe siècle.
» ses cheveux épais sous le chapeau masculin ramené. Elle s'attache à la selle par des » courroies, elle évite les cavalcades excentriques et les diable-au-corps. Rarement exécute- » t-elle les stccples hasardeux que Carle Vernet aime à lui prêter dans ses dessins; elle » monte comme elle valse et comme elle fait la révérence, d’après toutes les règles d’un » professeur, sans personnalité, sans fautes non plus, en excellente élève. Elle est en hon- » neur fort gracieuse et distinguée, lorsque prenant au retour le galop de chasse elle descend » dune traite l'avenue des Champs-Elysées, son voile envolé, et sa jupe légère flottante. »
Depuis Fpona les Ecuyères ont totalemement changé l'allure primitive: ainsi, les Basreliefs et les Statuettes que nous avons reproduits, s'accordent tous à représenter la Déesse assise à droite tandis que nos Amazones montent à gauche.
Comme on le voit en tête de cette page, l'Amazone de nos jours a été intentionnellement affrontée à la Déesse Epona, première Ecuyère, de la Gaule indépendante.
C’est un rapprochement qui nous à paru assez intéressant dans la question qui nous occupe. — Il met en parallèle les progrés accomplis d'âge en âge, dans cette charmante École d'Équitation. Et si à la suite du panégyrique qu'on vient de lire de l'Amazone du Premier Empire, on jette les yeux sur le dessin qui représente une Promenade au Bois de Boulogne, on pourra constater, que sous le rapport de la tenue, de la grâce et de la distinction, lAmazone fin de siècle ne le cède en rien à ses élégantes et hardies devancières.
EXPLICATION DES PLANCIES