ANTIQUES
Cctle pièce, qui a été publiée pour la première fois, en 1827, par Dorow dans S;imnilun(f deutscher und romificher A/ferf/iiimer, a été trouvée, à la fin du siècle dernier, dans le parc d'Azay-le-Rideau , au lieu dit la Remonnière, dans une sépulture de femme. Elle était accompagnée de différents objets, parmi lesquels nous citerons, en oulre de l'intaille figurée au-dessous et dont nous parlons plus loin, la bordure d"un miroir en mêlai, une épingle à cheveux avec perles d'ambre mobiles, des pois do fard, deux petits Amours en ivoire, etc.
4" Imailli:. cristal de roche, forme anneau, époque romaine. — Grandeur nature. — Marquis de Biencourt.
Le sujet gravé représente Diane tauropole, debout sur un char traîné par deux laureaux. La déesse tient d'une main un fouet, et de l'autre les rênes de ses coursiers. Un croissant est sur sa tête, et la longue robe dont elle est revêtue descend jusqu'aux pieds, l'n voile flottant par derrière indique la marche du char. Ainsi qu'on peut le conjecturer d'après un sarcophage du Louvre, la déesse est représentée au moment où elle se rend chez Endymion.
Suivant M. Bunnell LcAvis, qui a étudié récemment cette intaille dans VArchœolo</ic,i/ Joiirnnl i vol. XLV. p. 227 ), Diane est rarement représentée ainsi dans l'antiquité. Elle était surtout honorée, sous le nom indiqué, dans la Chersonèse Taurique aujourd hui Crimée].