‹ Album de l'exposition rétrospective de ToursChapitre 58 sur 104 · COFFRE-DRESSOIR · texte numérisé non relu

COFFRE-DRESSOIR

1° Coffre - DRESSOIR , de fabrication auvergnate, époque de François P^ — Longueur : 2,02; hauteur : 1,04. — Marquis de Biencourt, à Azay- le -Rideau.

Ce meuble n'est point à proprement parler un coffre ou bahut. D'abord, il est trop élevé pour avoir pu servir de siège ; ensuite , il ne s'ouvre point par le couvercle de dessus, mais bien à la partie antérieure, par deux vantaux. C'est ce qu'on pourrait appeler un coffre -dressoir.

La date ressort du style de la sculpture. Nous sommes au début de l'époque de François 1", vers 1520-1525. Le style indique également que l'œuvre n'a pas une origine tourangelle. On y trouve « l'aspect général mâle et sévère, le type sauvage ou dramatique des tètes..., inscrites dans une couronne..., le coup de ciseau, âpre, énergique, parfois brutal, mais plein de caractère jusque dans ses gaucheries, qui donnent aux meubles de l'Auvergne une saveur et une physionomie qui les font reconnaître à première vue ». (Edm. Bonnaffé, le Meuble en France au xvi° siècle, p. 104-105.)

Les initiales I * G • , qui s'aperçoivent sur le montant de gauche , ont paru à quelques-uns la signature de Jean Goujon. Outre que nous ne sachions pas que Jean Goujon se soit adonné à des travaux de ce genre, au commencement du règne de François I" le grand sculpteur était encore un enfant. Il eût été plus vraisemblable de penser, soit à Jean Gâche, de Rodez, que l'on trouve cité en 1505; soit à Jacques Guyon, qui travaillait au jubé de Villemaure en 1521 ; soit à Jean Godet, 1525; soit même à Jean Guiramand, ymaginerius et menuserius , originaire de Toulon et domicilié à Aix en 1513. Mais rien ne permet de conclure en faveur de l'un de ces quatre artistes; peut-être même l'auteur de ce coffre -dressoir est-il de ceux dont les documents ne nous révéleront jamais le nom.

2° Pendule, bronze doré et gouache, époque Louis XVI. — Hauteur : 0,45. — M. Dutilleul, à Tours.

Cette pendule doit être contemporaine de la naissance du premier dauphin, en 1781. La gouache, encadrée dans la partie centrale, représente, d'après Boizot,

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