‹ Album de l'exposition rétrospective de ToursChapitre 64 sur 104 · DUC DE VALENÇAY, A VALENÇAY · texte numérisé non relu

DUC DE VALENÇAY, A VALENÇAY

Pièce d'une importance majeure , mais n'ayant malheureusement pas conservé sa dorure première, ce qui, pour certains amateurs délicats, diminue quelque peu sa valeur.

La composition, pleine d'ampleur, est on ne peut plus harmonieuse. Sur une base, sans aucun ornement, élargie en demi -cercle au milieu, repose le chenet proprement dit, dont les pieds quadrangulaires , richement ornés sur chaque face, soutiennent une traverse décorée de rinceaux et de draperies , ainsi que d'un mascaron entre deux branches de feuillage. Au-dessus, entre deux sphères, une colonne cannelée, coupée horizontalement un peu au-dessus de sa base, supporte un trépied d'où s'échappent des flammes , et que des guirlandes de feuillages et de fruits , enroulées autour de deux têtes de béliers, rattachent à la partie inférieure.

A propos de ce chenet, qui n'est pas seul, car M. le duc de Valençay possède la paire, novis avons entendu prononcer le nom de Gouthières. Bien que l'œuvre soit digne du maître, il est peut-être téméraire d'affirmer cette attribution. Plusieurs autres artistes , à la fin du xviii" siècle , s'adonnaient à la confection de ce qu'on appelait alors des feux d'appartement. Nous connaissons, entre autres, de charmants modèles fournis par Delafosse et Colson. C'est peut-être du côté de ces habiles bronziers qu'il faut diriger les recherches.

Quoi qu'il en soit, nous sommes porté à croire que ces belles pièces, si heureusement acquises par le prince de Bénévent, proviennent de quelque château de la couronne. Bien peu de particuliers pouvaient posséder des œuvres aussi importantes.

EXPOSITION DE TOURS

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