CARTELS
(1678-1755), est-ce de Philippe (1714-1777), est-ce de Jean-Jacques (1725-1792), pour ne parler que des plus célèbres de ceux qui ont vécu sous Louis XV? Suivant nous, dans la lettre indiquée, il ne faut voir autre chose qu'un poinçon de contrôle. Le bagage artistique des Caffieri peut d'autant moins comprendre toutes les pièces ainsi marquées, que les inégalités les plus saillantes, tant dans le fini de l'exécution que dans le goût de la composition, existent entre elles. Ajoutons que le C couronné s'est trouvé quelquefois sur des bronzes antérieurs au xviii" siècle.
2° Cartel, bronze doré, milieu du x\nf siècle. — Hauteur : 0,83. — M^^*^ Ernest Palustre, à Saint -Symphorien.
On ne manquera pas de remarquer quel air de famille unit les deux cartels, que nous avons placés l'un à côté de l'autre. Si le même artiste ne les a conçus et exéculés, ils datent bien du même temps et témoignent du même esprit. C'est le triomphe du genre capricieux , auquel on a donné le nom de pompadour. Toute règle en apparence est absente, les ornements ne découlent pas les uns des autres, ne s'imposent pas par leur place. Et cependant rien ne choque, et tout est harmonieux.
Des guirlandes de fleurs se marient très heureusement à de vigoureux rinceaux, sur lesquels l'art du ciseleur a épuisé toute son habileté. Autour du cadran, qui fait saillie, afin d'empêcher que l'ensemble ne devînt un peu lourd, sur un fond de bois vigoureusement peint en rouge, on a jeté un élégant treillis. De même, la partie inférieure se trouve allégée par l'ouverture relativement large, qui laisse apparaître le mouvement du balancier.
Le cadran porte la signature suivante, qui est bonne à relever : CAUSARD n«" DU ROY SUIV- LA COUR.
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