‹ Album de l'exposition rétrospective de ToursChapitre 82 sur 104 · PL.XLII · texte numérisé non relu

PL.XLII

DES s Ils s ET EMAUX DIVERS

BIJOUX DIVERS

1° Bijou de vitrine, perles fines, or, pierreries, xvif siècle. — Hauteur totale : 0,15. — M. Renard de la Ferrière, à Tours.

Femme casquée, debout sur un dauphin, tenant au-dessus de sa tête une voile déployée. Sujet commandé, pour ainsi dire, par la forme des perles baroques qu'il fallait employer. Monture en or émaillé, semis de brillants, de rubis et d'émeraudes. Socle en ébène, relevé d'ornements en or.

Ce bijou de grande valeur appartenait à Tippo-Saïb, dont le père l'avait reçu, dit- on, en cadeau d'un roi de France. A la prise de Seringapatam (1799), il tomba entre les mains d'un Français, qui le céda au grand-père du propriétaire actuel.

Sur la liste des présents du roi, de 1662 à 1782, nous n'avons pas trouvé trace de ce bijou, qui appartient à deux époques différentes. La femme, debout sur un dauphin, rappelle l'orfèvrerie du commencement du xvif siècle, tandis que le piédestal ne saurait être antérieur à l'époque de la Régence.

2° Broche - RELIQUAIRE , camée, or et émaux, travail catalan, xvif siècle. — Hauteur : 0,06; largeur : 0,05. — M^^ Meffre , à Tours.

Dans un cadre découpé à jour, camée figurant la Crucifixion. L'or du cadre est relevé çà et là d'émail non poli. Ce genre de bijou est particulier à la province de Catalogne. Charles Davillier, dans ses Recherches sur l'orfèvrerie en Espagne, a publié toute une liste d'orfèvres qui , à Barcelone , s'étaient adonnés à la fabrication des broches -reliquaires. En réalité, ces bijoux ne contenaient pas de reliques, mais comprenaient un sujet religieux comme motif principal.

3° Pendant de cou, vermeil et miniatures, style Louis XVI. — Hauteur : 0,09. — M. Péghaire, à Tours.

En face l'un de l'autre sont représentés le dauphin, fds de Louis XVI, et sa sœur, Madame Royale. Charmantes miniatures sur ivoire, dans le goût de Siccardi. La monture en vermeil, d'une grande élégance, présente deux L enlacés au-dessous d'une couronne royale.

BIJOUX DIVERS

4° Boite d'orfèvre, or et burgau, époque Louis XV. — Largeur : 0,082; hauteur : O.Gl. — M'"'' Flandin, à Paris.

Genre rocaille; exécution très soignée. L'artiste a voulu figurer sur le couvercle une sorte de palais enchanté; à gauche, on voit une femme sur son trône, à laquelle un jeune guerrier, debout, adresse la parole.

5" Boite d'orfèvre, ors de couleur, époque Louis XV. — Largeur : 0,08; hauteur : 0,06. — M'"^' Flandin, à Paris.

Pièce d'une très grande richesse et du goût le plus exquis. Sur chaque face : scène empruntée à des compositions de Téniers.

BIJOUX DIVERS

1° Montre, argent, fabrication française, dernières années du xvi" siècle. — Hauteur : 0,04. — Comte Lecointre, à Grandmont.

Forme octogone. Boîtier en argent, orné de petits sujets gravés et niellés. Les deux principaux, au centre, de chaque côté, tirés du roman d'Héliodore, les Ethiopiques : i° Chariclée, prête à frapper Théagène, condamné à périr, que maintient la reine d'Ethiopie (voir la planche); 2° Théagène, victorieux dans les jeux du cirque, couronné par un génie ailé , auprès de Chariclée , encore armée du glaive qui a failli le frapper. Au pourtour, des figures de fantaisie et des personnages mythologiques, tels que Léda et le cygne. Le cadran est un simple cercle d'argent, portant les heures, appliqué sur une plaque de cuivre doré, représentant des figures de fantaisie au-dessus de riches et gracieuses arabesques. Sur une autre plaque, à l'intérieur, qui est en argent doré, on lit : Charles Peyras, à Blois.

L'histoire de Théagène et de Chariclée était très à la mode à la fin du xvf siècle et au commencement du xvif . On la trouve reproduite en peinture dans un grand nombre d'édifices, notamment au château de Cheverny, près Blois. Alexandre Hardy, poète médiocre, qui vivait sous Louis XHI, n'a pas publié moins de huit poèmes dramatiques, tirés des chastes et loyales amours de Théacfène et Chariclée.

Charles Peyras était horloger à Blois à la fin du xvi" siècle et au commencement du xvif. Un registre des baptêmes protestants de cette ville, de 1598 à 1622, contient, sous les dates des 18 juin 1601, 4 février 1603 et 7 février 1604, les actes de baptême de Jacques , Daniel et Salomon Peyras , fils de Charles Peyras , marchand horloger, et de Marie Carolier.

2° Etui a cire, or émaillé, époque Louis XVI. — ■ Longueur : 0,11. — Mme Flandin, à Paris.

Cet étui, qui ne porte pas d'armoiries à la partie inférieure, n'a jamais servi. Décoration du goût le plus exquis. Petits médaillons en grisaille, se détachant sur un fond rose tendre.

BIJOUX DIVERS

3" Bagii;, camée antique, monté en or. — Diamètre : 0,03. — M'"<^ Meffre. à Tours.

Le camée, très fin, représente la muse Polymnie méditant, appuyée sur une colonne.

4" MoNTui: KT cH.vTELAiNE , or, jaspe et diamants, xviii' siècle. — Longueur : 0,15.

— M. Péghaire, à Tours.

Très précieux bijou. Sur un fond de jaspe sanguin, se détachent des ornements en diamants et en émeraudes. Cadran signé : Delisle et p'^^ Moricand. 5" Bague, or et émail, style Renaissance. — M. Péghaire, à Tours. Exécution très soignée. Saphir jaune au chaton.

6" Etui en eoume de jamhe, prisme d'émeraude, xviif siècle. — Hauteur : 0,09.

— M. Claëtan Desaché, à Tours.

7" Montre, or et émail, époque Louis XVL — Diamètre : 0,04. — M"i*^ Pergeline, à Nantes.

8" Boite d'orfèvre, or, agate et diamants, xviii" siècle. — Largeur : 0,075. — ^piie Flandin, à Paris.

0" Boite d'orfèvre, or et émail, époque Louis XVI. — M'"<^ Flandin, à Paris.

Les sujets, empruntés à des scènes galantes, sont remarquablement exécutés.

10" Etui de tablettes, or et miniatures, époque Louis XVL — Hauteur : 0,085; largeur : 0,(1.55. — Marquise de Lussac, château de Comacre.

On donnait, au xviii' siècle, le nom de tablette, étui de tablettes ou souvenir, à une sorte d'étui plat, renfermant un crayon et des tablettes en ivoire pour écrire. Vers le haut, on lit toujours, en lettres découpées à jour : d'un côté, Souvenir; de l'autre, D amitié.

L'étui de taljlettes possédé par M™'' de Lussac présente, sur chacune de ses faces, une charmante miniature sur ivoire, dont le sujet rappelle certaines peintures de Fragonard. En outre, l'un des côtés, glissant dans une rainure, laisse apercevoir le portrait en miniature de celui qui, sans doute, en avait fait le cadeau.

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