‹ Album historique;Chapitre 16 sur 138 · CHAPITRE Vil · texte numérisé non relu

CHAPITRE Vil

L'Espagne du XP au XVP siècle.

F, lettre initiale en filigrane du nom de Ferdinand, faisant partie de la couverture d'un manuscrit du xv" siècle, conservé à la Bibliothèque nationale de Madrid (Museo espaîïol).

Couronne royale au XV siècle,

d'après la statue de la reine, femme de don Juan II, roi de Castille.

Couronne d Isabelle la Catholique

Monnaie de Ferdinand et d'Isabelle (U74-1516), conservée au Cabinet des médailles (face).

Psautier exécuté pourisabelle la Catholique en 1496.

Monnaie de Ferdinand et d'Isabelle

(1474-1516), conservée au Cabinet dçs médailles

(revers).

£pèe de Ferdinand le Catholique.

Sceptre des Rois Catholiques.

Ces objets sont conservés k la cathédrale de Grenade et reproduits d'après des photographies.

Les rois d'Espagne du XII" au XV" siècle.

ADGOJS'ReX

\^nm:^^m^'mïfMM.

Don Juanll, roi d'Aragon (l4o8-U79); d'après un tableau du xv" siècle.

Il est revêtu du grand manteau de cérémonie, fourré d'hermine (Gardcrera).

T/liTOHSmT;S-R^-hrNEKX

Le roi Ordono II {9!'i-y24) assisté d'un écuyer tenant le sceptre royal, remet son testament à sa femme, accompagnée d'une dame de la cour, par-devant l'évéque Herraénégilde assisté d'un diacre et d'un autre prêtre.

Ces miniatures sont empruntées à un manuscrit écrit sur l'ordre de Pelage, évêque d'Oviédo (1098-1129), aujourd'hui conservé d'Oviédo, et renfermant les testaments d'un grand nombre de rois de Léon. Chaque testament est précédé d'une miniature analogue reproduites ici (Espana-Asturias).

Alphonse m (848-91 2) ayant à sa gauche et une suivante, à sa droite, l'évéque fonctionnaire, en dessous, un chambellan armés de la lance, de l'épée et du bouclier.

la reine Jimena Gomelo et un et des écuycrs,

i la cathédrale i celles qui sont

Portrait de don Juan d'Ara- Portrait de dona Isabelle, fille des Portrait de Ferdinand le Portrait d'Isabelle la Catholique gon, fils des Rois Catholiques, mort Rois Catholiques, morte en 1498. Catholique (14;i2-1516). (1451-1504). à 19 ans, en 1497.

Ces portraits sont empruntés à un tableau de la fin du xv« siècle, conservé au Musée national de Madrid (Carderera).

L'Espagne chrétienne avant le XIP siècle. — S'il faut en croire les historiens arabes, Ja civilisation des peuples chrétiens de la péninsule ibérique fut d'abord très grossière. Ils nous peignent les farouches guerriers des Asluries et des Cantabres « comme des sauvasses, hideux de saleté et de vermine et

Henri II, roi de Gastille (1366-1379), d'après son tombeau conservé dans la cathédrale de Tolède (Carderera).

portant leurs vêtements de peaux de bêtes jusqu'à ce qu'ils fussent réduits en pourriture ». Ce témoignage semble confirmé par les vieilles chroniques espagnoles qui nous montrent les rois, les comtes, les chevaliers plaçant leurs chevaux dans les chambres où ils avaient leurs lits, « afin qu'entendant le cri de guerre, ils

L'ESPAGNE

Insignes du pouvoir royal.

Signo rodado de Pierre le Cruel, roi de Castille de 1349 à 1368 (Museo espanol).

Signature cironlalre (signo rodado) du roi de Castille don Sanche IV (1284-1295). C'était un usage des chancelleries espagnoles au moyen âge d'enfermer ainsi la signature du '^'"'"^ prince dans un médaillon qui est souvent inscrit lui-même dans un rectangle richement décoré (Museo espaiïol).

Un camp espagnol ; d'après une miniature d'un manuscrit de la fin du xiiie siècle, conservé à la Bibliothèque de l'Escurial (Museo espanol).

Couronne royale au XV" siècle, d'après la statue de don Juan de Castille (1406-1454).

Clef d'argent de la cité de Séville, qu'il était d'usage d'offrir aux souverains à leur entrée dans la ville (Museo espaHoI).

Monnaie d'Alphonse, roi

de Portugal de 1248 à 1279 (Cabinet des Médailles).

Signo rodado de Ferdinand et d'Isabelle (Museo espanol).

trouvassent leurs armes et leurs chevaux préparés, qu'ils pussent les monter aussitôt et partir sans retard ». Mais, au cours de leur longue lutte contre les Maures, les Espagnols se policèrent rapidement. L'arrivée dans leurs rangs

Album historique. — II.

d'un grand nombre de chevaliers des pays d'Occident, accourus en Espagne pour prendre part à cette perpétuelle croisade contre les infidèles, contribua à répandre parmi les populations ibériques les usages des autres pays chrétiens : dans

L'Inquisition.

Sceau de Jean I, roi d'Aragon (1387-1395), conservé aux Archives nationales à Paris.

wm

Pozameau d'une épée d'Isabelle la Catholique.

Casque durci d'Aragon, don Jacques le Conquérant (1213-1276).

Pommeau d'une épée du xiii» siècle, dite épée du Cid.

Un autodafé, d'après un tableau de Pedro Berruguete qui vivait à la fin du xv" siècle, représentant saint Dominique présidant un autodafé (d'après une photographie).

leur costume, dans leur architecture, dans leurs mœurs , les Espagnols ne différèrent pas sensiblement des autres peuples de l'Europe. L'influence des Maures fut relativement peu considérable ; un curieux texte du xii^ siècle permet de croire qu'elle s'exerça plutôt parmi les classes inférieures de la population que parmi les grands.

Sceau (face et revers) d'Alphonse IV, roi d'Aragon (1327-1336), conservé aux Archives nationales à Paris.

Fourreau d'une épée de Ferdinand le Catholique.

Les originaux de toutes ces armes sont conservés à l'Armeria real (Arsenal royal) de Madrid, qui renferme une précieuse collection d'armures maures et chrétiennes.

Sceau (revers) de Henri IV, roi

de Castille et de Léon (1454-1474), conservé aux Archives nationales à Paris.

Pommeau de 1 épée de Gonzalve de Cordoue (1443-1515).

Casque passant pour avoir appartenu au cardinal Ximénès.

Pommeau de l'épée de Ferdinand III, roi de Léon (1230-1252).

Nous apprenons en effet par ce texte qu'à Tolède, au xii^ siècle, « les nobles portaient le costume gothique et les plébéiens le costume mauresque ».

Les villes ; les habitations. — Une des consé-

quences de la lutte poursuivie pendant plusieurs siècles contre les infidèles fut la multiplication des villes. Pour se prémunir contre les razzias

L'ESPAGNE

Les Maures.

Cour d'une ancienne maison arabe, à Albaicin, Ëpèe, couteau, mors de cheval,

dans la province de Grenade (Espafta ; Granada). éventail.

Ces armes, sauf l'adargue, le trident et le brassard, passent pour avoir appartenu à Boabdil, dernier souverain de Grenade, chassé de cette ville en 1494 par Ferdinand et Isabelle ; elles sont aujourd'hui

conservées à l'Armeria real de Madrid.

Brassard.

des Musulmans, les habi- " tants des plateaux de la Vieille et de la Nouvelle-

Castille s'enfermèrent dans de petites cités entourées de fortes murailles, protégées par de nombreuses tours, percées de quelques portes que défendaient de solides ouvrages. Un moine français, qui visita ces contrées dans la seconde moitié du xv" siècle, a tracé un tableau peu flatteur de ces cités aux rues irrégulières, non pavées, bordées d'habitations mesquines construites en pisé, aux fortifications délabrées. Mais il oublie de mentionner les splendides cathédrales et les riches monastères dus à l'ardente piété des Espagnols. D'ailleurs, sous le règne de Ferdinand et d'Isabelle, la fin des troubles permit

Trident.

aux habitants des villes d'embellir leurs cités. Les grands ports, comme Barcelone et Valence, se construisirent de remarquables édifices publics, bourses, magasins ou arsenaux.

Les grands, qui, en Espagne comme dans le reste de l'Europe, délaissèrent alors les campagnes pour les villes, s'y firent élever de magnifiques résidences. Il reste encore un assez grand nombre de ces palais, habitations basses terminées par des terrasses, formées de corps de bâtiments groupés à la mode arabe autour d'une cour centrale ou patio, flanquées sur les façades d'ailes plus élevées, qui rappellent les tours des forteresses féodales.

Dames et seigneurs espagnols du XI 11^ au XVI* siècle.

Don Bernaldo Guilley de Monpeller o de Entenza, mort en 1237; d'après son tombeau au monastère du Puig, près d'Emesa (Carderera).

Dona Constanza de Aragon, femme d'un sénéchal de Catalogne ; statue de la fin du xni' siècle, conservée dans l'ancienne cathédrale, aujourd'hui forteresse de Lérida (Carderera).

Dona Sancha de Ro- Don Gomez Manri-

jas, femme de don Gomez que, morten 141 1 ; il porte Manrique, morte en 1437. le costume de l'ordre des chevaliers du Griffon.

Ces personnages sont reproduits d'après leurs tombeaux conservés au monastère de Fres del Val, à 7 kilomètres de Burgos, fondé par don Gomez Manrique (Monumentos arquitectonicos).

Le connétable don Alvaro de Luna, mort en 1433 ; il porte le manteau do grand maître de l'ordre de St-Jacques; d'après son tombeau, dans la cathédrale de Tolède (Carderera).

Don Pedro Femandez de

Velasco, connétable de Gastille, mort en 1492.

Fillette, d'après un portrait de la fllle de Jean Guas, architecte de San Juan de los Reyes, à Tolède (Monumentos arquitectonicos).

Le costume. — Le costume des Espagnols fut au moyen âge à peu près semblable à celui des autres peuples européens.

Il semble seulement, à en juger par les statues funéraires, qu'ils aient eu

toujours un goût marqué pour les vêtements amples. Au xv^ siècle, le luxe du vêtement fut très grand : « la vogue allait aux étoffes de velours et de soie brochées d'or et d'argent et bordées de petites perles. » (Mariéjol.) L'exemple venait des princes eux-mêmes : aux fêtes données en 1476 par les Rois Catholiques pour célébrer leurs

Dona Mencia o Mendoza , femme du précédent, morte en 1500.

Ces deux personnages sont reproduits d'après leurs tombeaux conservés dans la cathédrale de Burgos (Carderera).

Jeune garçon, d'après un portrait du fils de Jean Guas, architecte de San Juan de los Reyes, à Tolède (Monumentos arquitectonicos).

victoires sur les Portugais, Isabelle parut vêtue d'une jupe de brocard blanc parsemée de châteaux et de lions d'or ; sur ses épaules était jeté un manteau d'hermine, dont la queue était tenue par deux pages, et un somptueux collier de rubis balai s'étalait sur sa poitrine. Le trousseau que les Rois Catholiques constituèrent à leur fille Isabelle, future reine de Portugal, comprit vingt robes d'étoffes brochées de différentes couleurs, quatre robes de fil d'or tiré et six autres robes de soie bordées de perles et plaquées d'or.

L'ESPAGNE

Les villes espagnoles.

Porte de Serrano, à Valence ; des deux tours, l'une est do construction arabe; l'autre fut édifiée de 1392 à 1398 (d'après une photographie).

quatre colliers d'or avec beaucoup de pierres précieuses et d'autres chaînes et joyaux de grande valeur. Les dames espagnoles n'ont pas moins que les femmes de Grenade le goût des fards et des parfums. « Les unes, dit un contemporain de Ferdinand et d'Isabelle , épilent leurs sourcils avec des onguents composés de

poix et de cire ; les autres cherchent des herbes dorées, des racines, des branches et des fleurs pour faire des lessives, » avec lesquelles elles rendront leurs cheveux semblables à ceux de la rivale qu'elles jalousent ;« elles se meurtrissent le visage, le couvrent de couleurs, de pommades, d'eaux-fortes, de fards blancs et colorés. » Le costume des artisans et des paysans demeura très simple. Les vilains, dit un romancero, n'ont

Une ville castillane; enceinte de la ville d'Aviia (Espaïia-Avila).

Ancien corps de garde de la Hermandad, construction de

fin du xve siècle, à Tolède (d'après une photographie).

que des chaussures grossières , des chemises d'étoupe et des capes de paille.

La table. — La simplicité de la table compensait ce luxe du costume. Dans un roman écrit à la fin du xv^ siècle : « du pain blanc, du vin de Murviedro, un jambon et six paires de petits poulets » constituent le repas de cinq personnes, valets de grande maison qui font ripaille avec leurs convives aux dépens de leur maître. Un médecin de Charles-Quint s'indignait, quelques années plus tard, do l'usage des longs repas introduit par les Flamands venus avec le prince. « Pour moi, dit-il, je m'en tiens aux mortiers pleins d'ail levé avec de l'huile et aux choux qui sortent de la marmite, exhalant des vapeurs savoureuses, et au pain du laboureur. »

Villes et châteaux d'Espagne.

La Casa Lonja à Valence, édifice servant de Bourse pour le commerce de la soie, commencé sur l'ordre des magistrats municipaux, en 14S

et fini en 1498 (d'après une photographie).

La cour. — Celte simplicité resta de mise jusque dans les menus de la cour des rois catholiques ; et cependant, au XV" siècle, ces princes, enrichis par leur habile politique qui avait mis en leur possession les immenses richesses des ordres militaires , n'avaient point sujet de redouter la dépense. Le temps était passé oii, suivant la légende, Henri III de Castille, qui régna de 1390 à 1406, était si

pauvre que son maître d'hôtel ne pouvait suffire aux frais de la table royale et ne trouvait àBurgos aucun crédit.

Composition de la cour. — Avec Ferdinand et Isabelle la cour d'Espagne acheva de s'organiser. La reine s'était plu à réunir autour d'elle

Le château de la Mota, à Médina del Campo, construit au xv» siècle, l'une des résidences favorites des Rois Catholiques (Mariéjol).

les filles des grands seigneurs ; chacune d'elles étaitentourée d'un grand nombre de personnes , les unes chargées de son éducation, les autres, de tout ce qui avait rapport au service. La cour se compose d'un grand nombre d'officiers ; aussi , « quand les rois se mettaient en marche, leur départ faisait-il songer à l'émigration d'une tribu.

C'est une sorte de cité ambulante dont les habitants sont choisis parmi l'élite des diverses classes sociales. Elle se trouve en état de faire face à tous ses besoins ; elle n'a rien à emprunter aux villes voisines, ni un soldat, ni un prêtre, ni un magistrat, ni un alguazil » (Mariéjol), ni même un ouvrier, car les princes ont auprès d'eux tout un personnel de

L'ESPAGNE

Villes espagnoles; habitations privées.

Cour intérieure ou Patio de la Audiencia à Barcelone, construite au xiv° siècle (Espana; Catulana).

« bouchers , pâtissiers , armuriers , fourbisseurs, bourreliers, bottiers, selliers , maréchauxferrants, brocheurs d'habits , couturières , et même de pêcheurs et de porteurs d'eau ». Malgré ce grand nombre de bouches à nourrir, la vie était simple à la cour d'Espagne ; on estime que la dépense s'y élevait annuellement à 15œ000 maravédis, soit environ 500000 francs de notre monnaie.

Les résidences. — Il n'y avait point de capitales; Saragosse, Séville, Grenade, le château de la Mota, auprès de Médina del Campo, fréquemment Valladolid, recevaient les rois avec leur entourage. Les déplacements se renouvellent souvent ; la cour se transporte d'une résidence à une autre, les uns à cheval, les autres

La Casa del Cordon, à Burgos ; ancien palais des connétables de Castille, construit dans le courant du xv» siècle pour don Pedro Fernandez de Velasco (d'après une photographie).

en litière. L'usage des voitures est inconnu ; les mauvais chemins du royaume en auraient eu raison trop vile.

L'étiquette . — Dans cette cour voyageuse, il y a déjà une étiquette.

Le matin, au lever, le grand chambellan donne la chemise au roi et lui présente un bassin d'argent pour faire ses ablutions. Le

repas est servi cérémonieusement; les maîtres d'hôtel apportent les plats, précédés de porteurs de masses. Le soin de veiller à la sécurité des personnes royales pendant la nuit est confié à douze nobles, qui viennent chaque soir prendre possession de leur service; six d'entre eux couchent au seuil de la chambre où repose le prince ; six autres font des rondes dans le palais, la lance au poing, l'épée au côté.

Villes espagnoles; édifices militaires; édifices religieux.

L'AIcazar de Ségovie (vu du côté des murailles de la ville)

L'Alcazar de Ségovie (Entrée principale).

Ancienne forteresse édifiée par les Maures, l'Alcazar de Ségovie devint une des résidences favorites dos rois de Castille où ils habitèrent les splendides appartements malheureusement détruits en partie par l'incendie de 1862. Cette forteresse avait été remaniée vers le milieu du xv« siècle. Elle domino les murailles de la ville, hautes elles-mêmes de 9 à 10 mètres et flanquées de 83 tours (d'après des photographies).

Déjà , parmi les seigneurs , quelques-uns ont droit à ces privilèges honorifiques qui ont rendu la cour d'Espagne si célèbre.

Les grands se couvrent et s'asseyent en présence du roi.

La reine se lève à leur entrée pour les recevoir et leur fait donner par honneur un carreau oii ils peuvent s'asseoir.

Les cérémonies officielles. — Par- ^, .^ ^ c * n ■ .., r

L. ermitage de Santa Cristina de Lena, dans mi les cérémonies la province des Asturles ; suivant les archéologues prj . ,, , , espagnols, cet édifice aurait été élevé au x' siècle

OinCieiieS, la plus (Monumentos arquitectonicos).

Église de Santa Maria de Naranca (province d'Oviédo), considérée comme le palais do don Ramire (842-850) et comme ayant été édifiée au milieu du ix" siècle (Monumentos arquitectonicos).

L'ESPAGNE

Villes espagnoles et édifices religieux.

Galeries du cloître de San Juan de los Reyos à Tolôde ; cet édifice, ainsi que l'église du même nom, fut élevé en 1476, par Jean Guas, sur l'ordre des Rois Catholiques en l'honneur des victoires remportées par leurs troupes sur les Portugais (d'après une piiotographie).

importante est la prestation du serment de fidélité au prince. Le roi se place sur une estrade avec les principaux dignitaires; il est revêtu des insignes royaux; sur sa tête est la couronne; sur ses épaules, l'ample manteau fourré d'hermine ; il a aux pieds les éperons d'or ; il est ceint de l'épée et tient le sceptre. Les bannières royales sont déployées.

Les grands viennent

processionnellement baiser la main du souverain . Les princes espagnols étaient sacrés comme les

Album historiquk. — II.

Crypte du xi' siècle, dans l'église San Isidorio, à Léon, renfermant les tombeaux des rois de Léon (Espana-Asturias).

autres rois européens ; mais l'on n'attachait pas à cette cérémonie la même importance en Espagne que dans les autres pays de FEurope.

Les divertissements.

— Les divertissements des souverains espagnols étaient tachasse, les tournois, les courses de taureaux, des représentations analogues à nos mystères.

« On voyait, le jour des Piois, par exemple, le connétable Michel Lucas, déguisé en souverain oriental et suivi de ses pages, recevoir solennel-

Scènes de la vie espagnole au XIV* et au XV® siècle.

Page 1