‹ Album historique;Chapitre 32 sur 138 · j 1 Sceau de la faculté do môJccino do l'Univer · texte numérisé non relu

j 1 Sceau de la faculté do môJccino do l'Univer

le papier commence, dans le site de Paris, en 1398 (Archives nationales).

Album historique. — II.

matériel scolaire, à être préféré au parchemin, pour les ouvrages à bon marché et les cahiers de cours; mais le parchemin reste la matière destinée à recevoir l'écriture pour les beaux manuscrits. L'écritoire est un étui qui renferme tous les instruments pour écrire; la plume que l'on commence à fabriquer en fer ou en airain, le stylet pour tracer des signes sur les tablettes de cire; le canif; on y ajoute quelquefois un compas, des ciseaux, un cure-dent. A l'écritoire, est suspendu un cornet pour l'encre. Tout ce petit attirail peut être porté à la ceinture. L'écriture en usage dans le nord et le centre de l'Europe est la gothique, qui, sous l'influence de la mode, se compliqua de fioritures ; elle dégénère dans les papiers administratifs et diplomatiques en une affreuse écriture

ALBUM HISTORIOUE

Les sept arts.

Carte générale du inonde; début du xiv= siècle.

La Géométrie.

Montre solaire ; xv siècle (ancienne collection Spitzer).

L'Arithmétique.

Figure théorique d'une éclipse de lune; début du xiv" siècle.

La Grammaire.

La Rhétorique.

La Logique.

L'Astronomie.

La Musique.

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Ces neuf miniatures sont empruntées à une sorte d'encyclopédie de la première moitié du xiv siècle, rédigée en français sous le nom d'Image du monde (manuscrit français n» 374 de la Bibliothèque nationale).

Fragment d'une carte catalane de 1375, ayant appartenu à Charles V, aujourd'hui à la Bibliothèque nationale. Ce fragment représente l'Asie centrale (L. Delisle).

Fragment d'une carte pisane du xiv« siècle, aujourd'hui à la Bibliothèque nationale. Il représente la Méditerranée occidentale (L. Dolisle).

Feuille d'un calendrier du xv siècle, conservé au Musée de Cluuy. Cette feuille est celle du mois de janvier.

Mappemonde au xv» siècle; d'après un manuscrit de la bibliothèque de Reims (Jomard).

courante. Les scribes de l'Italie préféraient à la g-otliique l'écriture ôoulonaise ou de Bologne, plus arrondie.

Les manuscrits. — Les dimensions des manu-

scrits au XTVc et au xv'^ siècle s'agrandissent considérablement; au xv^ siècle, elles atteignent celles de nos grands in-folio. L'ornementation en est également beaucoup plus riche que celle des

ÉCOLES, SCIENCES ET LETTRES AU XIV« ET AU XV* SIÈCLE

La médecine.

Pharmacie allemande à la fin du xv"' siècle ; d'après une gravure sur bois (Henno am Rhyn).

Apothicaire français; fin du

XV» siècle (manuscrit latin n° G966 de la Bibliothèque nationale).

Cours à la faculté de médecine au xv° siècle ; manuscrit latin n° 09G6 de la Bibliothèque nationale daté de 1461.

Saignée; fin du (xv siècle; miniature du bréviaire du cardinal Grimani.

Vase de pharmacien ;

fin du XV" siècle (ancienne collection Spitzer).

Médecin français en

1483 ; figure de la Danse macabre de Guyot Marchand (Leroux de Lincy).

manuscrits du xii* etdu xiii*" siècle :1e nombre des lettres ornées , des vignettes s'accroît, et tel manuscrit

Consultation ; fin du xv« siècle (manuscrit français u» 396 de la Bibliothèque nationale).

Cabinet d un incdccin u^.^.^..d lU xv" siècle; d'après un manuscrit de la Bibliothèque de Bourgogne, à Bruxelles (P. Lacroix).

Médecin anglais ; seconde moitié du xiv" siècle; miniature des Contes de Canterbwy de Ghaucer.

de la fin du xiv" siècle présente jusqu^à quatre ou six miniatures par page. Les enlumineurs du xiY et du xv" siècle encadrent les frontispices et quelquefois chaque page du manuscrit d'ornements d'une élégance ou d'une richesse inouïe. Au xiv** siècle, c'est de préférence une tige terminée à ses deux extrémités par une branche de houx qui se replie en rinceaux capricieux; au XV*, la page est entourée d'un cadre rectangulaire oii l'artiste a figuré tantôt des insectes, des feuilles ou des oiseaux, tantôt des rinceaux au milieu de feuillages et de figurines,

ou bien encore des motifs d'architecture. De simples reliures de cuir protègent les manuscrits ordinaires ; les riches ouvrages sont revêtus de couvertures de crin gaufré ou estampé, de velours ou de satin, maintenues par des fermoirs ciselés ou émaillés. Les plus beaux manuscrits furent faits par des scribes et des artistes aux gages des Mécènes du xiv* et du xv" siècle ; les autres étaient composés, vendus ou loués par des libraires jurés, parfois également taverniers, placés sous le contrôle incessant de l'Université, et groupés dans la cité ou dans le Quartier latin.

L'imagination populaire.

« Comment Renard vint devant le roi Noble en guise do cordelier ».

Noble, Ysengrin et leurs compagnons

assiogeant le château de Renard.

« Comme "ïsengrln le loup, le coqetTybersle chat» se vinrent plaindre au roi Noble.

Alchimiste au xv" siècle ; daprôs un traité d'alchimie conservé au British Muséum (Green).

~] « Comment le roi Noble va, chacun monté à cheval et autres liêtes avec lui ».

La « roue de Fortune », allégorie familière au moyen âge, destinée à représenter les vicissitudes des conditions humaines, que figurent les personnages placés sur le tour do la roue ; cette miniature est extraite du « Roman de la Rose », manuscrit français n" 380 de Le fruit de l'arbre qui la Bibliothèque nationale, œuvre de la deuxième moitié produit le mouton. du xiv siècle.

L'arbre du Soleil et l'arbre de la Lune.

Les miniatures , le ' dragon fantastique , l'homme sans tête, le fruit de l'arbre à moutons, les arbres du Soleil et de la Lune, sont extraites du voyage de l'Anglais Mandeville en Palestine, manuscrit français de la fin du

XIV" siècle (Bibliothèque nationale, n"> 2810). — Les autres miniatures relatives au « Roman du Renard », sont extraites du « Petit Renard de

moralité », manuscrit français do la première moitié du xiv» siècle (Bibliothèque nationale, n° 372).

Les bibliothèques. — Le goût des livres s'étant extrêmement répandu, les princes se plurent à former de riches bibliothèques : Charles V eut jusqu'à 903 volumes; son frère le duc Jean de Berri, son fils, le duc Louis d'Orléans, les ducs de Bourgogne, sir Geofîroi Loutrell et l'évèque Richard de Bury en Angleteri-e, le sire de la Gruthuyse en Flandre eurent de magnifiques « librairies ». Les livres furent placés dans des demeures dignes de leur mérite : la bibliothèque de Charles V dans la tour de la librairie au Louvre était célèbre pour sa magnificence avec ses trois étages, ses

lambris de bois d'Irlande, sa voûte de cyprès, son riche mobilier de casiers à livres, de pupitres, de lutrins tournants, et les trente chandeliers d'argent qui l'éclairaient le soir. Dans ces bibliothèques laïques on trouvait, à côté de livres d'heures, de bibles et d'évangiles, des ouvrages d'histoire et de politique, du moins dans la librairie de Charles V; mais dans celle de son frère ou de ses descendants, les livres qu'on rencontrait le plus souvent, c'étaient des romans, des poèmes, toute la littérature mondaine de cette époque de chevalerie prétentieuse et de fade galanterie.

ÉCOLES, SCIENCES ET LETTRES AU XIV" ET AU XV« SIÈCLE

Le théâtre; les mystères.

Un mystère au XV« siècle (restitution) ; au au fond, la scène horizontale où se joue le

Les médecins. — Auprès des récits de voyages remplis de billevesées extravagantes qu'on trouvait encore dans les armoires de ces librairies, auraient pu prendre place les traités de médecine, d'astrologie et d'alchimie, dont le nombre augmente à cette époque. Les médecins sont eux-mêmes fort nombreux et fort considérés. Jean de Jandun, qui écrivait en 1313, nous montre les docteurs parisiens s'en allant par les rues « avec leurs riches habits et leur bonnet doctoral ». Il nous peint aussi les boutiques des apothicaires, installés sous le Petit Pont ou aux alentours, « où l'on voit étalés avec complaisance de beaux

premier plan, l'intérieur d'une des loges ou échafauds, où prenaient place les notabilités de la ville; mystère de la Passion ; à droite, un échafaudage figurant l'Enfer, d'où s'échappent des démons.

vases renfermant les remèdes les plus recherchés. » Pour être complet, il aurait dû nous décrire encore les bannières flottant, à titre d'enseigne, aux fenêtres des chirurgiens.

La Musique. — Un art qui prit au xiv" et au xv" siècle un grand développement, ce fut la musique. « La pratique de la musique devint le complément d'une bonne éducation.

Le premier dauphin, fils de Charles VI, jouait de la harpe et de l'épinette ; Isabeau de Bavière et Valenline d'Orléans jouaient do la harpe »

(Renan). Aussi les princes eurent-ils de magnifiques chapelles; Philippe le Hardi entretenait « la plus excellente musique qu'on eut encore

Toile peinte du xv« siècle, représentant le meurtre d'Holopherne par Judith devant Jérusalem assiégée, passant pour avoir servi à la représentation des mystères, aujourd'hui conservée au Musée de Reims (d'après une photographie).

La littérature mondaine.

Comment Raison descend de sa tour pour gourmander l'Amant.

« Comment Nature se confesse

i\ Genius ».

Vénus et Bel Accueil.

Comment Genius sermonne \o dieu d'Amour et ses barons ».

» Comment Lancelot fut fait chevalier de la Table ronde», miniature du xv" siècle (manuscrit français n» 118 do la Bibliothèque nationale).

« Comment le dieu d'Amour reçoit Faux-Semblant

à sa cour ».

Première entrevue de Geneviève et de liàncelot -, miniature du xv siècle (manuscrit français n° H8 de la Bibliothèque nationale).

ouïe ». Les efforts de ce prince furent récompensés ; car la Flandre, à partir de la fin du xiv" siècle, devint le foyer do la culture musicale en Europe.

En revanche, c'était l'Allemagne qui fabriquait les meilleurs instruments de musique .

L'imprimerie. — Enfin , avec le début de la seconde moitié du xv" siècle, apparut l'invention qui devrait transformer les conditions matérielles du savoir. Après les premiers tâtonnements de la xylographie, art bien naïf qui s'efforçait de reproduire plusieurs exemplaires d'un même dessin gravé en relief sur une planche de bois, Gutonberg imagina le caractère métallique mobile et la presse, et l'on eut les

« Comment Franchise et Pitié prient Danger

qu'il ait merci de l'Amant ».

Les scènes du « Roman do la Rose » sont extraites du manuscrit français n" 380, de la seconde moitié du xi V siècle, composé pour Jean de Berry, frère do Charles V.

c< Papelardise ». « Avarice ».

(Roman de la Rose.) (Roman de la Rose.

éléments du livre moderne.

Mais cette découverte, provoquée par l'intérêt, ne donna d'abord naissance qu'à des ouvrages destinés à être à bon marché la contrefaçon des manuscrits. Pendant la seconde moitié du xv" siècle, le livre moderne pritpeii à peufigure.

A Venise, le Français Jenson crée le caractère romain, qui devait bientôt tuer le caractère gothique. En 1476, les imprimeurs de Venise mettent en vente le premier livre avec frontispice portant le titre de l'ouvrage, le lieu, la date de l'impression, le nom des imprimeurs. En 1482, paraît dans la même ville le premier traité de géométrie avec figures. Dès 1467 avait été édité

ÉCOLES, SCIENCES ET LETTRES AU XI V ET AU XV« SIÈCLE

Anges musiciens ; fragment du polyptique des treres Van Eyck (seconde moitié du xv siècle) , \ Agneau mystique, aujourd'hui conservé au Musée de Berlin (d'après une photographie).

Cul-de-lampe d'un contrefort de la cathédrale d'Amiens (xiv siècle)'. C'est l'instrument que tient ce personnage qui a servi do modèle pour la restitution du « luth au xiv siècle ».

Anges chanteurs; fragment du polyptique des frères Van Eyck (seconde moitié du xv siècle), V Agneau mystique, aujourd'hui conservé au Musée do Berlin (d'après une photographie).

Orchestre d'un bal allemand à la

fin du xv siècle ; d'après une gravure sur bois d'Israël von Meckenem, mort en 1503(nenne am Uhyn).

Musiciens allemands au xiv siècle; miniature du M Livre des Minnesinger », manuscrit du début du XIV siècle, conservé à la bibliothèque d'Heidelberg (d'après une photographie).

Musiciens italiens au xiv siècle; fragment d'une fresque de Simone di Martine (1285? -1344) dans l'église Saint- François, à Assise.

Dame jouant de la mandoline ; xv

s. (manuscrit français n» 2664 de la Bibliothèque nationale)

limt atouî fam mollir îlimjjrui'rpfTiffi'bpfir.forpsfl amour. Cowfaloulf la mfil

Ligne de Musique; xiv siècle; d'après le manuscrit français n» 9221 de la Bibliothèque nationale, contenant les poésies do Guillaume de Mâchant (1300-1377), accompagnées des airs sur lesquels elles étaient chantées.

Monocorde de la tin du xv« siècle (Viollet-Le-Duc).

Joueur de flûte et de tambourin ; x v s .

(manuscrit français n" 2643 de la Bibliothèque nationale).

Les origines de l'imprimerie en France.

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Lettres d'indulgences du pape Nicolas V, datées de Mayencc (1456) et probablement imprimées dans cette ville. « C'est le premier monument daté de l'iiiipiimerie on caractères mobiles; » réduction environ à moitié de l'original (Bibliotiièque nationale).

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Fragment de la planche xylographique représentant les Neuf Preux, composée avant 1458 peut-être à Paris; conservée à la Bibliothèque nationale. Les trois Preux, ligures en costumes du xv siècle, sont Hector, Alexandre, César (réduction environ au 1/4 de l'original).

Bible des pauvres ; impression xylographique do la première moitié du xv s. (conservée à la Bibl. nationale), probablement originaire des Pays-Bas. Le nom de Bible des pauvres a été donné à ce genre d'ouvrages à cause de leur prix bien inférieur à celui des manuscrits (réduction environ au 1/4 de l'original).

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Planche de bois ayant servi à l'impression xylographique de

la grammaire latine de Donat au xv" siècle; conservée à la Bibliothèque nationale; réduction à moitié de l'original.

à Rome le premier livre avec gravures et la fin (lu siècle allait voir les belles publications illustrées de nos Français Simon Yostre, Philippe l^igouchet et Antoine Vérard.

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Frontispice de l'édition in-folio des v Chroniques de France » imprimée en 1493, par Jean Maurand, pour Antoine Vérard (Thierry-Poux).

Lettre ornée, tirée de la « Mer des Histoires », imprimée à Paris, par Pierre Le Rouge, pour Vincent Gommin en 1488 ; réduction environ au 1/3 de l'original (Thierry-Poux).

OVILLERMVS. FlcWtuspnfifnf.f thcologiif doctor, loaiuu LapiclanoSor' bonetifis fcKolae rn-iorifalulcni, Mififtii imrxr ad me fuauiiïiinasGaFpa' rnupergamfnfiftpiftolas^iiô aie modo ^^t «idigcnî emèdatas- fe d a tins cjuocj! gf r* manisintprelforiDwsniliaeâterfc Ira»

fcriptat. Magnani libi gratiagafpainus

Fragment des lettres de Gasparin de Bergame (1470), « premier livre imprimé à Paris et premier livre imprimé en France. » Cet ouvrage provient de l'imprimerie de la Sorbonne; réduction environ au 1/3 de l'original (Bibliothèque nationale).

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Encadrement

emprunté au manuscrit latin n» 919 de la Bibliothèque nationale, les Heures du duc de Berry, attribuées à André Beauneveu, mort vers 1412. La miniature représente le mariage de la Vierge.

Éclat de l'art français au XIV« et au XV' siècle. — L'art français au xiv" et au XV* siècle fut extrêmement fécond. Les artistes sont nombreux; l'étude des documents d'archives, principalement des comptes des grandes familles seigneuriales, nous révèle sans cesse des noms oubliés jusqu'à ce jour et cependant fort honorés au temps où vécurent ceux qui les portèrent. Ils

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