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Bannière des orfèvres de Paris
XV' siècle (Lacroix).
Sceau de Ray- Sceau de Robert
mond du Temple, Foucher, char-
architecte do pentier général de
Charles V (1372). Charles VI (1408).
Pierre tombale d'Alexandre de
Berneval, l'un des architectes de l'église Construction d'une cathédrale au XV» siècle ; d'après
Saint-Ouen, à Rouen, mort en 1440, et une miniature de Foucquet, représentant la construction du
de son élève (Willemin). premier temple de Jérusalem (Gurmer).
Sceau de Guil- Sceau de Gasel laume Halle, ma- del Gosquet,monçon juré du roi nayeur (xiv siè- (xv« siècle). cle).
Ces quatre sceaux sont conservés aux Archives nationales.
trouva des protecteurs dans toutes les classes de la haute société. Le meilleur de nos rois dans cette période de notre histoire, Charles V, mérita de Christine de Pisan pour son intelligent amour des beaux-arts, les titres de « sag-e artiste » et (( vrai architecteur ». Ses frères, le duc d'Anjou, le duc de Berry principalement, le duc de Bourgogne, Philippe le Hardi, et ses descendants Jean sans Peur et Philippe le Bon; le frère de Charles YI^ Louis d'Orléans; au xv'' siècle, René
d'Anjou se rendirent célèbres par la passion qu'ils affichaient pour toutes les œuvres d'art. De riches bourgeois, tels que Juvénal des Ursins, Etienne Chevalier, Jacques Cœur furent aussi d'ardents amis des arts.
Naissance d'un art profane. — Le goût que les hautes classes de la société française manifestèrent à cette époque pour l'art le modifia en caractère. Jusqu'à la fin du xiii" siècle, il avait été de préférence religieux ; à partir du xiv" siècle,
L'ART EN FRANCE AU XIV« ET AU XV* SIÈCLE
L'architecture au XI V^ siècle.
Façade de la cathédrale de Famagouste, à Chypre, construite
au xiv siècle par un architecte français. Nef de l'église Saint-Ouen, à Rouen, coiiiiueucoe en 131S.
Portail de la Calende, à la cathédrale de Rouen, construit au -i j • x e
xiv siècle. 1^ devient prorane.
L'art n'est plus seulement consacré à embellir la prière ; la société laïque prend plaisir à se regarder, et ainsi naît le réalisme, représentation fidèle jusqu'à la vulg^arité des types contemporains. Il y eut comme une sorte d'affranchissement de Fart; il acquit une plus grande liberté, mais il perdit le contrepoids de la tradition et du sentiment religieux.
Salle au donjon de Vincennes, , - -, construite pendant le règne do
L art iranco-ila- chariesv.
mand. — Cette transformation s'effectua insensiblement du xiv® au XV* siècle. Les différences entre l'art de ces deux siècles sont assez marquées pour qu'il soit aisé de distinguer d'un coup d'œil les œuvres de l'une ou l'autre époque. Le xiv* siècle conserve en les affaiblissant la plupart des caractères de l'art précédent ; il le dépasse souvent en élégance. L'art du xv" siècle est plus riche, plus varié, mais infini-
L'architecture 1 au XV^ siècle.
Façade de l'hôtel de Jacques Cœur à Bourges, construit en 1443.
Façade principale et aile gauche du palais de justice de Rouen, construit de 1493 à 1409.
ment moins pur et prête trop souvent à de justes mation de l'école de sculpteurs, de peintres critiques. Le fait le plus important de l'iiis- et d'architectes flamands, dont l'essaim compact toire de l'art dans ces deux siècles est la for- s'abat sur la France à partir du dernier quart
L'ART EN FRANCE AU XlVe ET AU XV«" SIÈCLE
L'architecture au XV^ siècle.
Façade latérale de l'église de Caudebec (Seine-Inférieure), construite au xv« siècle. Le plan de cette église est attribué à Guillaume Letellier, mort en 1484.
Porche de l'église Saint-Maclou à Rouen, commencée en 1437. Cette église s'élève sur une petite place bordée de constructions modernes qui empêchent de voir d'un coup d'œil l'ensemble de la façade ; elles ont été supprimées dans ce dessin.
Chapelle funéraire à Avioth (Meuse) ;
XV' siècle.
Plan de l'église abbatiale du Mont Saint-Michel (Manche). Le plan de cet édifice, composé d'une nef romane et d'un chœur du XV" siècle, est destiné à rendre sensibles la simplicité du plan des édifices romans et la complexité des constructions gothiques du xv» s.
Façade de l'hôtel de ville de Saint-Quentin,
achevée en 1509.
du xiY^ siècle. Les principaux représentants de cette école fusionnent à Paris et à Dijon avec la
vieille école française et créent un art nouveau, l'art franco-flamand, dont la domination s'exerça
La sculpture au XI V^ et au XV^ siècle.
statuette
décorant le tombeau de Jean sans Peur ; au musée de Dijon; milieu du XV" siècle. C'était l'habitude de figurer sur le piédestal de la statue du prince défunt les chevaliers de sa cour en costume do deuil.et les moines qui accompagnaient le corps.
Statues du portail de l'église de la Chartreuse de Champmol.près de Dijon, exécutées de 1387 â 1393 par Jean de Marville, mort en i 389, et Clans Sluter, mort vers 1 404 ou 1 403. Au centre, la Vierge, peut-être l'œuvre de Jean de Marville; à droite, Marguerite de Flandre, duchesse de Bourgogne et sainte Catherine; à gauche, Philippe le Hardi, duc de Bourgogne et saint Jean. Ces quatre statues sont dues à Claus Sluter.
Retable sculpté en pierre du xiv« siècle, représentant la légende de saint BenoîtJ(Muséo de Cluny).
Statuette
décorant le tombeau de Jean sans Peur; au musée de Dijon; milieu du XV" siècle. On donnait au moyen âge le nom de pleurants aux chevaliers vêtus de deuil, qui prenaient part aux obsèques d'un prince. Aussi ces statuettes sont-elles souvent désignées sous ce nom.
Tombeau de Philippe le Hardi, duc de Bourgogne (1341-1404), exécuté de 1383 à 1412 par Jean de Marville, Sluter et Claus de Wervo, autrefois dans le chœur de l'église de la Chartreuse de Champmol, près Dijon, aujourd'hui au Musée de Dijon.
Statuette décorant le tombeau de Philippe le Hardi, duc de Bourgogne, exécuté de 1383 à 1412.
Statue funéraire de Charles I"' de Bourbon, mort en 1456, œuvre do Jacques Morel, conservée dans l'église de Souvigny (Allier).
Le Puits de Moïse, conservé dans l'asile d'aliénés de Dijon, qui occupe l'emplacement de l'ancienne Chartreuse de Champmol; exécuté de 1395 à 1402 par Claus Sluter et Claus de Werve. « C'était autrefois le piédestal d'un Calvaire comprenant le Christ en croix entre la Vierge, saint Jean et sainte Madeleine.»
L'ART EN FRANCE AU XIV° ET AU XV«= SIÈCLE
La sculpture au XIV^ et au XV^ siècle.
Haut-relief placé au-dessus de la porte d'entrée du château de la Ferté-Milon (Aisne), construit sur l'ordre de Louis d'Orléans après qu'il eût pris le pouvoir à la suite de la folie do son frère. L'exécution de co morceau, dont l'auteur est inconnu, « se trouve donc circonscrite entre 1392 et 1407, » date de l'assassinat du prince. Le sujet est le couronnement de la Vierge par Jésus-Christ.
Statue funéraire de Charles V,roi de France, exécutée du vivant de ce prince en 1364 par André Beauneveu; aujourd'hui conservée dans l'église abbatiale de Saint-Denis.
Tombeau de Philippe Pot, sire de la Roche, grand sénéchal de Bourgogne ; œuvre de la tin du xv" siècle, aujourd'hui au Musée du Louvre.
sans conteste sur toute l'Europe centrale, l'Europe occidentale et la péninsule ibérique jusqu'au début du xvi^ siècle.
statue funéraire de Robert d'Artois, qui vécut de 1298 à 1317, aujourd'hui conservée dans l'église abbatiale de Saint-Denis, « exécutée do 1318 à 1320par Jean Pépin de Huy et les artistes do son atelier.
La sculpture ornementale au XI V^ et au XV^ siècle.
Fragment du porche de la cathédrale de Troycs; seconde moitié du XV" siècle.
Claire-voie en forme do fleur de lys de la chapelle de l'hôtel de Jacques Cœur à Bourges ; xv siècle.
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Rose de la Sainte-Chapelle à Paris, xv° siècle.
Fragment d'une archivolte dans la cathédrale de Bourges; xiv siècle.
; ^ Colonne à nervures pénétrantes sans chapiteau dans l'église de Chailly (Seine-et-Marne) ; xv« siècle.
Chapiteau conservé au Musée des Augustins à Toulouse; seconde moitié du xv« siècle.
L'architecture. — Les
architectes du xiii'' siècle laissèrent peu de chose à faire à leurs successeurs ; les belles cathédrales élevées sous le règne de Philippe-x\usustc et 'de saint Louis
Colonne spira- Pilier orné de fleurs de lys, pro- Daisomemen-
lique dans l'église venant de la maison dite du Pilier taux en pierre à St-Séverin à Paris; Royal, à Beauvais ; seconde moitié du l'église Saint-Nixv« siècle (Lenoir). xv" siècle. ^^ . colas-des-Champs
à Paris ; xv« siècle
Chapiteau à feuillages de la cathédrale de Reims; xiv«s.
Fleuron do la
galerie extérieure du chœur de l'église Saint- Urbain à Troyes, xiv siècle.
Fragment
de rampant du gable surmontant la porte du tran- , sept nord de la cathédrale à Troyes ; milieu du xv=
Cul-de-lampe conservé dans la crypte de l'église de Souvigny (Allier) ; milieu du xv« siècle.
avaient fixé le modèle de l'église gothique. Les modifications qu'introduisirent les artistes du XI v" et du xv" siècle ne purent porter que sur le détail; habiles
L'ART EN FRANCE AU XIV ET AU XV« SIÈCLE
La miniature au XIV
et au XV^ siècle.
La Nativité.
Le Louvre sous Charles V. La Purification.
De ces trois miniatures, la première, la « Nativité », appartient au manuscrit latin n» 17 294 de la Bibliothèque nationale, dit Bréviaire du duc de Bedford, exécuté vers 1430. La seconde et la troisième, la « Purification » et le « Louvre », appartiennent au manuscrit des Grandes Heures du duc de Berry, exécutées pour ce prince par Pol de Limbourg au début du xv siècle, aujourd'hui conservé à Chantilly dans la collection du duc d'Aumale.
C majuscule;
martyre de saint Etienne.
Le prophète Jérémie.
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D majuscule,
David en guerrier.
constructeurs, ils cherchèrent à produire l'impression d'une vertigineuse hauteur en surélevant les voûtes, et en effilant tous les supports par la suppression des chapiteaux et des bases.
Au XV'' siècle, ils apportèrent une attention particulière à la décoration, qu'ils voulurent riche et ingénieuse; ils abandonnèrent les formes simples pour les formes compliquées ; ils firent étalage de leur science en incurvant les meneaux de Bordure feuêtres de mille façons, de page. ;^jais l'atteution que l'esprit apporte à démêler les fantaisies de ces subtils architectes nuit au recueillement du chrétien et l'édifice religieux du XV* siècle n'a plus le caractère grave et
Album historique. — II.
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mieux
I majuscule; l'apôtre saint Marc.
Ces lettres et ces ornements sont tirés du manuscrit latin n» H 935 de la Bibliothèque nationale, exécuté pendant la première moitié du xi\" siècle.
si profondément religieux des églises antérieures. Cependant la critique moderne est peut-être quelquefois trop sévère pour ces ingénieux artistes qui, toutes les fois où de nouveaux problèmes s'imposèrent à leur esprit, surent y trouver des solutions satisfaisantes. L'architecture militaire et civile de ces deux siècles montre que l'architecture religieuse, l'étendue du génie de ces artistes ; ce n'est pas un mince mérite, pour l'architecte malheureuse- Bordure ment ignoré du châ- de page.
teau de Pierrefonds d'avoir su joindre à un puissant château fort, une élégante et commode résidence seigneuriale ; et ceux qui construisirent les beaux hôtels
La miniature au XI V^ et au XV^ siècle.
Embarquement de « Cœur » pour l'île d'Amour. Cœur déchiffrant l'inscription de la fontaine cnchant(?e.
Ces deux, miniatures sont extraites d'un manuscrit de la fin du xv« siècle contenant un poème de René d'Anjou intitulé le « Cœur d'Amour épris aujourd'hui conservé dans les collections de l'empereur d'Autriche (Antniaire des musées impériaux de Vienne).
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