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La sculpture au XV^ siècle; Donatello (1386-1466]

Buste de Nicolo da Uzzano, bronzo do Donatello, au Musée des Offices à Florence.

Sainte-Cëcile. has-rclief en marbre de Donatello au South Kensington Muséum à Londres.

L'Annonciation , haut relief en marbre de Donatello dans l'église Santa Croce, à Florence, exécuté un Jpeu après 1406.

Saint Georges, statue en bronze de Donatello dans l'église d'Or San Michèle, à Florence, exécutée en 1416.

dans son David, de grandeur dans la statue du Colleone et de puissance dramatique dans ses basreliefs du tombeau de Lucrezia Tornabuona; Bernard Rossellino , qui donna dans son tombeau de Leonardo Bruni le modèle si souvent imité des somptueux monuments funéraires du xv® siècle; Mino da Fiesole, aux bustes si vivants, aux

Enfants dansant, haut relief en marbre do Donatello à la chaire extérieure de la cathédrale de Prato. exécuté en 1428.

Enfants dansant, haut relief en marbre de Donatello à la chaire extérieure de la cathédrale de Prato, exécuté en 1428.

Buste, d'enfant, marbre do Donatello conservé dans une collection privée à Vienne (Autriche).

figures de saintes ou de Vierge si gracieuses ; enfin, le Siennois Jacopo délie Quercia qui, dans sa statue funéraire d'Ilaria Caretta, rencontra une des inspirations les plus touchantes de la Renaissance.

La peinture au XIV' siècle; Giotto. — L'on a peine à croire que le Florentin Gimabué ait pu paraître à ses contemporains renouveler la peinture, car ses

L'ART EN ITALIE AU XIV ET AU XV« SIÈCLE

La sculpture au XV« siècle ; Ghiberti (1378-1455).

Saint-Sèbastien, marbre

d'Antonio Rossellino (1427- 1479) dans l'église d'Empoli.

Histoire d'Isaac et de Jacob, panneau de la seconde porte en bronze du baptistère de Florence, 'œuvre de Ghiberti.

Médaillon, détail de la seconde porte en bronze du baptistère de Florence, œuvre de Ghiberti.

Trois anges, détail de la châsse en bronze de San Zanobi, dans l'église de San Zanobi, à Florence, œuvre do Ghiberti.

Prophète, détail de la seconde porte en bronze du baptistère de Florence, œuvre de Ghiberti.

Frise, détail de la seconde porte du baptistère de Florence, œuvre de Ghiberti.

figures de Vierge sont à nos yeux encore bien maladroites et bien raides. Il n'en est pas de même de son élève Giotlo, un des plus grands peintres de l'Italie. Le premier il s'inspira directement de la nature; il

Saint-Étienne, statue en bronze de Ghiberti dans l'église d'Or San Michèle, à Florence.

Médaillon, détail de la seji;- conde porte en bronze du bap-

Î^M' tistère do Florence, œuvre de

Ghiberti.

Judith, détail de la seconde porte en bronze du baptistère de Florence, œuvre de Ghiberti.

La sculpture au XV^ siècle.

Jésus tenté par le démon, panneau de la première porte en bronze du baptistère de Florence, œuvre de Ghiberti.

Portrait d'Alberti, plaquette en bronze attribuée à celui-ci.

La Flagellation, panneau de la première porte en bronze du baptistère de Florence, œuvre de Ghiberti.

Médaille de Cliarles le Téméraire (Cabinet des médailles).

La mort de Francesca Tornabuona, haut-relief en marbre de Verrocchio (1435-1488), aujourd'hui au Musée national, à Florence.

Revers de la médaille de Charles le Téméraire.

remplaça les fonds d'or sur lesquels se détachaient jusqu'alors les personnages par des paysages ; il varia les attitudes, et bien qu'encore embarrassé dans son dessin, il sut y apporter la vérité d'une observation attentive ; il répandit sur ses tableaux un coloris frais et harmonieux ; il sut ordonner ses personnages et retrouver les lois d'une composition justement pondérée ; enfin, dans ses grandes peintures allégoriques, il tenta de faire exprimer par la peinture les dogmes de la religion chrétienne. Son œuvre étonna tellement ses contemporains qu'ils ne conçurent point la possibilité de faire mieux ou autrement, et pendant près d'un siècle les peintres de l'Italie répétèrent les attitudes et les expressions reproduites par Giotto.

Revers de la médailli gon, roi de Naples (1443-1 Pisanello (1380?-1456).

Les giottesques. — L'activité des peintres italiens du xiv" siècle fut extraordinaire ; ils décorèrent de fresques aux dimensions parfois considérables un grand nombre de monuments, églises, couvents, palais, etc. Les deux édifices oii leur œuvre apparaît le plus imposante sont à Florence, la chapelle des Espagnols dans l'église Santa Maria No vella, à Pise le Campo Santo. Parmi les peintures qui ornent les murs de la chapelle des Espagnols, celle qui attire surtout l'attention est la grande composition allégorique de l'Église militante et triomphante à laquelle répond celle du Triomphe de saint Thomas d'Aquin ; les auteurs inconnus de cette belle œuvre ont figuré en des personnages d'un dessin précis, d'un caractère grave et majestueux, les membres de l'église chrétienne,

! d'Alphonse V d'Ara- 1-58), œuvre de Vittore

L'ART EN ITALIE AU XIV ET AU XV^ SIÈCLE

La sculpture italienne au XV* siècle ; Luca délia Robbia

David, statue en bronze de Verrochio (1435-148S), achevée en 1476, aujourd'hui au Musée national à Florence.

Chanteurs.

Œuvre en marbre de Luca délia Robbia (1399-1482).

Chanteurs.

Œuvre en marbre de

Luca délia Robbia

(1399- li82

Saint-Éloi, statue en bronze de Nanni di Banco (mort en 1420), dans l'église d'Or San Michèle à Florence

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La Vierge et l'enfant Jésus entre saint Jacques et saint Dominique, terre cuite de Luca délia Robbia (1399-1482) dans l'église san Jacopo, di Ripoli, à Florence.

Tombeau en marbre du jurisconsulte Leonardo Bruni par Bernardo Rossellino (1409-1464) dans l'église de Santa Croce, à Florence.

Statue funéraire de Marino Socino en bronze par Vecchietta (1412-1480), au Musée national à Florence.

Danseurs. Ce

fragment fait partie, ainsi que les Chanteurs placés en haut de cette page, des bas-reliefs exécutés par Luca délia Rob-

ecclésiastiques ou laïques, groupés autour du pape et de l'empereur devant la cathédrale de Florence (fragments, page 73). II y a une imagination plus dramatique, et plus puissante dans les fresques du Campo

bia pour le balcon de l'orgue de la cathédrale de Florence, à partir de 1431, et qui sont aujourd'hui conservés au Musée national de cette ville.

Tabernacle de marbre, dans l'église de Santa Croce, œuvre de Mino da Fiesole

Santo de Pise, dont les principales représentent le Triomphe de la mort (fragments, page 83), le Jugement dernier et l'Enfer. Leurs auteurs, dont les noms ne sont pas non plus connus avec certitude, ont

La sculpture au XV^ siècle

Tombeau du pape Sixte IV dans l'église Saint-Pierre de Rome, exécuté en bronze en 1493 par Antonio Pollajuolo (1429-1498).

Buste de l'èvèque Salutati par Mino da Fiesole (1431-1484) dans la cathédrale de Fiesole.

Tombeau en marbre d'Ilaria del Caretti dans la cathédrale de Lacques, œuvre de Jacopo délia Quercia (1371-1438).

Buste en marbre de Philippe Strozzi, par Mino da Fiesole (1431- 1484), au Musée national à Kloronce.

Statue équestre en bronze du CoUeone à Venise, œuvre de Verrochio (1435-1188). Elle fut terminée par Leopardi.

Médaille do Marie de Bourgogne, travail italien (Cabinet des médailles).

Médaille du papo Pie 1 1 . hmu ro de Guazzalotti (1435-1495), au Cabinet des médailles

Pied du tombeau en marbre de Marzuppino, secrétaire d'État de Florence, à Santa Croce, œuvre de Diane, bas-reliet d'Agostino di Duccio Uesiderio da Settignano (1428-1464). (1418-1498), au temple des Malatesta, à Riraini.

Pied du tombeau en bronze de Pierre et Jean de Médicis dans l'église San Lorenzo à Florence, par Verrochio (1435-1488).

L'ART EN ITALIE AU XIV ET AU XV SIÈCLE

La peinture au XIV^ siècle; Giotto (1266-1336'

La Charité, tresquo de Giotto clans la cha- La Vierge, tableau de Gimabué (1240?-1302?), conservé L'Envie, fresque de Giotto, dans la chapelle pelle de Santa Maria dell' Arena.à Padoue. au Musée des Offices, à Florence. de Santa Maria dell' Arena, à Padoue.

La mort de saint François, fresqL

ians l'église .Santa Croce, i Florence.

exprimé par d'ingénieuses scènes l'horreur de la mort ou par de majestueuses ordonnances la grandeur du Jugement dernier; mais ils ont

été moins heureux dans la peinture des tourments de l'Enfer.

L'école siennoise au XIV" siècle. — On attribue

La peinture au XIIP et au XIV^ siècle; Giotto (1266-1336).

Le couronnement d'ëpines, fresque de Giotto, dans la chapelle de Santa Maria dell' Arena, à Padouc, faisant partie de la « Vie du Christ » exécutée de 1303 à 1306.

Le triomphe de la Cliastetë, fresque de Giotto exécutée vers 1314, dans l'église inférieure de San Francesco, à Assise. La Chasteté est représentée par une femme enfermée dans une tour.

Le Jugement dernier, fresque au Campo Santo de Pise, du milieu du xiv" siècle environ, longtemps attribuée au florentin Orcagna, mort en 1368, considérée aujourd'hui comme étant l'œuvre d'un artiste siennois, élève des Lorenzetti, principaux représentants de l'école de peinture siennoise du XIV' siècle. Au sommet de la composition, le Christ et la Vierge; à droite et à gauche, en haut, six anges portant les instruments de la Passion (clous, lance, marteau, fouet, croix, manteau) ; en dessous, les douze apôtres ; sous le Christ et la Vierge, des anges soufflant dans les trompettes du Jugement dernier, l'archang^ saint Michel et des anges aidant les morts à sortir du tombeau; à gauche, les élus; à droite, les réprouvés.

volontiers aujourd'hui ces œuvres grandioses à des peintres de l'école de Sienne, la seule rivale

au xiv'' siècle de l'école florentine. Les noms les plus célèbres de cette école sont ceux de

L'ART EN ITALIE AU XIV ET AU XV« SIÈCLE

La peinture au XI V^ et au XV^ siècle.

Le Calvaire, fresque de l'école florentine ou siennoise à la chapelle des Espagnols, dans l'église Santa Maria Novella, à Florence (xiv« siècle^

Saint Laurent distribuant des aumônes, fresque de Fra Angelico da Fiesole (1387-1455), au palais du Vatican.

Tète de jeune homme, dessin de Pisanello (1380-1456) conservé au Musée du Louvre.

L'Adoration des Mages , peinture de Gentile da Fabriano (1370?-1450?), à l'Académie des Beaux-Arts, à Florence.

Tête d'évêque, dessin de Pisanello (1380-1456) conservé au Musée du Louvre.

Simone di Marlino, à qui l'on doit une gracieuse Annonciation, de Pietro Lorenzetti, auteur de la Vie des Anachorètes au Campo Sanlo de Pise, grande fresque où l'on vit pour la première fois un J3einlre italien s'essayer au paysage, d'Ambrogio Lorenzetti, frère du précédent, qui, porté par goût aux grandes compositions d'histoire et de morale, peignit aux murs du Palais public de Sienne la belle allégorie du Bon et du Mauvais

Album historique. — II.

gouveimcment [ÎYdi^mQni, page 84). Ces immenses travaux épuisèrent la verve des artistes italiens qui, à la fin du xiv* siècle, cessèrent de chercher du nouveau et se contentèrent de reproduire les inventions des maîtres qui les avaient précédés. Caractères généraux de la peinture italienne au XV siècle. — La décadence de la peinture italienne vers la fin du xiv* siècle ne fut que momentanée : dès les premières années

au XV^ siècle.

Tète d'apôtre, par l'aolo Uccello 1397-1475), à la galerie Pitti, à Florence.

Salomé présentant à Ilérodiade la tête de saint Jean- Rapliste, fresque de Masolino da Panicale (I383?-141.0?), au baptistère de Casliglione d'Olona, près de Milan.

Dans la partie gauche de la fresque, le peintre a représenté Salomé dansant devant Hérode, debout, appuyé sur un bâton, pour obtenir do lui la tête de saint Jean-Baptiste.

Portrait d'un vieillard, dit le Portier des Chartreux, par Masaccio (1401-1429), à la galerie des Offices, à Florence. On no sait pas en réalité qui le peintre a représenté.

Dans la partie droite de la fresque, le peintre a représenté Salomé présentant à sa mère, Hérodiade , la tête de saint Jean-Baptiste.

An fond de la salle , dames et seigneurs de la cour d'Hérode à table.

Le festin d'Hérode, fresque de Filippo Lippi (1412?-1469), à la cathédrale de Prato

du XV* siècle, l'art s'engag-ea dans de nouvelles voies. Les peintres du xv^ siècle furent plus nombreux que ceux du xiv", et ils se distinguèrent de leurs prédécesseurs par leur science et par les caractères de leur inspiration. Ils firent faire à l'art d'importants progrès techniques;

ils empruntèrent aux peintres flamands l'usage de tegna, préoccupés de représenter exactement les la peinture à l'huile, et, sans renoncer aux vastes personnages de l'antiquité, firent preuve dans leurs

Fresque de Masaccio (1401-1429) dans la chapelle des Brancacci (église des Carmes, à Florence). Au centre, Jésus ordonne à saint Pierre de payer le tribut que le collecteur d'impôts réclame; à gauche, saint Pierre retire de la gueule du poisson la pièce de monnaie; à droite, saint Pierre remet le tribut aux mains du collecteur.

peintures murales, ils peignirent un grand nombre de tableaux de chevalet, ovi ils purent atteindre ufle exécution plus serrée. Au XV* siècle fut découverte la perspective linéaire ; les proportions du corps humain furent déterminées avec soin ; enfin quelques rares artistes, comme Man-

L'ART EN ITALIE AU KIY*» ET AU XV<= SIÈCLE

La peinture au XV^ siècle.

Les Vendanges de Noé, fragment d'une fresque de Benozzo Gozzoli (1420-1498), au Campo Santo de Pise.

Le cortège des Rois Mages, tresquc de Benozzo Gozzoli (1420-1498) dans la chapelle du palais Riccardi, à Florence.

Le Couronnement de la Vierge, peinture de Filippo Lippi (1412 7-14691, conservée à l'Académie des Beaux-Arts de Florence. Sous l'arcade centrale est représenté le couronnement de la Vierge par Dieu le père; à droite et à gauche des anges ; sur le premier plan, un groupe de saints et de saintes; à droite, saint Jean-Baptiste et, derrière lui, le peintre agenouillé, devant qui un ange tient une banderole où se lisent ces mots ; « Is perfecit opus, » celui-ci est l'auteur de cette œuvre.

compositions d'une connaissance déjà assez étendue des monuments antiques. Comme leurs prédécesseurs du xiv' siècle, les peintres du xv^ siècle ont peint de préférence des sujets religieux ; mais, sauf les œuvres de Fra Angelico qui témoignent

toutes de la candide piété de leur auteur, leurs peintures n'ont à peu près de religieux que le titre. Ni les peintres, ni le public n'ont plus la foi sincère qui animait encore au xiv* siècle la société italienne ; et le choix des sujets n'est plus guère

La peinture

au XV^ siècle.

Portrait de Baptista Sforza ,

femme de Frédéric do Montefellro, par Picro délia Franccsca (1423-1492), dans la galerie des Offices, à Florence.

L'Adoration des Bergers, peinture do Lorenzo di Credi (1439-1539), à l'Académie des Beaux-Arts, à Florence. A droite la Vierge, entourée d'anges, adore son flis-, auprès d'elle saint Joseph appuyé sur un bâton; à gauche, trois pasteurs, dont l'un tient un agneau dans les bras.

Portrait de Frédéric de Montefeltro, duc d'Urbin, par Piero dclla Francesca (1423-1492), à la galerie des Offices, à Florence.

Le baptême de Jésus-Christ, peinture de Verrocchio (1433- 14S8), à l'Académie des Beaux- Arts, à Floi-ence.

commandé que par la tradition. Ce que l'Italie du xv® siècle aime à retrouver dans les œuvres de ses peintres favoris, c'est elle-même; et les artistes, enivrés de leur propre science, sont heureux de reproduire la nature sous

I 1 1 > 1 1 Gravure sur bois

tous les aspects ou elle se sur Ics femmes

tirée d'un livre de Foresti de Berganie célèbres, imprimé à Ferrare en 1497.

La Vision de saint Bernard, peinture de Filippino Lippi (1437-1304), dans l'église do la Badia, à Florence; à droite, en bas, le donateur.

présente à leurs yeux. Ils apprennent à distinguer l'expression propre à chaque visage, et ils créent le genre du portrait où ils atteignent tout de suite une exceptionnelle maîtrise; ils découvrent le nu; ils retrouvent les lois de la composition et groupent

L'ART EN ITALIE AU XI V« ET AU XV SIÈCLE

La peinture au XV^ siècle.

Le Printemps, peinture de Botticelli (1447-1500), à l'Académie des Beaux-Arts de Florence. Le titre « le Printemps » a été donné au xvi« siècle à ce tableau par le peintre historien Vasari; mais on ne sait pas en réalité quel est le sujet que Botticelli s'est proposé dans cette peinture.

LaPrudence, peinture d'Antonio delPollajuolo (1426-1498), à la galerie des Offices, à Florence.

La Vierge et l'enfant Jésus, peinture de Botticelli (1447-1500), à la galerie des Offices, à' Florence.

La Présentation au Temple, peinture de Francia (1450-15171, au palais communal de Césône (Italie).

dans leurs peintures une foule de personnages ; à ceux que fait fig-urer l'Ecriture dans les sujets qu'ils interprètent, ils ajoutent leurs amis ou

les principaux de la cité, insoucieux de l'anachronisme qui introduit Laurent de Médicis dans le cortège des Rois mages. Ils ont le goût des

La peinture au XV* siècle.

Les damnes livrés aux démons, fresque de !Sip;norelli (1441-15^4?) dans la cathédrale d'Orviéto.

Les funérailles de Santa Fina i torque de ('liiilaiidajoflii'J-l'f'J4), La naissance de saint Jean-Baptiste, fresque de Ghirlandajo (1449-1494)

f à la collégiale de San Gimiguano. dans l'église Santa Maria Novella, à Florence.

somptueuses décorations architecturales; ils se plaisent à donner comme fonds à leurs peintures des paysages réels, et l'animal est étudié par eux aussi consciencieusement que la figure humaine. Ils excellent par la vérité de l'observation ; et comme chaque artiste voit la nature à sa

façon, il n'y a plus pour eux de types généraux; chacun d'eux représente à sa guise la Vierge Marie, le Christ ou les saints. Mais aussi leur science même causa quelques-unes de leurs erreurs ; ils goûtent à l'excès les effets de perspective outrée; ils remplissent quelquefois leurs œuvres d'archi-

L'ART EN ITALIE AU Xl\' ET AU XV SIÈCLE

La peinture au XV^ siècle.

^neas Sylvius Piccolomini, proclamé pape sous le nom de Pie II, fresque du Pinturicchio (1454-1513) dans la sacristie ou Jibreria de la cathédrale de Sienne.

La Vierge avec l'Enfant Jésus, des anges et des saints, peinture de Pérugin (1446-1524) au Musée de Bologne.

Jésus remettant les clefs de l'église à saint Pierre, fresque de Pérugin (1446-1534) dans la chapelle Sixtine, au palais du Vatican, à Rome.

Portrait d'un vieillard et d'un enfant,

peinture de Ghirlandajo ( 1449-1494). au Musée du Louvre.

lectures immenses et sans intérêt ; ils ne varient plus l'ordonnance de leurs sujets, répétant à satiété le même principe de composition.

Les peintres du XV^ siècle. — L'histoire de la peinture italienne au xv* siècle ne se concentre point tout entière, comme l'histoire de la sculpture, à Florence; il y eut des peintres danS' toute la péninsule et suivant les régions

auxquelles ils appartiennent, leur, tempérament varia. Un premier groupe de peintres florentins forme la transition entre le xiv" siècle et le XY^ siècle ; parmi ceux-ci se rangent l'élégant Gentile de Fabriano, le sévère dessinateur Pisanello, le pieux Fra Angelico. A côté de ce premier groupe s'en place un second, florentin également, qui fit faire à l'art de nouveaux progrès :

La peinture

au XV« siècle.

Saint Bernardin de

Sienne, peinture de Cri- Saint Jacques conduit au supplice, fresque de Mantegn a velli (i430?-1495 ?), au Le Crucifiement, peinture d'Antonello de Messino (U31-1506), dans l'église des Eremitani, à Padoue. Musée du Louvre. (I4I47-1492), au Musée d'Anvers.

Le triomphe de César, fragment des peintures laites par Mantegna (1431-150G), pour la scène du théâtre de Mantoue, dont il ne reste plus que les cartons aujourd'hui conservés au château de Hampton-Gourt, en Angleterre.

nous y trouvons Masolino da Panicale, encore bien maladroit dans son réalisme; Masaccio, qui provoqua l'admiration do ses contemporains par l'exactitude de son dessin et la noblesse de ses compositions; Paolo Uccello, passionné pour la perspective ; Filippo Lippi, qui imagina un gva-

Le Calvaire, peinture de Mantegna (1431-1506), au Musée du Louvre.

cieux type de la Vierge et montra dans l'ordonnance de ses grandes fresques une remarquable aisance. La seconde moitié du xv^ siècle présente quelques-uns des plus grands noms de l'école florentine; c'est, parmi tant d'autres, Benozzo Gozzoli, d'une si prodigieuse et si charmante fécondité; les deux frères Pollajuoli et Verrochio, qui se firent tous trois remarquer par l'exactitude minutieuse de leur dessin un peu sec; Lorenzo di Credi, quelquefois un peu monotone, enfin les trois plus grands, Botticelli, se plaisant à donner aux personnages de ses allégories mythologiques une grêle élégance, Filippino Lippi, ami comme

L'ART EN ITALIE AU XI V ET AU XV« SIÈCLE

La peinture au XV® siècle.

La Vierge et l'enfant Jésus, entre saint Pierre et saint Georj^cs, |ieinture de Giovanni Bellini (1428-1516), à l'Académie des Beaux-Arts, à Venise.

Le Christ mort, soutenu par la Vierge et saint Jean, peinture de Giovani Bellini (1428-1516), au Must'e Brera, à Milan.

La prédication de saint Marc à Alexandrie, en Egypte, peinture de Gentile Bellini (1426-1507), au Musée Brera, à Milan.

Les ambassadeurs du roi Agrippinus viennent demander la main d'Ursule pour Conan, tils de leur maître. Épisode de la légende de sainte Ursule, peinture de Vittore Garpaccio (1450?-lo23), à l'Académie des Beaux- Arts, à Venise. Au centre, les ambassadeurs remettant la demande au roi Théocrate, père d'Ursule; à gauche, groupe de seigneurs; à droite, Ursule fait connaître à son père les raisons de son refus.

Album historique. — II. 30

ALBUM HI-STORIQUE

Peinture, miniature et gravure au XV^ siècle.

L'Incrédulité de saint Thomas, pein- Le pape Sixte III recevant l'hommage de Pla- La Vierge sur un trône entre six

ture de Gima da Conegliano (1400-1518?), à tina, son bibliothécaire, fresque de Melozzo da Forli saints et saintes, peinture de Vivarini

l'Académie des Beaux-Arts, à Venise. (1438-1494) au Musée du Vatican, à Rome. (1461 7-1503?) au Musée de Berlin.

ANDREAE CNTRARîI.

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