X.WnMtfnQSUton, ru
Famille réunie autour d'un berceau; gravure en taille-douce, d'après un dessin de Moreau le Jeune (1741-1810).
nous montre dans les noces de campagnes le cortège des garçons en habit du dimanche , rubans au chapeau , bouquet au côté et des filles en blanc corset. Des noces bourgeoises, la partie principale est «Tindispensable festin toujours commandé d'avance
Z«ettre de mort du chanoine de l'église métropolitaine de Cambrai, messire Thomas Marie, mort à Versailles le 6 octobre 1774, conservco au Département des Estampes de la Bibliothèque nationale. Dans la vignette supérieure, on voit à droite et à gauche du cercueil les jurés cricurs des morts.
usages funéraires. Quelques traits les distinguent des nôtres : c'était Téglise qui fournissait les cercueils ; les corps étaient conduits à Téglise, déposés dans un caveau provisoire ettransportésde nuit dans les cimetières. Bien que l'étiquette de deuil eût perdu
et Qui se fait costume de deuil; d'après un dessin de Garmontelle (1717-1806) daté de HtJo, gravé en Jq gg^ ri^^UOUr il
/* , taille-douce par Delafosse, représentant « la malheureuse famille Calas, la nièce, les deux tilles, , ^ ^ '
ordinairement avec Jeanne Viguière, leur bonne servante, le fils et son ami lo jouno Lava^sse » (Département était d'usa^C CU-
chez le traiteur».
des Estampes : Bibliothèque nationale).
A la simplicité des noces des petites gens le môme auteur oppose le faste des cérémonies du grand monde . « On s'enferme dans des carrosses à glaces ; on est chargé d'atours; les coiffeurs ont occupé toute la matinée; on s'observe tristement; le cérémonial règle tous les pas. » Mercier nous fournit encore d'intéressantes descriptions des
core, dans les plus grands deuils, de tendre pendant un an les antichambres de noir, la chambre à coucher et le cabinet de gris, et de cacher les glaces pendant six mois. Enfin, l'habitude se répand de « faire porter le deuil aux lettres qu'on met à la poste ; la cire noire est employée » (Mercier).
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Costumes religieux.
Pape; Clément XIV (ITôO-lTTl); gravure en taillo-douco de Currcgo, d'après le portrait point par I.-D. Porta.
Pr61at; Charles do Sainl-Alhin, archovf'qup do Cambrai; gravure en taille-douce de G.-V. Schmidt (1712-1775), d'après le portrait exdcuté en 1724 par H. Rigaud.
Prêtre; Firmin Ludovic Tournus, mort en 1733; gravure en taille-dourc de G.-F. Schmidt ri7)2-)-73).
Abbé: d'après un dessin de l-oclerc. gravi^ nn taille-douce par Dupuis dans la (interif den inodps et costumex fi-ancais (illS).
i;É(;Lish: catholique au xviii* siècle
Costumes et bâtiments ecclésiastiques réguliers
Bénédictin : dom Denys do Sainte-Marlho, supérieur général delà --^
ongrégation do Saint-Maur, mort en 1725; gravure en tail" ' ~
de P. Drcvel (1663-1738), d'après lo portrait point par Gazes (167
congrégation do Saint-Maur, mort en 1725; gravure en taille-douce Religieuse: Madame do Vergy; d'après un dessin de A. de Saint- -" "676-1754). Aubin (l736-!807), gravé en taillc-douco par Fcssard (1714-1777).
Bâtiments monastiques: abba yo de Prcuiontré (étal actuel) dans la t'oi^êl de Qoucy (Aisne), reconstruite dans In première moitié du \viii« siècle.
Le costume ecclésiastique. — Il n'y a guoie à signaler dans Thistoire du costume ecclésiastique au xviu« siècle que l'apparition du vêtement mi-laïqne, mi-religieux des abbés. Il ne dilTérait guèi*e du costume civil que par l'addition du rabat avec un loug pli dans le dos, dernier débris de la soutanelle; ce vôtemeut devait être toiijoui's noir; en outre, les abbés portaient une perruque petite et élégante qui leur était particulière. Les portraits d'ecclésiastiques du siècle
Album historiqur. — IV.
témoignent de la richesse et de Télégancc du costume où les dentelles sont prodiguées aux manches et autour des sui'plis. Dans les monastèi'esde femmes, il fut parfois difficile d'empêcher les religieuses de se vêtir au goût du siècle ; au chapiti'e d'Alix, près de Lyon, les chanoinesses allaient au chœur en panier.
Les bâtiments ecclésiastiques. — Les richesses considérables de l'Eglise pei'mirent aux prélats et aux abbés de se faire construire de fastueuses
Édifices et objets du culte.
Candélabre en bronze Uor<^, par Jacques Renard, conservé ilaiis la cathédrale d'Autuu.
Chapelle de Notre-Dame de Bon-Secours, à Nancy. Construite sous le règne de Stanislas par Héré de Gorny (1705-1763).
Calioe en argent (cathédrale d© Troyes).
demeures ; combien de nos préfectures, de nos musées, de nos lycées, de nos collèges ou de nos hôpitaux sont encore aujourd'hui installés dans des abbayes ou des palais épiscopaux reconstruits au xvi!i° siècle. On peut voir par la gravure qui, dans cet ouvrage, représente Tabbaye de Prémontré, que ces édifices différaient peu des bâtiments civils et que le caractère religieux n'en était
Notre-Dame de Paris au xvui* siècle, de Née (1771-1818)» d'après un dessin de Marie-Anloinetlo pour faction de grâce naissance du Dauphin {Voyage pittoresque
— Celle gravure en taille-douco Moitié, représente Tarrivéo de célébrée en l'honneur do la en France).
Candélabre en bronze doré, par CafHeri, conservé dans la cathédrale de Baveux.
Burettes et plateau (cathédrale de Nancy).
Bénitier
(collection Chenaillier).
guère affirmé. Les églises construites à cette époque portent également la marque du goût du jour; fort peu religieuses, chargées de décorations contournées parfois en blanc et or comme les lambris des appartements, elles redeviennent plus sévères avec la seconde moitié du siècle quand le goût se reporta vers des formes d'art plus pures.
Les mômes variations de la
I/ÉGLISE CrVTHOLIQUE AU XVIIl» SIÈCLE
Cérémonies religieuses.
La prooession du Salnt-Baorement le jour de la Fête-Dieu, à l'époque de la Régenoe ; gravure en Inille-douce de Dubosc, d'après le defi^n de B.Picart.
Les trois vignettes : le pain bénit, Vadoration de la croix^ le jour de» cendres.
sont reproduites d'après des dessinsdeB. Picarl, graves en tailledouce par Dubosr.
Le Jour des oendres.
L'adoration de la oroiz, le vendredi saint.
La oommunton : gravure en taille-douce de Gravelot (1699-1173).
mode peuvent se suivre dans le style des objets du culte.
Les mœurs ecclésiastiques. — Le faste et l'élégance des prélats pendant les dernières années de l'ancien régime sont célèbres. Les prélats « chassent, bâtissent, ont des clients, des hôtes, un lever, une antichambre , des huis-
' . Le catéchisme :
SierS, des Ofnciers, une gravure en Uille- .11 . . douce de Gravelot
table ouverte, une maison (i 699-1773), exiraiie
Le pain bénit.
La oonlession; gravure en iaille-douco de Gravelot (1699-1773).
montée, des équipages »
(Taine). Au couvent d'Origny, près de Saint-Quentin, « l'abbesse a des domestiques, une voiture, des chevaux, reçoit en visite et à dîner les hommes dans son appartement » (M"**' de Genlis). Il arrive fréquemment que l'on joue la comédie , .,,, ^ ,., dans les couvents de fem-
de VAlmanach utile
et agréable de VÉ- mCS. A CCttC vic aiséC Ct
cole royale militaire . i i • * •
(1760). joyeuse, les historiens ont
ALBUW HISTORIQUE
Les institutions charitables
Salles de l'Hôtel-Dieu, au début du xviii» siècle: prravurcs on taille «lourc de Guêrani.
Le blanchissage du linge è THôlel-Dieu au début du xviii* siècle; gravure en taille-douce de Guérard. — Ces trois gravures sont const»rvées au déparlement des Estampes de la Bibliothèque nationale.
coutume d'opposer Texistence pénible du pauvre curé de campagne qui, à peine rémunéré, n'a presque rien pour vivre et demeure souvent dans un logis aussi sordide que celui de ses paroissiens. Les cérémonies religieuses. — La ferveur religieuse semble singulièrement ralentie, au moins dans les dernières années du xvui"' siècle. H Le peuple va encore à la messe, écrit Mercier,
Lit d'hôpital pour quatre malades (reconstitution exposée au Pavillon de la Ville de Paris, à l'ICxposition univorsellM de 1900).
mais il commence à se passer des vêpres que le beau monde appelle Topera des gueux....
Depuisdixans, le beau monde ne va plus à la messe ; on n'y va que le dimanche pour ne pas scandaliser les laquais, et les laquais savent qu'on n'y va que pour eux. » Mais aux grandes fêtes religieuses, les églises se remplissaient de nouveau; il y avait i\ Paris des paroisses, notamment celle de Saint-Sulpice, où laflluence était si grande, en particulier à la
Brasier pour entretenir <lu feu dans les salles de lIIôtel-Dieu.
«•onservé ù rilôtol-Dieu. à Paris.
L'ENSKIGNEMENT XV XVIIP SIÈCLE
Les collèges-
yJM Mttft-
Porte d'entrée du collège Louis-Ic-Grand
Cour du coUè^^e Louis-le-Grand (Ik'guillel).
Dortoir du collège de Navarre (Béguillcl).
Décoration pour la ropr<^st*nlalion des tragddies au collège Louis-lc-Grand, en août 1732; d'après un dessin de Le Maire.
niesso (le minuit, que pour prévenir tout désordre, rarchevéque faisait garnir l'église de soldats. De toutes les cérémonies, la plus solennellement célébrée était la Fête-Dieu. « Tous les ordres de l'Eglise environnent le Saint-Sacrement, écrit Mercier ; toutes les portes sont tapissées ; tous les genoux fléchissent ; les prêtres semblent les dominateurs de la ville; les soldats sont à leurs ordres ; les surplis commandent aux habits uniformes, et les fusils, mesurant leurs pas, marchent à coté des bannières Les canons tirent
La sortie du collège: gravure en taille-doucu par A. do Saint-Aubin (1730-1807), extraite de la suite des Pelils Polissons.
sur leur passage ; la pompe la plus solennelle accompagne le cortège. »
Les institutions charitables.
— Pendant la seconde moitié du xvni* siècle, quelques hommes de cœiu' protestèrent contre la négligence avec laquelle était tenu plus d'un établissement charitable. Déjà les représentations que nous avons de l'Hôtel- Dieu de Paris au début du xviu° siècle nous monti^ent jusqu'à trois rangs de lits dans la même salle ; mais, la situation à la fin du siècle s'était singulièrement aggravée. Le chirur-
Écoles et enseignement.
Éoole de ville: d'après uno gravure sur bois de 1777 (histoire de l'assassin Dosruos). I/cnfanl au bonnet d'âne est le futur assassin.
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