CHAPITRE XII
Sciences, lettres et arts pendant la Révolution et l'Empire.
Médaille commémorativo de l'organisation du Musée des Antiques au liOuvro sous TP/nipire.
Le théâtre. — Dans cotte pi^riode où Tactivité iaiellectuelle fut très intonse , Tart dramatique conserva naturellement la faveur qu'il avait au siècle précédent. L'aménagement intérieur des salles de spectacle continue à s'améliorer; dans presque tous les théâtres, les spectateurs du parterre sont désormais assis ; les bougies des lustres sont remplacées par des lampes. Sous la Terreur, la décoration du principal théâtre parisien, rancien Théâtre-Français, devenu le Théâtre-?^galité, fut mise au goût du jour; la salle fut entièrement peinte aux couleurs nationales disposées en raies égales et étroites.
Diplôme décerné i\ litre de prix tution des « citoyennes Hurard »
do C.-N. Cochin (1715-1790) gravé
Médaille déccruée au premier prix do pointure du Salon en l'an V (1797).
Les bustes « des martyrs de la liberté et de ses plus ardents amis » ornèrent les balcons; les loges sur le théâtre furent remplacées par deux massifs où Ton figura dans des niches des statues colossales de la Liberté et de rÉgalité. Il y eut peu de modification dans la décoration scénique; la rénovation du costume se poursuivit grâce aux efforts de Talma; mais les contemporains éclairés se plaignent de voir, dans le répertoire tragique aussi bien que dans celui de la comédie, les premiers rôles revêtus de costumes exacts tandis que les seconds rôles étaient habillés au hasard du magasin; on pourra juger par
d'émulation en 1793 par l'Insti- , à Rouen ; d'après un dessin on taille-douce par Prévost.
Le théâtre et la musique.
Costumes de théâtre sous l'Empire; Talma et M"* Diichcsnois dans la tragëdio d'H''clor (Marlincl).
Le théâtre sous l'Empire ; scène du Triomphe de Trajan reprdscntii à l'Opéra en 18U7 ; d'après une gravure en taille-douce anonyme conscrvtio au département des Estampes de la Bibliothôque nationale.
Costumes de théâtre sous l'Empire ; Talma et M"» Duchcsnois dans Ilamlet (Martinet).
Métronome construit par Maolzel en 1815 (Conservatoire des Arts et Métiers).
Harpo construite sous l'Empire (Conservatoit-e des Arts et Métiers).
les costumes de Talma que nous donnons ici de ce qu'était alors l'exactitude du costume théâtral. On aimerait encore à connaître l'aspect qu'eurent à la scène les pièces du théâtre révolutionnaire ou ces figurations de la Marseillaise ou du Chant du Départ que les contemporains nous dépeignent comme si émouvantes; mais il semble bien qu'il n'en ait subsisté aucune représentation figurée.
Les écoles sous la Révolution. — L'aspect des écoles créées par la Révolution est assez mal connu. En vertu de la loi du 27 brumaire an 111, les écoles primaires devaient être installées dans les anciens presbytères; en réalité, dans beaucoup de villages, elles furent établies dans les locaux que l'on put se procurer; il est donc probable que ces écoles conservèrent à peu près
Taspect de celles du xviii* siècle.
°'""' rDr.or(L:V.sf;g6T' '"" ^es écoles centrales furent amé-
nagées de préférence dans les
anciennes abbayes dont les jardins furent transformés en jardins botaniques. Si l'on en juge par l'école centrale d'Angoulême, les salles furent parfois ornées de devises républicaines ou de sentences morales; le mobilier était très sommaire et ne comportait guère qu'une chaise pour le professeur, des bancs pour les élèves ; ceux-ci, étant tous externes, ne portaient pas d'uniforme. Le début et la fin de l'année scolaire étaient marqués par des cérémonies où assistaient toutes les autorités de la ville; la distribution des prix se faisait solennellement; elle était précédée d'un examen public des élèves qui durait parfois plusieurs jours, accompagnée parfois de séances littéraires et scienti-
SCIENCES, LETTRES ET ARTS PENDANT LA RÉVOLUTION ET L EMPIRE
Établissements d'enseignement. — Costumes universitaires.
Salle de cours sous l'Empire; d'après une {gravure en laillc-douro de Marlol représentant la visite du papo Pie Vil, lo :28 février IHO.H A rinslilulion des Sourds-Muets dirigée par l'abbé Sicard (Bibliolliètjiio nationale; <léj)arl('iiienl des Kstan»p»'sK
Élève du lycée Charlemagne , .1 a^iee^i mie gravure rn ta Uli*i]-Hiie piihiiée jjar M nrlirieL
fiques avec expériences, d'une expo^ilion dt*s travaux iViivi dei^ elines, de concerli^, dr roprésenlatiuii'S draiJiiïlit|uos, vi Uivniiïiéo \\iu' lu irini^r aux lauréat.s dt* I(*iir:3 l'ri'om- [M^nsi's ; c'uiaitNit, oiitr*^ dos livres, dt's coarounes
di . 1 j Doyen et prolesssur de la Fa-
ChOnO el des gUir- oulté des sciences lloirmann).
Album histobique — IV.
Grand maitre de l'Uni versltô (Ilotfmann).
Lyoàen vers IhHI; d'âpre uno gravure esi Laiik-^iJDurr pubEit^tf pnr M^rlimH-
landciî de Ininît'i". (lida irîilîuil pas sans dt^ nom- Inruv dîsoourïii i'tili'^"iiiêlrs de innn-riuix ilo iiiusi<nic ri la cr*ri'nii>jiie s'arhevail par*Viis par litK.! iJi'uci'ssion dans la<]nelle un rccoiiduisait IriomplialcnKuit les élèves du local où ils
Institutions et établissements scientifiques.
avaient été couronnés jusqu'à l'école centrale.
Les lycées impériaux. — Les lycées impériaux eurent un tout autre aspect que les écoles centrales de la Convention; on y vit reparaître les pratiques des collèges ecclésiastiques avec des usages militaires. Ce furent des internats installés le plus souvent dans des bâtiments ecclésiastiques qui n'avaient pas toujours eu cette destination; aussi trop souvent les salles de classe ou d'éludé et les dortoirs f u rent-ils trop petits pour le nombre des élèves; on vit des dortoirs de60etde801its.
Le caractère religieux de cesétablissemenls se manifesla par le retour aux récompenses et aux punitions du régime antérieur, moins le fouet, à savoir :
tables d'honneur et de punition dans les réfec-
Première sèanoe derinsUtut naUonal, lois germinal an IV(4avril 1796); d*apr6s an dessin de Girardcl gravé on taille-douce par Berlhaull (Tableaux ife la Ilévolulion française).
Le Jardin des Plantes en 1806: la prando serre; d'après un dessin de Oarbizza, gravd en taille-douce par Chapuis {tyonuments de Paris).
La grande galerie du Muséum d'histoire natureUo .«-ous le Consulat; d'après un dessin de Rœhn (1780-1807), gravô en laillc-donce par De Lanno>, conservé au département des Estampes do la Bibliolbèque nationale.
toires , estrades d'honneur dans les classes pour les premiers, lecture à haute voix faite par des élèves au réfectoire pendant les repas. A Bruges, il y avait de Teau bénite à l'entrée des dortoirs, et les salles de classe étaient décorées d'images de piété. D'autre part, les élèves furent groupés en compagnie avec des caporaux et des sergenls qui eurent les insignesde leurs grades ; puis les élèves portèrent l'uniforme d'abord bleu, ensuite gris; tous les mouvements dans l'intérieur des lycées se firent militaii'ement; le tambour lemplaça la cloche ; dans son zèle, le proviseur du lycée de Rouen, dont l'élablissementpassait d'ailleurs pour un des mieux dirigés, envoyait àla promenade ses élèves groupésdeux par deux et précédés d'un tam-
SCIENCES, LETTRES ET AUTS PENDANT LA RÉVOLUTION ET L'EMPIRE
Le Système métrique. — Inventions scientifiques
Pièce de dix centimes en bronze frappée on 1800.
Usage des nouvelles mesures ; d'après un dessin do Dcliong gravé en taille -douce par
LaVirousse, conserve dans la collection Hennin
au dcparlonicnl des ICstampcs de la Bibliothèque Pièce de cinq francs on argent, frappée nationale. en l'an XI (i803).
Étalon du mètre fabriqué en I70S
Pièce de cinq francs
en argent, frappée en l'an V (I7î»7),
bour. A la liberté des écoles centrales, on su bsliliia ainsi un « ordre tout Spartiate », et les adversaii'es du régime reconnurent eux mômes la « ponctualilé rigoureuse» avec laquelles'accomplissaient tous les exercices. Les fonctionnaires de TUnivcrsité, aussi bien de renseignement secondaire que de l'enseignement supérieur, reçurent eux aussi un costume qu'ils durent porterdans Texer-
Télëgraphe Chappe (no:i-l805).
Métier inventé par Jacquard (t7r>2-l83i) pour le tissage de la soie.
l.cs monnaies représentées dans celte page sont conservées au cabinet des Médailles ; les autres objets au Musée du Conservatoire des Arts et Métiers.
Pièce de cinq francs
en argent, frappée en l'an V (!797).
cice de leurs fonctions et dans les actes publics; c'est, à quelques détails près, celui que la tradition conserve encore dans l'Université actuelle pour les cérémonies.
Établissements et innovations scientifiques. — Le goût du savoir, si répandu au xvm° siècle, ne s'affaiblit pas pendant la Révolution. Ce fut au contraire, principalement sous le Directoire et le Consulat, la période
Institutions artistiques.
Salle d'entrée du Musée des monuments français dans le couvent des Grands-Augustins, aujourd'hui l'École des Bcaux-Arls, à Paris.
Le Musée des Antiques au Louvre; d'après une aquarelle do Fontaine (!762-185;î).
d'activité la plus intense pour de fameuses entreprises d'instruction, Lycée des arts, Lycée répu- 1)1 icain, Société polymathique, etc.
On y liiisait des cours de tout genre, des expériences publiques de physique et de chimie, science alors très goûtée du public; on y donnait des concerts; on y distribuait solennellement des récompenses aux
inventeurs qui venaient y exposer eux-mêmes leurs travaux ; enfin les curieux y trouvaient des salles de lecture et de conversation. Ces établissements avaient un public assidu, où figurait, à rétonnement des étrangers, un grand nombre de femmes. Cette curiosité intelligente se retrouvai! jusque parmi le peuple; sous le Directoire, des camelots, pour deux sous, élec-
Le Jardin du Musée des monuments français. — Celte gravure, ainsi que la préci^dcnte, est extraite des Vues perspectives et pittoresques des Sallfs du Musée des tnonuments franraisy f/ravées au burin par MM. Réville et Lavallée, d après les dessins de M. Vauseile, publiées à Paris on 1810. — La vue du Musée du Louvre est extraite du journal des J/o/iMme«/« de Paris envoyés à l'cinporeur de llussic dans les années 1801), 1810, 1811, 1814 et 1815.
Irisaient dans la rue les curieux ou leur montraient la chambre noire, la double lunette à réfraction et le microscope. Le public put d'ailleurs satisfaireencore son désir de s'instruire aux grandes collections organisées par les gouvernements révolutionnaires; alors, fut fondé, avec la colleclionVaucan-
son pour noyau, le Conservatoire des Arts et Métiers. Le Jardin des Plantes se transforma; on y éleva des bâtiments nouveaux, serres, amphithéâtres, etc. ; les animaux de la ménagerie royale de Versailles y furent amenés.
C'est alors aussi qu'on vit se dresser sur les monuments les bras du télégraphe Chappe.
Enfin, à Paris, aux murailles des principaux édifices, on scella un métré de métal encastré
SCIENCES, LETTRES ET ARTS PENDANT LA RÉVOLUTION ET LEMPIRE
L'architecture et l'art décoratif.
L'architecture : façado do l'égliso de la Madeleine, à Paris, commencée en 17r>», conlinudo par Vignon (1T63-I8i8).
dans un tableau de marbre blanc et sur les grandes routes aux environs de Paris on commença à marquer les distances par des « pierres miliaires antiques avec l'inscription kilomètre ».
Créations artis tiques de la Révolution. — La Révolution contribua au développement des beaux-arts en supprimant le privilège de l'Académie de peinture et de sculpture, en ouvrant à tous les artistes le Salon qui prit une importance telle que dès 1795 il redevint annuel, en créant des musées d'art. En 1791} fut ouvert le Musée du Louvre ; on y entassa les collections royales, les collections des émigrés, et sous leDirec-
L'architecture : Arc de triomphe de la cour du Garroussel, construit par Pcrcier (170i-183ft) et Tontaine (1762-1853).
toire les chefs-d'œuvre de l'étranger,
L'art décoratif : Fête do l'entrée triomphale des monuments des sciences et des arts en France, ctWohrée au Champ-de-Mars les 9 et 10 thermidor an VI (27 et 28 juillet 1798); d'après un dessin do Girardet (170 il 873), pravée en taille-douce par Borlhault (1748-1819) pour les Tableaux de la Jiévolution française.
L'art décoratif : Translation dos cendres do Voltaire au Panthéon, le 11 juillet 1791, d'après uneaquarellede I.aprenëe rtls(17iO-1821), conservée au MuséeCnrnavalet.
dont le transfert à Paris fut d'ailleurs blâmé par un grand nombre d'artistes et de gens de goût; aux peintures et aux sculptures on ajouta d'abord quantité d'objets disparates a dont la plupart auraient été mieux placés dans un cabinet de curiosités »; de Wailly aménagea les salles et sous l'Empire le musée ne renferma plus que des œuvres d'art. L'énergie de Lenoir sauva de la destruction un grand nombre de monuments de l'art français qu'il rassembla dans le couvent des (îrands-Augustins , où jusqu'en 1816 ils formèrent le pittoresque Musée des M omimcnts français. Par
La sculpture française et étrangère.
Sculpture Italienne : Le monument du papo Clémonl XI FI (1758-1760), par Canova (1737-I82i'), dans l'égliso Saint Pierre, h Komo.
Gravure en médaille
Médaille frappée (1810)
à l'occasion du mariage
do Napoléon avec
Mario - Louise
(Cabinet des
Médailles).
Sculpture anglaise : Monument de Tamiral Nelson (I7o8-I805), par Flaxman (1755-1820), dans la cathédrale Saint-Paul, ù Londres.
Portrûlt de Mtrabeau .
hiiski «"n !HHflji't> ynf Lui lï?» ^Ir
Portrait de sa mère ^pl^iiv'.
par .LE. lïLirrioul n:<U-li^il.
expuivd nu f>iiJon de M'K*'^
Gc(s $onlpf4irï«^ atmi conservées au Musée du Louvre,
Homère, par Ph. Roland (1748-1810), statue en marbre, exposée au Salon de 1812.
ses comniaiuU's .
Napoléon i 11» [I ri ma h son tour une vive impulsion aux beaux-arts. Ceux des artistes à qui la fortune sourit se meublèrent de somptueux ateliers; celui de Gros était célèbre par les étolFes et les armes de prix qu'on y admirait.
Les beaux-arts. — I/imitation le plus souvent irraisonnée des modèles antiques domine l'art européen de 1789 à 1815. Fidèles à ce
Œdipe enfant rappelé à la vie par Phorbas, groupe en marbre par Chaudet (1763-1810); le plâtre fut exposé au Salon de 1810.
prini^rpe, les architectes ei*nstnjist'iit des monuments en forme de temples antiques qui sont ici des bourses ou des tribunaux et là des églises, comme ils pourraient ôtre ailleurs des églises ou des bourses. Les sculpteurs franc^ais, en poursuivant la réalisation d'un type de « beauté impersonnelle et abstraite », ne produisirent, à l'exception de quelques bustes où se conserve l'observation des grands portrai-
SCIENCES, LETTRES ET ARTS PENDANT LA RÉVOLUTION ET L'EMPIRE
La peinture française.
Le général Bonaparte visitant les pestiférés à Jaffa (11 mars 17i)9), poinluro do Gros (1771-1835), exposëo au Salon de 1804 (Musée du Louvre).
La Justice et la Vengeance divines poursuivant le Crime: Le retour de Marcus Sextus; poiiiiuro do Guérin (177i-l8:}3),
peinture do Prud'hon (173S-l8i3), exposée nux Snlons de 1804 et de 1814 exposée nu Salon de 1700 où elle obtint le premier prix (Musée du
(Musée du Louvre). Louvre).
listes de Ti^poque précédente, que des ouvrages de la sculpture emphatique ou maniérée d'un
froids, et convonlioimels. On en peut dire autant Flaxman ou d'un Canova, les plus grands sculp-
La peinture française.
Départ pour nna nooe de village, peinturo par Demarne (1744-1820), conservée au Musée du Louvre.
Portrait de madame Rècamier, peint par David (1718-182.')) vers 1800 (Muscc du liOuvre).
Les Sabines ; peinture exf^culéo par (Musée du Louv
ieui's étrangers. La recherche du même idéal se manifeste dans une bonne partie de l'œuvi^c des peintres français de ce temps groupés autour de David, le champion de l'asservissement de l'art à Télude de Tanlique; mais, par une heureuse inconséquence, le grand artiste abandonne ses fi*oidcs théories pour revenir à l'observation la plus sériée de la nature dans ses portraits d'une si intense vérité et dans ses tableaux historiques d'une si belle ordonnance et d'une si large intelligence du sujet. Ce sont des
David (1748-1825) on 1799 re).
Orfèvrerie : Berceau du roi de Rome exécute sur un dessin de Prud'hon, conservé aujourd'hui au Palais impérial à Vienne.
PortraltdemadameMoreldeTsmguy et de ses deux tilles
peint par David (1748-1825), conservé au Musée du Louvre.
qualités du môme ordre, et parfois avec une couleur plus chaude que Ton retrouve chez les peintres, qui, comme Gros, retracèrent les grandes scènes de l'épopée impériale. L'observation exacte de la vie se rencontre encore chez les peintres de genre ; on a pu rapprocher Boilly des petits maîtres hollandais; voici qu'avec Demai'ue les paysagistes commencent à peindre la nature sans se croii'e obligés de la corriger pour l'embellir; enfin, il faut mettre à part Prud'hon, unissant à de hautes inspirations
SCIENCES, LETTRES ET ARTS PENDANT LA RÉVOLUTION ET L'EMPIRE
Peinture anglaise
et espagnole.
Peinture anglaise : Portrait d'un invalide de la marine à l'hospice do Greenwich, par sir Henri Racburn (1756-1823), conservé au Musée du Louvre.
Peinture espagnole : Groupe d'anges, peinture par Goya (1746-1828), conservée au Musée de Madrid.
Peinture espagnole : portrait de femme par Goya (1746-1828), conservé dans une collection particulière en Espagne.
Peinture anglaise : paysage par Morland (1763-1804), conservé à Londres dnnsjune collection particulière.
Peintureanglaise: portrait de miss Fry par Lawrence (1760- 1830), conservé à Londres dans une collection particulière.
le charme de sa grâce ingénieuse. A Ictranger, racole anglaise s'impose seule à notre admiration avec ses grands portraitistes et ses paysagistes; TEspagùe a Goya dont l'œuvre étonne par un mélange de réalisme et de fougueuse imaginât ion. Les graveurs sont encoi'e nombreux et habiles; mais leur burin n'a plus ni l'élégance ni la finesse des maîtres qui les ont précédés. Dans les arts industriels sévit rimitalion de l'antiquité romaine et égyptienne ; mais il faut reconnaître que si les lignes des meubles de ce temps sont raides et
Album historiqub. — IV.
monotones, l'accord des bronzes, des ors et des bois riches produit souvent de chaudes harmonies. La musique. — La musique fut très cultivée pendant cette période. La Convention recourut à ses accents pour embellir les fêtes publiques. Pendant le Directoire et le Consulat, les concerts d'artistes ou d'amateurs furent extrêmement fréquentés. La harpe resta l'instrument le plus en vogue; cependant alors commence la brillante fortune du piano dont les Erard viennent de perfectionner la fabrication.
Les arts mineurs.
Imprimeurs en taille- douce.
Ces trois vignettes sont reproduites d'après une suite dVaux-forles do Duplcssis-Bertaux (17VT-18I8).
Marchand d'estampes.
Ces trois vignett^îs sont reproduites d'après une suite dcaux-fortes de Duplessis-Berlaux (1747-1818).
Cette suite peut être daté<» du Consulat ou des premières Art du bronze : chenets do slvlo ann<*cs do rKmpirc.
empire (Musée do Vor^millos).
Broderie : Selle avant appartenu à Napolôon I" (Musée d'artillerie).
Art du bronze : candélabre d'applique de style empire (Pa- Art du meuble : commode de style empire, conservé lais do Compiègne). »» Potit-Trianon, à Versailles.
Le Suffrage uniToreel : scène d'élcclion d'après le tableau de Bramtot exposé au Salon de 1891 [lUnstrntiou).