CHAPITRE XI
La Vie privée sous la Révolution et l'Empire.
^2ll^l^l!^ji^^*^ c^t^^;*^~^.V^ -H^^^^*^^^ ^ *^^
Ceinture porlëo par les jeunes filles lors de la Iranslalion des cendres de Voltaire au Panthéon le H juillet 1791 (Musée Carnavalet .
Canne d'incroyable (Musée Carnavalet).
Le costume masculin. — Au début de la Révolution, lo coslunio masculin l'oslo composé do l'habil, de la veste ou gilet, do la culotte attachée au genou, des bas et dos souliers ; cVst encore le vêtement habillé mémo sous la Terreur. En 1793 et 1794, les Montagnai'ds adoptent le pantalon populaire, la veste ou gilet appelée carmar/nole, la houppelande en forme de longue redingote et le bonnet rouge. Apr(>s le 9 thermidor, reparut la mode des culottes attachées au genou par des rubans, des redingotes h larges revers avec un collet dont la couleur variait suivant l'opinion politique, et de l'ample cravate autour du cou ; c'est, avec un arrangement particulier delà coiffure, le cos-
Broo révolutionnaire (Musée Carnavalet).
tume des incroyables et des muscadins. Après 18()(), la culolle, le frac, la chemise à jabot redovionnont d'usage dans lo costume habillé; dans la tenue do ville, règne désoiniais le pantalon lombant droit ou pris dans des bottes; il s'accommode au gilet et à l'habit dont la forme varie suivant les caprices de la mode ; la ci'avate conti nue à être enroulée autour du cou.
En hiver, l'anglomanie fait adopter comme vêtement de dessus lo carrick à nombreuses pèlerines. La chaussure est le soulier jusque vers le Consulat, puis sous TEm- -botte d'origine militaire. Le tricorne 1789 devant le chapeau de feutre à
pire lademi-
disparaît en
largo bord, orno jusqu'à la fin du Directoire de
ALBUM HISTOUIQUE
Costumes de 1789 à 1799.
Dames en ITI»0 iCabinrl tha MoJrs).
Gens du peuple .n ITS'» (I.Ml>n.u>
Jeune homme on 1700 [CnhiiH-t ((es Moih'x\.
Incroyable et Merveilleuse
daprôs une {;ravnre eu taLlIoilour de ChAlai^'nicr(l77J-lSiTj.
In cocarde IricoJon» ; pcn- (lîinl l'Empire, le hicoriK» redevient le chapeau habillé, et dans la tenue de ville,
d'immenses chapeaux en croissant imités du chapeau
Dame et enfant en 17D'.i
des ol'liciiTs supérieurs foni concurr(»nc(» au chapeau haut de forme. Dans la coillure, la perruque se maintient d'abord ; mais la poudre est vite abandounéc» : sous l'Empire, la perruque elle-même disparaît, et les Parisiens reprennent l'habitude de ne plus porter que leurs propres cheveux coupés ras
Muscadins vers 1795, d'après un dessin de Bosio (1707-1841),
grave en taille-douce par J. iMarchand. Dames en 1799 {La Mésanf,ère).
Ces deux dames portent le coxtwne a l'antique.
autour de la tète ; c'est la coillure à la' Tilits, Sous le Directoire, incroyables et muscadins portèrent leurs cheveux longs, nattés sur les tempes en oroillrs do
Jeune homme n. 17'».» ('lnv)i. Parmi Ics accessoiiTs de la toi-
■« li-Nriiil la i'jMiilN' i1h> spoc- ,.. 'ipi %. i il i^'
ta.us ./.a j/<v.n,,ov;. lettc, il faut uotcr les breloques, I e-
pingle eu forme d'étoile, de papillon ou de croissant attachant les plis de la chemise sous le Directoire, la solide canne des incroyables et les besicles qu'il fut d'usage d'avoir sur le nez pendant le Directoire et le (lonsulat.
Dame et homme en 1709 {ÏM Mé/tnngt're).
LA VIK PlUVÉK SOUS LA RÉVOLUTION Kï L^EMPIRt)
lr>7
Costumes sous
le Consulat
et l'Empire.
Dame et enfant on isoo.
Élégante »> «mi Isôo.
Homme et enfant on IHOi. Dame en « sholl - on IB02.
Dame en n<''^ligë on 18(»3.
.Ouvrière en modes
on isol
Dame en demi-parure Costume (lomilinbilh^aHnri;, on IS03.
Toutes ros jrraviiros on tîiillo- «louoo anonymes sont extraites du Journal des /)avu'x ft di$ Mod*'H.
|ui1)lié pnr La A/i'Manyèi'f' ^17«»1-
Dame en 180G.
Dame on 1810.
Fillette en 1810.
Homme en 1810.
Le costume féminin. — Sous la Constituante, m("^mes laçons que pendant les années précédenle costume féminin conserve à peu près les tes; la vogue est seulement aux couleurs natio-
lo8
Costumes sous le Consulat et
l'Empire. — La Toilette.
^ZAtif-
Boutique de bottiers sous le Consulni. «l'nprùs une gravure à rcau-lorlo do Duplessis-Bcriaux (1747-1818).
Corset eu 1810.
Enfants en iSOO.
Dame «mi 181 1.
Ck>8tume de bal en 1 H 1 1 .
nales ; les femmes ornent leur coiffure de la cocarde tricolore.
Sous la Convention, le costume ne se compose plus que d'une jupe ample, d'un corsage à manches justes dont la taille est assez basse, d'un fichu en pointe et d'un bonnet de dentelle. A la fin de 1794, apparaît brusquement le cosliime à r antique ; la jupe devient longue, tombante et à traîne, la taille remonte sous la gorge portée très haut; souvent la poitrine et les bras sont nus. Lorsque la rigueur du climat ne permet pas ce déshabille^, les femmes portent le spencer, corsage dVHofi'e, d'origine anglaise; un shall, écharpe d'étoiles
Peigne «rdraillc dit en rorbeille, dont la modo s'introduisit vers I8(i.'i (Musée Carnavalet).
L'^s figures qui no sont pas accompagnées de leur provenance sont reproduites d'après les vignelles en taille-douce anonymes du Journal *hi Dames et des Mofles publié par La Mésanyère ( 1 7 6 i - 1 .S.H ).
Jeune fille en ]8i:).
Dame en camisole du matin en 1813.
Costumes d'hommes en 1812 : d'après 17.M-18;{iîi, inti
orientales ou de dentelles complète le costume. Les étoffes le plus en vogue sont avec les toiles imprimées de Jouy, fabriquées par Oberkampf, lesmousselinesdel'Inde, véritables « tissus d'air », brodées ou lamées, que l'on dispose sur des satins s'accordant avec le ton des garnitures de fleurs ou de ruban dont sont ornées les robes. On porte aussi volontiers en hiver, d'épais velours. Les robes sont agrémentées de dentelles. La chaussure est le soulier plat attaché à la jambe, sous le Directoire, par des rubans. Sous la Terreur, les femmes couvrirent Jeurs cheveux d'une perruque blonde»; cette mode
une gravure en taille-douce de Debucourt tulé /é» Taillenr.
LA VIE PRIVÉE SOLS LA RÉVOLUTION ET L'EMPIRE
Paysans et gens du peuple sous le Consulat et FEmpire.
Jeune fille de Blarly-le-Roy
(Martinet).
Femmes du Val-de-la-Haye et du pays de Caux (Martinet).
Paysans, d'aprùs une gravure à l'eau-forto de Boissieu, datde do 1800.
Jeune homme de Marly-le- Roy (Martinet).
prit fin sous rEmpire ; les cheveux sont alors naltés sur la nuque, maintenus avec de grands peignes d'écaille et frisés sur le front. La venue de Tambassadeur turc à Paris en 1797 mit à la mode le turban qui se maintint pendant les premières années de TEinpire. Les coiffures habillées sont parées d'aigrettes, de bandes d'orfèvrerie, de réseaux de perles, etc. A partir de 1795 revient Tusage du chapeau ; c'est le plus souvent une capote de dimensions parfois extravagantes, ornée de rubans ou de l)Ouquets de plumes. Dans le vêtement de dessous sont inaugurés le corset de toile et le pantalon; le goût du linge fin est général. Comme parure, on multiplie les dia-
Gens du peuple à Paris, on 1811; d'a])ros une aquarelle dOpilz, rcpréNontant des oliantours populaires, conNorvce au département d»;s Kstanipes de la Bibliollirque nalionalc.
Laitière de Marseille sous l'Empire (Martinet).
mants et les perles, auxquels on ajoute les colliers de corail; les femmes ont cessé de se poudrer et de se farder. L'accessoire principal de la toilette fut le réticule ou la balantine, sac attaché au bras, dans lequel étaient renfermés les menus objets de toilette, mouchoirs, éventai 1, bourse ou cette lorgnette, que les femmes tenaient constamment à la main, lorsque la myopie fut de mode. Variété des costumes ; gens du peuple et paysans. — Les costumes qui viennent d'être décrits n'étaient point les seuls portés. « Il n'y a point d'endroit sur la terre, écrit un contemporain en 1806, où l'on ne voit un assemblage plus complet qu'à Paris de tous les costumes
L'Ameublement.
Menuisiers suiis rjCinfilrc : d'aprc»s iino ^Tavurc ii l'i'au -forte
Charbonnier son^ l'KmjMro
Porteur d'eau sous rEnipirc (IVlil).
Fauteuil ciupirc exécute par Jraii (collcclion A. Haynau»!).
Pendule en bronze doré empire (Palais de Gonipièj^ne). Table de toilette empire (Palais de Compiègne).
qui ont existé depuis soixantedix à quatre-vingts ans. » Cette diversité se retrouve dans le costume populaire. Parmi les gens du peuple, beaucoup portent le pantalon; mais beaucoup aussi la culotte attachée au genou ; le costume des femmes avec le bonnet et le fichu reste h peu près h» même depuis les premières années de la Révolution jusqu'à la lin de TEmpire. Enfin les recueils de costumes des départements nous montrent pareille variété dans le costume campagnard où le vêtement s'éloigne avec la xabie de nuit empire distance des modes parisiennes.
L'habitation et le mobilier. — Pendant la Révolution et l'Empire, il y a peu de modilications dans la construction des habitations; Tusage se répand d'adjoindre dans les maisons
riches une salle de bain à Tappar-
ftement ; le style anglais triomphe dans la disposition des jardins.
Mais raménagement intérieure!
le mobilier se transforment; les glaces se multiplient; le papier peint commence à remplacer les tentures. Le style antique, innové dans les dernières années du règne de Louis XVI, auquel s'ajoute depuis l'expédition d'Egypte rimilation du style égyptien, s'impose exclusivc^nent à la décoration et au mobilier. On ne voit plus aux murs que des motifs imités des peintures de Pompéi. Le mobilier, le plus souvent d'ébène ou d'acajou, alTecte des formes droites, aux arêtes vives; les meubles sont ornés de bronzes dorés, victoires, griffons, sphinx, attributs guerriers, dont la vogue est générale. Alors
(Palais de Compiègn»'
LA VIE PRIVÉE SOUS LA RÉVOLUTION ET L'EMPIRE
L'Ameublement.
Chaise empire (Palais de Gompit^gno).
Chambre à coucher sous l'Empire ; d'après une gravure au trait do Pcrcior (I764'I838), et Fontaine (1702-1853).
Fauteuil empiro (Palais du grand Trianon à Versailles).
Torohfere
Blaçons; d'après une gravure àreau-forto de Duplessis-Bcrlaux (I7i7-I8i8).
apparaissent le lit en bateau disposé sur une estrade, la table de nuit, la chaise longue, le candélabre à haute tige, la psyché, la pendule à sujet qu'on rencontre désormais sur toutes les cheminées, cantonnée de vases d'albâtre ou de porphyre. Les appartements sont chauffés à l'aide des cheminées à la prussienne, éclairés par des lampes à huile, le quinquel k éblouissant », la lampe Carcel ou par des lustres.
L'eau n'élant pas encore amenée dans les appartements, le soin de munir la maison de sa provision d'eau quotidienne constitue le métier de solides Auvergnats ou Savoyards.
L'alimentation. — Après la Révolution, de l'aveu des contemporains, dans toutes les classes de la société, on mangea plus et mieux qu'avant 1789. Suivant Mercier, cela fut dû à la transformation en res-
Marchande de papiers peints
(Petit).
cherchée ; paraissent nos coloni
Tailleurs de pierre ; d'après une gravure à l'eau-forto do Duplessis-Hortaux(l7i7-l.S18).
taurateurs des cuisiniers des émigrés qui vulgarisèrent les recettes de l'ancienne cuisine française, à la vente des caves ecclésiastiques ou nobles qui répandit le goût des vins fins, à la mode qui, en débarrassant les femmes de vêtemenls où elles étaient serrées à outrance, leur permit de « manger à satiété ».
Aux trois repas antérieurs, on en ajouta un quatrième, le déjeuner à la fourchette que les élégants prirent d'abord au café vers onze heures et dont l'usage se généralisa par la suite dans les familles.
Dans les dîners parés, le service se modifie; Cambacérès imagine de faire servir ses convives par son maître d'hôtel et ses propres valets.
L'alimentation est volontiers redes fruits nouveaux, tels que l'ananas, sur les tables; par conti*e, la ruine de es et la politique de Napoléon forcent
Marchande de saucisses
chaudes sous l'Enipiro (Pclil)
Marchande de café au lait
sous l'Empire (Pclil).
les cuisinières à remplacer le sucre par la cassonade; Tanglomanie introduit dans la désignation des mets les noms de hcefsteak et de romlbecf, La politique se manifeste à table par la décoration emblématique de la vaisselle révolutionnaire, par la composition curieuse des mets comme en témoigne la mention dans des livres de cuisine du temps, d'une soupe à la cocarde où des rosettes de choux font les trois couleurs, par Tusage sous le Directoire d'accompagner le repas de toasts patriotiques. On en revint plus gaiement sous TEmpire aux chansons et aux mystifications. Les restaurateurs deviennent très nombreux; à Paris, il y en a à tout prix ; on y prend ses repas à prix fixe et à la carie ; on y mange « chèrement et tristement », car chaque consommateur a sa table et il est devenu « rare qu'on adresse la parole à son voisin ». Mercier signale le curieux usage des cuisines en plein vent pour les gens du peuple sur les quais, et nos estampes nous montrent la marchande de saucisses faisant cuire ses crépinettes sur un fourneau placé sur une sorte d'étal attaché à ses robustes hanches. La vie de société. — La vie de société qui avait disparu pendant les premières années de la Révolution reprit avec le Directoire; Cepen-
Restaurant en 1703 au Palais-Royal : d'après un dessin de Swebach (1769- 1823), gravé en taille-douce par Borlhaull (1748-1819) reprësenlant l'assassinat do Lepolleticr de Sainl-Fargeau le 20 janvier 1793 (Tableaux fnstonques de la Jiévolution française).
Marchand de coco sous la Hévolulion ; t'ragmcnl d'une composition de Boilly(lT61-183i) gravée en taille-douce par Honncfo}-.
dant,iln'y eutd'abord, comme réunion d'un caractère vraiment mondain, que les « t/tés » pour lesquels hommes et femmes se réunissaient dans l'aprèsmidi en grande parure. Le Consulat'vit renaître les habitudes élégantes de Tancienne société; des maisons se reconstituent ; Sieyès a une « antichambre pleine de laquais galonnés » ; les domestiques de Cambacérès sont en « livrée de drap bleu avec revers de velours de même nuance et galons d'or »; les équipages reparaissent. Sous Timpulsion de Napoléon, qui, pour développer le commerce et l'industrie, « voulait qu'on s'amusât », la haute société parisienne s'enivre de plaisirs mondains; princesses, hauts fonctionnaires civils et militaires, riches financiers, multiplient réunions, dîners et bals ; on se plaît à danser des quadrilles composés, sorte de ballets, comme cette partie d'échecs que décrit le général Lejeune dans ses Mémoires, où « trente-deux personnages figuraient les rois, les princes et les sujets de l'Egypte et de la Perse dans les costumes les plus riches »; on se reposait de ces danses compliquées avec la valse qui apparaît alors dans les salons français. Mais quelques habitudes de l'ancien régime disparurent définitivement; ainsi l'usage si répandu au xviii*^ siècle
LA VIE PRIVÉE SOUS LA RÉVOLUTION ET L'EMPIRE
Les Transports.
L'âirrlvèe de la diligence , dojiri*s une peinture de UoiUy [llni-mio) conservée au Musi^e du l^ouvre.
Amazone en 1800 (La Mosangère)
Maréchaux ferrants sous IKinpiro : d'a]>r6s une gravure à roau-forlc de Duplessis-Uerlaux (1747-181 8).
chez les femmes du monde de laisser assister leurs amis à une partie de leur toilelle.
Les divertissements.
— Le théâtre et la danse furent les divertissements favoris des Parisiens jusqu'en 1795. Avec le Directoire, les lieux de plaisirs se multiplient ; sur
les boulevards, on trou- ^^^''^^ '"^^'""''^ ^" "'"" "" '''' ^^^P- ^"' Estampes; Bibl. nal ).
vailles cafés en renom lels que Frascati, où il spéculateurs en lieux de plaisir; c'étaient, par était de bon ton, au sortir de bals payants, d'aller exemple, Bagatelle, TÉlysée-Bourbon, les bosquets prendre des glaces, des théâtres, des panoramas, d'idalie, les jardins Mousseaux, aujourd'hui le
Charrons sous TEnipiro; d'après une gravuro ù l'eau-forlc de Duplcssis-Berlaux (1747-1818).
genre de spectacle d'invention récente, des baraques de saltimbanques, les arènes de Franconi, sans compter quantité de chanteurs populaires. Le soir, s'ouvraient de nombreux jardins .
Plusieurs habitations d'émigrés avec leurs beaux jardins avaient été transformés par des
Le jeudel'aro en 1812 (La Môsangèro).
Orchestre en plein venl sous l'Empire d'après une gravure à l'eau-forlc (le Duplcssis-Bertaux (1747-1818U
Le jeu du Diable en 181
(La Mësangèrc).
La promenade du jardin turc sous IKnipirc ; d'après une gravure en laille-doucc de Jazel.
Costume de
bal en 18U0 (La .Mc'satigcre).
parc Monceaux, les jardins Bolin plusconliiis sous le
Le café Frasoati on 18U3 ; d*aprôs une gravure en taille douce de Dcbucourt (1755-1832).
Costume de bal
en 1800 (La Mdsangùre).
nom de Tivoli, le jardin Turc. On y voyait des illuminations
^-' LA Vil- IMtlVÉE SOUS LA RÉVOLUTION ET L'EMPIRE
Les Divertissements
Le jeu de bagueasoas l' Empire; d'après une gravure en laillodouce anonyme (Bibliolhèque nationale ; département des Estampes).
Soldats de plomb figurant le passage do la Bt^r(<sina (collection Fabens).
mm
« Fête donnée par le général Berlhîcr, nïînîstro de ta guerre, dans son hôtel et jardins de Taris à l'occasion de la paix le 2 germinal an IX (23 mars 1801 ; d'après un dessin au trait de F. Piranesi (175Ô-18I0).
Une maison de Jeu sous le Directoire; d'après un dessin de Germain gravé en taille-douce par Darci«».
Les oublies sous l'Empire; d'après une gravure anonyme en taille-douce destinée à servir do couvercle à une tabatière (Bibliothèque nationale ; département des Estampes).
de couleur, des feux d'artifices, des expériences Palais-Royal réunissait à peu près tous les diverd'aérostation et des bals. Enfin à lui seul le tissements parisiens et attirait les joueurs à ses
Cérémonies de famille.
Mariage olvil sous la Terreur.
nombreux Iripols. En 1797, on vit renaître la promenade de Longchamp; en 1800, les bals masqués de l'Opéra ; en 1805, le cortège du Bœuf gras.
Cérémonies de famille. — La Révolution créa le mariage civil qui pendant quelques années fut le seul pratiqué. Pour les funérail- Enterrement eu 180i
les, « Tappareil funèbre, ^^^ ^••«•^ vipnelles sont reproduites d'après des t^ravures en taille-douce ^ niinuit; Ic bal dc UOCC \ ^^ vâ/tv, anon^.n^cs du dcparlomeiil des Estampes a la Bibliothèque nationale. '
écrit un contemporain a lieu, comme avant la
en 1795, consistait dans le cercueil cou
Mariée CQ 1813(LaMé8angêre).
de visite et des confiseries au 1" janvier; les mariages se firent avec le cérémonial antérieur ; Junot otTre à sa fiancée la corbeille et le bouquet de fiançailles; la jeune mariée paraît au mariage civil avec la couronne de fleurs d'oranger et le voile en point d'Angleterre; le mariage religieux a lieu
vert d'un drap tricolore et reposé sur un banc. » Des porteurs précédés d'un commissaire civil le conduisaient au cimetière, sans passer par Téglise, à toute heure du jour; avec un ou deux parents, ils constituaient tout le corlège.
Dès la lin du Directoire, on se remit à célébrer les fêles ordinaires de l'année; avant môme que le calendrier révolutionnaire eût été aboli
Corbillard en 18Ui.
les Parisiens échangèrent des cartes
llévolution, dans la quinzaine qui suit le nuiriage. Enlin des règlements de police sous le Consulat donnent aux pompes funèbres l'organisation qui dans ses grandes lignes est encore celle qui règle les cérémonies de nos jours. Les défunts furent désormais portés au cimetière dans un corbillard, honneur réservé j usque-là aux princes et aux grands seigneurs. L'usage de draper de deuil les appartements des personnes de distinction ne reparut plus après 1789.
BCarchand d'encre sous rFnipirc.
Céramique révolutionnaire : encrier de C. Dcsmonlins. (L'Encrier el la Reliure sont conservés au musée Carnavalet: les deux médailles au cabinet dos Médailles ; la vignello « Marchand d'encre » est reproduite d'aprO-s une g-ravure en taille-douce de Petit, conservée au déporlement des Estampes de la Bibliothèque nalionalo).
Reliure révolutionnaire.