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Sabre d'officier supérieur d'infanterie; modèle 1855.
que fut donnée aux soldats la capote. Sous la troisième République, à part des modifications de détail, le cos-
Sabre de garde du corps sous le règne de Louis XV III.
tumc est resté à peu près le même que sous le règne de Napoléon [[[; mais le képi a achevé de détrôner
LES ARMÉES FRANÇAISES AU XIX» SIÈCLE
Costumes militaires ; armée coloniale et armes spéciales.
Tirailleurs sénégalais en arrièrc-gardc; d'après une peinture do M. M. Pcrrcl {Mus6o du Luxembourg).
Tirailleur annamite d'après un document du Muséo do l'Arniéo.
le shako et le bonnet h poil. Sous la Rostcuiration , Tuniforme futblanc; en 1820, l'habit et le pantalon redevinrent bleus; à partir de 1829, l'infanterie a porté le pantalon garance. Depuis la lin du
règne de Louis-Philippe, le ceinturon a été substitué aux buflleteries. Au cours du siècle, les troupes de cavalerie ont abandonné, elles aussi, les ornements superflus, tels que le bon-
Album historique. — IV.
Chasseurs et artilleurs alpins en marche, d'après une i»einluro do M. Louslauncau conservée au Musée de l'Amiéc.
Officier indigène de tirailleurs algériens; d'après un document du Musdo do l'Arméo.
net à poil, les chenilles énormes adaptées au casque, la sabretache ; le nombre des brandebourgs a diminué. De tout temps, runiforme de Tartillerie a été plus sobre.
L'armement. — Dans l'armement moderne, il ne subsiste plus des anciennes armes défensives que la cuirasse portée par les cuirassiers et le casque en métal en usngc parmi les dragons et les cuirassiers. Le hausse-
L'armement.
Gn^nadlei' d Infanterie légère ^.
Soldat d'iDfanterie de ligne <«.
Garde munEoJpal de Paris *\
Garde national en capote <
Garde national <-.
Cos vignettes reproduisent une suite do V, Adam où l'on voit la cliarge en 1:! tenii»s exécutde par ditrércnts corps franrais vers I8U». Il n'a pas éU* possible de disposer ici ces vignettes dans Tordre de temps do la charge; on le reconstituera en se reportant au numéro qui accompagne chaque vignette. Voici cet ordre : l. Chargez vos armes. — i. Ouvrez le bassinet. — 3. Prenez la cartouche. — 4. Déchirez la cartouche. — 5. Amorcez. — G. Fermez le bassinet. — 7. L'armo à gauche. — 8. Cartouche dans lo canon. — U. Tirez la baguette. — 10. Bourrez. — 11. Remettez la baguette. — 12. Portez armes.
LES ARMÉES FRANÇAISES AU XIX* SIÈCLE
L'artillerie au XIX° siècle
Canon'de 24 de siège en usage dans Tarmëo française Jusqu en 1858.
Canon de 4 rayé de campagne, adopté en 1858.
A jiarl Ir cAtioti 'li^ -V. le? riinfjti dr 4 vl în iitilrûdU'Usc i^ùîJ^nrvcK au Mus^o d'Ar-
rcfirûduitfîs d'npri''s des ^diotograpbiiîs^
Canon de 155 noiirt, modèle l>tH2-
Conort de 9S. niodiMe t^'ri,
Mitrailleuse A K? coups an MiiS'V d'ArtllIcrif; M 870-11),
Canon de 90 d€ campagne,
(iiodCie 1H7K
Mortier rayé de 220 de siège
iiii>Jè'1i^ \^MK
Canon de 75, modèle lOOi.
col, seul vestige de la cuirasse de parade, a disparu en 1881. Comme armes blanches, ne sont plus employées que la lance pour quelques escadrons de dragons, le sabre et l'épée; la baïonnette à douille a éié remplac(5e depuis 1868 par le sabre-baïonnelte auquel a succédé en 1874 Tépée-baïonnetle. Le fusil fut jusqu'en 1840 le fusil à pierre, puis le fusil à percussion jusqu'en 1866 et enfin le fusil se chargeant par la culasse ; c'est à ce type qu'appartient l'arme en usage de nos jours.
Tracteur Scott transporlant un canon de forloresse.
L'artillerie. — L'artillerie modifie en 1825 ses aiïûts et son matériel roulant. Mais les canons, qu'ils fussent lisses ou rayés comme après 1859, continuèrent à être de bronze et à se charger par la bouche. Le chargement par la culasse fut adopté en 1862 dans Tarmée de mer, après 1870 dans l'armée de terre ; les canons furent désormais d'acier et montés sur des affûts métalliques; ces pièces sont en général plus longues et plus légères que les pièces antérieures sauf dans Tartillerie de forteresse. Les canons de
La fortification au XIX' siècle.
Fortification antérieure & la guerre de 1870: enccinlc do Paris construite cd 1841; fosses et bastions; d'après uno photo;;raphic.
Fortification récente : coupolo tournante en position de tir.
Fortification récente: coupole enfoncée avec son observatoire à gaucho.
Fortification récente: fossd ù double grille d'un nouveau fort.
nos forls modernes avec leur outillage de freins, leurs plaques tournantes, les rails sur lesquels ils courent, ressemblent plus ii des machines industrielles qu'à des engins de guerre. Pour ces
Obus
en usage vers 1873 (M usée d'Artillerie).
I^cs quatre spdeiniens de la fortification moderne sont reproduits d'après des documents publiés par le journal V Illuslralion.
Fortification récente: réseau de fils do fer.
pièces, on a substitué à la traction animale la traclion mécanique à Taide de tracteurs automobiles.
La fortification. — A partir de la seconde
LES ARMÉES FRANÇAISES AU X1X« SIÈCLE
Scènes de la vie militaire.
Chambrée en 1841 ; d'après un dessin do Jacquo (1813-1894} gravé sur bois par Lavicillc (1818-1802), extrait des Français peints par ettx-vu'mes.
Chambrée en 1895, le réveil; d'après une photographie extraite do VAlùum nu lit ai re {Gou\Vi\).
Cantine en 1844 ; d'après uuc peinture anonyme conservée au Musée do l'Armée.
L*hygiène dans l'armée moderne; la doiirho; d'après une peinture do M. Chaperon ayant figuré au f^alon de 1887.
moitié du xix* siècle, remploi des projectiles explosifs transforma la fortification en faisant disparaître d'abord les lourds bastions à la Vauban , don t Tenceinle de Paris présenta les derniers exenjples. La découverle de nouveaux explosifs toujours plus puissants fit renoncer à toutes les maçonneries exposées à nu
au tir de Tartillerie, et contraignit à dissimuler Tartillerie jusqu'alors laissée h découvert sur les
Réfectoire dans une caserne moderne ; d'après une piiotographie
qu'elle revient
cavaliers des forts. On construisit de nouveaux forts à peine visibles audessus du sol et on y disposa les pièces qui les défendent dans des tourelles métalliques à coupoles ; le type le plus récent de ces engins est la tourelle à éclipse qui sui^git subitement de la masse bétonnée du fort, et, quand les deux pièces renferme ont craché leurs projectiles, instantanément à sa position première.
Scènes de la vie militaire.
Installation d'un poste de télégraphie en 1 904 ; d'après uno^pholograplùe.
Exercice d'aërostation militaire: d'après une peinture do M. l.oustaunau ayant llguré au Salon do 1887.
Lancement d'un pont; d'après une peinture de M. Loustaunau ayant tigurë au Salon do 1888.
Passage d'une rivière dans un bachot de toile en 1904; d'après une photographie.
Enfin l'emploi de grilles d'enceinte autour des forts et de réseaux de fil de fer en avant des ouvrages isolés complètent la défense.
La vie militaire. — Jusqu'à la création du service obligatoire, on eut peu de souci du confort et de l'hygiène dans l'armée ; au début du règne de Louis- Philippe, les soldats couchaient encore à deux dans le même lit ; en 1842, La Bédollière, décrivant le lever des soldats à la caserne, nous les montre « prenant une gorgée d'eau qu'ils se versent dans le creux des mains
Tente d'ambulance pour la visite dos blessés en 190»; d'après une photographie.
et se débarbouillant de leur mieux». Il suffit d'opposer à la vue d'une chambrée en 1841 l'aspect d'une chambrée ou d'un réfectoire dans une caserne moderne pQur apprécier les améliorations apportées à la vie du soldat. D'autre part, la réduction de la durée du service a multiplié les exercices d'instruction, et de grandes manœuvres annuelles ont remplacé les médiocres simulacres de petite guerre que l'on faisait sous le second empire aux camps de Sathonay ou de Châlons.
Enfin les progrès scienlifiquesont introduit dans
LES ARMIÎES FRANÇAISES AU XTX* SIÈCLE
Constructions navales au XIX° siècle.
Le Tage, navire do guerre à voiles; vaisseau do 100 canons; construit à Brest, \anv6 en 18i7.
La Corvette le Sphinx, premier navire de guerre à vapeur construit en 1829.
La frégate mixte rAudacieuse à voiles et à vapeur construite de 185i à 1837.
L'Arrogante, batterie flottante à vapeur construite en 184».
La Gloire, premier vaisseau de guerre cuirassé construit en 1860.
rarméc de nouveaux travaux, tels que ces expériences d'aéroslalion mililaire ou ces lancements de pont que Ton voit représentés ici.
La marine. — Dans la marine, la
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Torpilleur de haute mer; le Sarrazin; d'après une photographie.
A part le Sarrazin et le Jaurèijuibemj, tous les autres navires ont été dessinés
d'après les modèles conservés au Musée de la Marine, A Paris.
Le Jaurèguiberry, vaisseau cuirassé de premier rang lancé en 18D7; d'après une photographie.
révolution capitale fut la substitu tion de la navigation à vapeur à la navigation à voile. Le règne de Louis -Philippe vit construire les derniers voiliers et celui de Napoléon 111
Costumes
de la marine; Tartillerie de marine.
Amiral en grande tenue (1.S37}.
Capitaine de vaisseau
Matelots on diffô renies tenues do bord (IS37).
Caporal-fourrier d'infan teric do marine (1829).
Obusier de 22, modèle 1841, avec airùt et sabord pour baltcrio flottante.
Tous les costumes ont été dessinés d'après la collection d'uniformes de la marine peinte à l'aquarcllo par M. de Valmont et conservée au Cabinet des
vilapparaîtrc les premiers grands navires à vapeur, lorsque l'emploi de l'hélice eut permis d'augmenter le tonnage des vaisseaux. Après la guerre de Crimée apparurent les premiers navires cuirassés; Fartillerie, autrefois dissimulée à l'intérieur du vaisseau, fut tout entière reportée sur le pont; le nombre dos pièces fut diminué, leur calibre augmenté ; à la fin du second empire, on les abrita dans des tourelles ; les hunes furent armées de pièces légères, et avec leur éperon et ce formidable armement les na-
Caronadede 3G
modèle 1820.
Armement d'un cuirassé moderne : avec canons h longue porlée disposés dans une tourelle mobile, et canons Ilolclikiss dans les hunes; le Gaulois^ cuirassé lancé en 18'Jo; d'après une photographie.
Canon de marine de 27, modèle lS6i-18i)G, sur affût do casemate, modèle 1870.
Estampes do la Bibliothèque nationale. — Les trois pièces d'artillerie sont conservées au Musée d'Artillerie, à Paris ; les deux premières sont des modèles à petite échelle.
vires de guerre devinrent de vérilables forteresses ambulantes. L'invention en 1868 d'un nouveau projectile, la torpille automobile , détermina à partir de 1874 la création d'un nouveau type de navire, le torpilleur, de dimensions moindres que le cuirassé, de forme allongée, peu élevé sur Feau et pourvu seulement d'un petit nombre de pièces d'artillerie. Le costume des troupes de la marine fut transformé sous le règne de Louis- Philippe et s'est relativement peu modifié jusqu'à nos jours.
Cour de ferme et paysans dans la seconde moitié du xix' siècle: d'après le tableau do M. Lhcrmitte, la Paye des Moissonueurs,
peint en 1882 (Musée du Lnxcmbourjr).