‹ Album historiqueChapitre 30 sur 133 · CHAPITRE XVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVI

L'Agriculture,

l'Industrie et le Commerce en France

au XIX" siècle.

Médaille d'honneur du travail credo en 1X80 (face).

Médaille d'honneur du travail (revers).

Battage au fléau, vers le milieu du xix* siècle, d'après une gravure sur bois do Ch. Jacquo (1813-1 80 i), publiée »lans Y Illustration.

Les campagnes. — Au cours du xix*^ siècle l'aspect de nos campagnes s'est luodifié; des

Album historique. — IV.

Battage à la machine au début du xx.* sièiMc dans la région du nord do la Franco (d'après une photographie).

régions marécageuses, comme la Sologne ou les Dombes, ontété desséchées;descontréesincultes,

L'agriculture.

Intérieur d'habitation paysanne dans le centro de la France on 1849. Intérieur d'habitation paysanne dans lo ccnire de la France en 1878

Étable à la métairie de Thoneuillo (Allier) en 1849. Étable à la métairie de Thcncuille (Allier) en 1878.

Ces quatre vignettes sont reproduites d'après des peintures exécutées pour l'Exposition universelle de 1878 et conservées aujourd'hui

au Musée du Conservatoire national des .\rts et Métiers, à Paris.

comme les Landes ou la Champagne pouilleuse, se sont couvertes de forêts.

Au village, Thabitation s'est ti*ansformée, au moins dans les pays riches; la maison de brique ou de pierre, souvent à un élage, a remplacé rhabitation basse à toit de chaume ; à Tintérieur, la cuisinière en fonte a été installée devant ou pai'fois dans la grande cheminée; la lampe à pétrole a été substituée à la chandelle; mais beaucoup trop de pays conservent Tusage du lit en alcôve; souvent le sol a été recouvci't d'un cari'clage ou même d'un plancher. La plupart des costumes

Habitations paysannes anciennes dans un hameau dépendant do la

locaux ont disparu :

le vêtement de travail a conservé quelquesdispositions particulières ; une des plus répandues est ce corsage sans manches qu'on voit aux épaules de la jeune mère dans l'œuvre de Lhermitte en tête de ce chapitre. Les machines agricoles mettent dans nos champs d'étranges silhouettes qui remplacent celles de nos moulins à vent presque complètement disparus en F'rance.

Aspect des établisseoients industriels. — C'est aussi l'emploi des machines qui a modifié l'aspect des établissements industriels. Jusque

msn^M.jrs:-^

cl modernes en lOOo (d'après nature) commune de Sainl-Clobain (Aisne).

L'industrie; les mines.

'if

fc^

Pé*h^

j^l *'Wt- '

gp"-- -1-' .-'iSi

Wî».,

Entrée d'une mine aans io nord ilo la iranco a la nii uu xix« sicclo d'après uno peinture do M. Delance, ayant figuré au Salon de 1891.

Construotions à Textërleur d'une mine ou jour dans une. mine du centre do la France; d'après uno lithographie de Bonhomme ( 1809-1 881), conservée au département des Estampes de la Bibliothèque nationale.

vers 1840, une grande partie du travail industriel se fit à domicile; les usines étaient peu nombreuses et petites ; les hauts fourneaux, les verreries, les moulins à eau et les scieries attiraient presque seuls Tattenlion.

Alors le machinisme fit créer ces énormes usines auxquelles notre œil aujourd'hui est habitué; au-dessus des villes industrielles s'élevOrent par centaines les hautes cheminées; les bâtiments d'usine s'allongèrent les uns à côté des autres avec leurs toits à vitrage qui se répètent en ondulations; à l'intérieur, il fallut d'immenses salles pour abriter les machines; les charpentes de bois devinrent insuffisantes et furent remplacées par des fermes métalliques au-dessous desquelles serpentent les courroies de transmis-

Descente des mineurs au Creusot en 1854; d'après uno lilhographio do M. Bonhomme (1809-1881), conservée au département des Estampes de la Bibliothèque nationale.

Établissements extérieurs des mines de la Grand'Combo (Gard), à la fin du XIX» siècle ; d'après un plan en relief conservé au Musée du Conservatoire national des Arts et Métiers à Paris.

sion. Ce sont également des constructions métalliques à la fois robustes et légères qui, à la surface du sol dans les exploitations minières, ont été substituées aux échafaudages de bois qui supportaient les treuils à l'aide desquels on ramenait les ouvrieis des fonds de la mine dans de primitifs tonneaux. Dans ces dei'nières années, l'usine a été parfois ornée d'une façade monumentale . Enfin des industries nouvelles ont fait naître des aspects nouveaux; à l'entrée de nos villes, l'œil s'arrête sur les dômes énormes des gazomètres ; dans les régions minières, il est attiré par les monticules formés de déblais sur le liane desquels court parfois une minuscule locomotive avec son cortège de wagonnets.

Dans nos montagnes appa-

"''^' Établissements industriels au XIX' siècle.

Intérieur d'une salle delusine du Creusot; marloau-pilon do 100 tonnes niù par la vapeur (d'après uno pholographicj.

Façade d'une usine moderne à Iiillan<-uurl, juès Paris; d'après uno pholographie.

La forge et le marteau-pilon dans l'usine Cail à Paris en 1802 ; d'après uno j^ravuro sur ])ois de Morin (Turgan).

L'industrie des transports : les diligences.

Voies de communioation au début du règDcdoLouis-Philippo;àgaucho.cntrc^odcIavilIodo Hainl-l'^ticnnc; au milieu, pont et village de la Mulatière, aujourd'hui faubourg de Lyon: à droite, grande routedo Terrcnoirc:d'aprôs une lithographie publiée à Lyon on 1836 (Estampes; Bibliothèque nationale).

La oour des Messageries ù Pans en 183*J; d'après une lithographie de A. Provost, extraite de Pavis au XIX* siècle.

raissent au flanc des ravins d'énormes tuyaux

qui transportent aux usines électi-iqucsTeaudonl la force actionne les turbines.

Les transports sur terre. — Dans

rindustrie transports, diligence et la chaise de poste furent, jusque vei's 1840, les seuls moyens de ti'ansport.

Les diligences étaient aloi's de lourdes voitures tirées par

des la

Pont suspendu à Paris, dit Vont de Conslantine, construit de 1830 à 1838, on 1870 par le pont Sully ; d'après un dessin conservé au Must'e Carnav

Diligence faisant le service entre Paris et Strasbourg; d'après un modèle au Musée Carnavalet.

Relais de poste en 1835 à Luz, sur la route de Barèges; d'après une lithographie do Jacottet.

cinq chevaux; elles pouvaient contenir seize voyageurs ainsi répartis : quatre dans la rotonde dont la porte s'ouvrait sur le derrière de la voiture ; six dans rintérieur , où Ton pénétrait par les deux C(M es latéraux; trois dans le coupé , compartiment de luxe placé sur le devant; enfin trois sur la banquette de rimpériale, à

remplacé al et.

Chaise de poste vers 1830; lithographie de K. Lamy (1

d'à j très une 800-lSOO).

Les chemins de fer.

Gare de chemin de fer au début du XX* siècle; la gare Sainl-l^zare à Paris; d'après une photographie.

co\6 du conducteur; une bâche de cuir recouvrait les bagages. Les plus rapides de ces voitures, celles qui, sous le nom de malle -postes^ ne transportaient avec le courrier que trois ou quatre voyageurs, allaient avec une vitesse maxima de 14 kilomètres à rheure. En 1842 fut commencé le riéseaudes chemins de fer français.

Sur les lignes où avaieiit été fait les premiers essais, les trains avaient d'abord été conduits par de petites locomotives à longues et étroites

ai

Gare de chemin de fer en 1837 : rEmbarcadêrc de la ligne do Paris ù Sainl- Gormoin, sur remplacement duquel se trouve aujourd'hui la gare Saint-Lazare; d'après une lithographie d'Arnoul (Bibliothèque nationale ; Estampes).

Ligne de chemin de fer en 1836: d'après une lithographie anonyme publiée à Lyon en celle annëect représentant Rive-dc-Gier et ses environs (Bibliothèque nationale ; Estampes).

cheminées, avec un appareil de bielles et de pistons qui leur donnait une silhouette de bizarres sauterelles ; les wagons de luxe avaient la forme des coupés de diligence ; parfois leur toiture était sui'montée de bagages ou bien Ton y disposait à Tavant et à Tarrière des strapontins pour les voyageurs ; les autres wagons ne furent d'abord que des platesformes. On trouva rapidement pour les locomotives la forme la mieux appro priée à leur mécanisme; on fut

Les chemins de fer.

Travaux d'art au milieu du xix« siècle ; viaduc du Vol-Fleuri, haut de 36 mètres, construit en 1840parPayen,surla ligne do Paris à Versailles; d'après une photographie.

Travaux d'art au ddbut du xx* siècle; viaduc sur le Viaur (Tarn), construit en 1902 sur la ligne de Rodez à Âibi, s'élcvant à 114 mètres au-dessus de la vallée; d'après une photographie.

Le Train en 1S36 a ëté dessiné d'après une lithographie anonyme publiée à Lyon en 1836 et conservée au département des Estampes de la Bibliothèque nationale, à Paris.

Les deux Locomotives cidessous ont été dessinées d'après des modèles conservés au Musée du Conservatoire national des Arts et Métiers, à Paris.

Train en 1836 sur la ligne do Saint-Éticnne à Lyon.

Locomotive construite en 1827 par Marc Séguin (1786-1875).

plus long à transformer les wagons ; c'est seulement dans ces dernières années que Ton construisit des wagons allongés, communiquant entre eux par des soufflets, type qui, si Ton en juge par la description du train aménagé par la Compagnie de l'Est pour Napoléon 111 dans ses voyages de Paris à Chûlons, fut d'aboi'd réservé aux voyageurs couronnés. Les gares sont devenues une suite de halls couverts d'immenses vitrages. Sur les voies, la travei^sée des vallées se fit d'abord par des via-

Locomotive en 1905 ; machine du train dit « Côlc d'Azur rapide • sur la ligne do Paris-Lyon-Mcditcrranéo (d'après une photographie).

Locomotive en 1848.

ducs de pierre , puis à la suite des progrès réalisés dans l'art des constructions métalliques, par des ponts tubulaires et des ponts en treillis comme celui du Viaur. L'usage de ces procédés fit peu à peu dispai^aîtrc les ponts suspendus à tablier soutenu par des cables métalliques li'ès employés sous le règne de Louis-Philippe et sous le second empii'epour relier les rives des lleuves.

Les transports par eau. — L'industrie des transports par eau fut li^ansformée par l'inven-

Les bateaux à vapeur.

Bateau & vapeur au début du XIX' siècle ; d'après uno gravure Pont d'un bateau à vapeur en 1826 ; d'après une gravure en taille -douce anonyme rqîrtsentant Tarrivée à PaVis, le 29 mai 18fl6, de VÉlisi. de Eug. Lami (1800-1 890) extraite de l'album intitulé ^ourenir* de Londres.

^"•^PPI^^^^^^

Paquebot transatlantique en 1803; le Napohhn III; d'après une peinture conservëo à la Compagnie transatlantique.

lion des bateaux à vapeur. Ce furent d'abord des embarcations petites et étroites avec une machine à roues et à palettes ; une haute et milice clieminée s'élevait au-dessus du navire. En 1847, Tun des premiers transatlantiques ne pouvait encore prendre que 72 passagers ; mais les dimensions de ces vaisseaux s'augmentèrent peu à peu ; déjà en 1864 le Washinylon avait une longueur de 108 mètres.

L'emploi de l'hélice utilisée dès 1838 permit de construire encore de plus vastes bâtiments, en même temps que l'emploi de machines plus puissantes facilitait l'accroissement de la vitesse. Parmi les paquebots récemment construits l'un des plus grands, la Lorrainr^ a 177 mètres de

Salle à manger des passagers transatlantique la Savoie (d'

Paquebot transatlantique au début du XX* siècle,

la Lorraine, lancé en 11)00 {d'après une photographie).

long et sa vitesse, de 20 nœuds à l'heure, est le double de la vitesse des plus grands paquebots à roues. Dans ces nouveaux bâtiments , comme dans les vaisseaux de guerre, la voilure a presque complètement disparu. A l'intérieur, les navires ont été aménagés de plus en plus somptueusement ; de nos jours, un paquebot est un hôtel llottant avec tous les services né-

de 1 " classe sur le paquebot après uno photographie).

cessaires aux voyageurs. Sur les rivières et les canaux, la navigation à vapeur se substitue lentement à l'ancien procédé du halage; elle est employée surtout pour les remorqueurs et les loueurs; quelques bateaux de charge cependant commencent à être actionnés par une machine à vapeur.

L'AGRICULTURE, L'INDUSTRIE ET LE COMMERCE EN FRANCE AU XIX« SIÈCLE 2215

Les ports de mer.

Ifarseille en 18i2: d'après une lilhographie de Eug. Ciceri (1813-1890) conservée au département des Estampes de la Bibliothèque nationale,

Marseille vers 1895; en dessous du premier plan le vieux port et au fond les bassins modernes commencés en 18 U; d'après une photographie.

WÊM

wm

Le pont transbordeur de Rouen;

d'après une photographie, construit par M. Ârnodin.

Ports et phares. — Pour recevoir les steamers, il fallut, à partir du règne de Louis- Philippe, approfondir dans les ports les anciens bassins, en créer de nouveaux, reconstruire les quais et les môles, aménager de plus vastes écluses, renouveler entièrement Toutil-

Alrum historique. — IV.

Phare vers 1825 ; la tour du Boucan (Basses-Pyrénées) ; d'après une lithographiedeGarneray (1783-1857).

lage d'exploitation. A la fin du xviii* siècle, un seul bassin de 25 hectares suffisait aux navires qui s'abritaient dans le port de

Phare moderne (1897) ; le phare d'Kckmûhl à Pcnmarch (Finistère); d'après une photographie.

Marseille; les bassins creusés au cours du siècle dernier occupent aujourd'hui une superficie de 173 hectares et sont bordés de 18 kilomètres de

Différents aspects de la vie industrielle au XIX*' siècle.

Habitations ouvrières dans le département du Nord à la fin du xix* siècle: d'après une photographie.

Sortie d'une usine à Saint-Denis (Seine) à la fin du xix* siècle; d*après une photographie.

Une ville industrielle à la fin du X1X« siècle ; vue d'ensemble du Creuset ; d'après une photographie.

Compagnon du tour de Franco vers 1840; d'après une lithographie de Raffet (1804-18(30).

Soène de grève ; ouvriers non grévistes fo rendant au travail sous la protection d'une escorte do cuirassiers, dans une ville du Nord en 1803 [lUufilration).

Menuisier; d'après une lithographie anonyme datée de 1839 (Bibliothèque nationale :

Estampes).

quais. De tous ces perfectionnements, le plus récent est rinslallation de ponts transbordeurs. Sur nos côtes , on éleva de nouveaux phares qui, avec des dimensions plus considérables, conlinu(>rent à présenter la forme d'une tour.

La vie ouvrière. — La transformation de l'industrie a modifié la vie de l'ouvrier ; les portes des usines se referment sur des milliers de travailleurs ; ceux-ci demeurent le plus souvent dans le voisinage de l'usine où ils sont occupés ; pour

Le commerce; boutiques et marchés.

I Halles centrales à Paris sous la Restaorçition ; d'après un tableau de Casella peint en 1827, conservé au Musée Carnavalet.

Galerie Vèro-Dodat, à Paris, construite sous le règne de Charles X ; d'après une photographie.

Boutique d'orfèvre en 1810 {La Mésangère),

Restaurant moderne à Paris; d'après une photographie.

Le commerce de ralimentation

Boucherie sous la Restaoration ; d'après udo gravure sur cuivre anonyme conservée au département des Kslampes de la Bibliothèque nationale.

Boucherie moderne (Établissements Duval) à Paris; d'après une photographie.

améliorer leur logement, un type d'habitation nouveau a été créé, la maison ouvrièi^e. De vieux usages ont disparu ; tel, le tour de France. D'autre part, la pratique du droit de grève a ci'éé des usages nouveaux; les grévistes occupent parfois les loisirs de leurs journées de chômage à former des cortèges tumultueux, et il est arrivé que ces pi'ocessions aient abouti à des scènes dramatiques.

Souvent, pour protéger le droit au travail des ouvriers non grévistes, des troupes escortent ceux-ci quand ils se rendent à Tusine.

Le commerce. — A son tour, le commerce s'est transformé ; les an- ■ciens marchés de bois ou de pierre ont été remplacés par de vastes édifices en fer. Les boutiques ont été agrandies et embellies; les ouvertures occupent parfois la façade entière. Le développement .des magasins de nouveautés a demandé la con-

Épioerie moderne (Établissements Potin) à Paris ; construits par M. Auscher en 1899; d'après une photographie.

Épicerie sous le règne de Louis-Philippe; d'après une lithographie do Bourdot datée de 1835; on y voit la boutique où Tépicier présente son nouveau-né à des grenadiers de la garde nationale, l'arrière-boutique oh se tient la nourrice et l'appartement où la jeune mère est couchée dans son lit (Bibl. nat. : Estampes).

struction d'un type nouveau d'édifice; ces magasins, presque entièrement construits en fer, forment d'énormes cages vitrées de plusieurs étages.

Le commerce du vôtement.

Magasins de nouveautés sons la Restauration; d'après une Magasin de nouveautés sous le règne de Louis-Philippe; d'après

gravure anonyme datée de i820 (Bibliothèque nationale : EsUmpes). une lithographie de I. Mcyer datée de 1846 (Bibl. nat. : Estampes).

Magasin de nouveautés au début du XX* siècle (Établissements du Bon Marché k Paris); les galeries représentées ici ont été construites par M. K. C. Boilcau flls, en 1880; d'après une photographie.

A rintérieur, ce sont de vastes halls entourés de galeries qui donnent sur des enfilades de salles, dont la construction a été facilitée par la substitution de colonnes de fonte aux piliers de pierre. Ces transformations commencèrent dès la fin de la Restauration dans Tindustrie du vête-

ment, ainsi qu'en témoigne notre estampe de la page 229, où le magasin de M. Bobine, premier degré de révolution commerciale, est opposé à la vieille boutique où sont entassées pèle-môle les pièces d'étoffe. Les autres commerces suivirent plus lentement la voie où s'était engagé de

Etablissements financiers.

Grand hall du Crédit Lyonnais à Paris, construit par M. W. Bouwcns, v. d. Bojen en 1882; d'après une photographie.

Banque sous la Restauration ; le garçon de recettes; d'après une gravure anonyme (Bibliothèque nationale :

Estampes).

bonne heure le cofiimerce du vêtement ; un des plus retardataires fut celui de la boucherie. A leur tour, les établissements financiers sont devenus, dans ces trente dernières années, de véritables palais.

Avant 1860, beaucoup de

Façade du Comptoir d'Escompte de Paris édiflde par M. Corroyer de 1878 à 1882; d'après une photographie.

Banque sous la Restauration; le caissier ; d'après une gravure anonyme (Bibliothèque nationale : Estampes).

commerçants s'installaient dans des galeries ou passages couverts qui reliaient les principales rues des grandes villes.

Publicité; expositions.

— Les procédés de publicité en usage de nos jours étaient déjà connus sous

L^AGRTCULTURE, L'INDUSTRIE ET LE. COMMERCE EN FRANCE AU XIX* SIÈCLE 231

La réclame et Taifiche.

Colporteur en i833 ; d'après une La réclame sous la Restauration ; l'homme affiches en 1821 ; d'après Colporteuse en 1833 ; d'après une lithographie de Raffet (1804-1860). une lithographie de Marlet [Tableaux de Paris). lithographie de Raffet (1804-1860).

mm

PÈTROLEiiïîURETÉ

EXTRA- ILANC-DÉOlORrS£'(NfBFmMHJ(flt£

^n Bidons Plombes de 5 litres

L'Affiche sous la Restauration; d'après un spdcimen conservé à la L'Affiche moderne; d'après une composition de J . Chérei {Alattrea de Bibliothèque nationale au département des Estampes. l'affiche : Ghaix, éditeur).

la Restauration; mais on les employait timidement ; à notre temps appartiennent raffiche artistique et l'annonce lumineuse. Enfin les expositions des produits de Tindustrie sont une création du xix* siècle ; nationales de 1798 à 1849, elles furent ensuite universelles; celle de i867 présenta la première avec l'étalage des produits du travail humain, un ensemble d'attractions. Ces expositions eurent d'abord lieu au Champ-de-Mars, puis au Louvre ; sous l'Em-

pire et la Restauration, elles se tinrent dans la cour ou dans les galeries du Louvre ; sous le règne de Louis-Philippe, on les installa d'abord sur la place de la Concorde, puis au carré Marigny dans les Champs-Elysées. Celle de 1855 s'étendit jusqu'aux rives de la Seine; en 1867, les expositions revinrent au Champ-de-Mars, et celle de 1900 engloba le Champ-de-Mars, la colline du Trocadéro, l'esplanades des Invalides et une partie des Champs-Elysées.

ALBUM

Médaille de TExposition uni

Médaille de Tëz position Uni-

verselle de 1867 par H. Pons- Le Palais de llndastrie, construit pour l'Exposition universelle de 1855 verselle de 1889, par P. Bottée carme (Cabinet des médailles). ot démoli pour celle de 1900; d'après une photographie, (Cabinet des médailles).

LEÔËNDE B5S ^P IS73

Umtti^ de / 'fxpGsiifon t/e /SûO

M tSi Zm SMMetn

Plane superposés des Expositions Universelles de 1865, 1807, 1878, 1889 et 1900.

Les pavillons des nations étrangères à l'Exposition Universelle de 1990: d'après une photographie.

CSostumes d'hommes, de femmes et d'enfants sous la Restauration; d'après les dessins à la mine de plomb de Ingres (1780-1 8G7), ropré«onlant à gauche M. Leblanc, architecte, en 1822; au centre la famille Stamali en 1818; à droite M"« Leblanc en 1822 (Collection Donnai).

Page 1