‹ Album lyrique de la France moderneChapitre 179 sur 328 · SOLEILS DE JUIN · texte numérisé non relu

SOLEILS DE JUIN

Tout aime à nos côtés, tout sourit, tout renaît; L'air chaud et pur circule imprégné de lumière. Tes ombres, ô poète! ici qui les connaît? Chante, espère, éblouis de clartés ta paupière!

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La sagesse est d'aimer, la force est d'espérer, D'ombres n'attristons pas le mois brillant des roses ; Et, détournant les yeux de ce qui fait pleurer, Absorbons-nous, pensifs, dans le bonheur des choses.

Des grands blés verdoyants s'élançant dans l'azur. L'alouette là-haut vole et chante éperdue; Fais comme elle, ô mon âme ! et loin d'un monde impur Monte et répands la voix de Dieu seul entendue !

Comme elle, enivre-toi de tes propres concerts; Oublie; et pour un jour fais trêve à ta souffrance. Dût ta voix et ton vol heurter des cieux déserts, Jette vers l'avenir un long cri d'espérance!

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