‹ Album lyrique de la France moderneChapitre 208 sur 328 · D'APRÈS UHLAND · texte numérisé non relu

D'APRÈS UHLAND

L'hôte chez qui je m'endormis Était un galant homme ;

Sur une perche il avait mis Pour enseigne une pomme.

C'est le bon pommier dont l'abri M'accueillit à la brume ;

D'un doux repas il m'a nourri Et d'une fraîche écume.

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Dans son palais tout verdoyant,

Une foule emplumée, Sautant à l'aise et festoyant,

Chanta sous la ramée.

J'eus un bon lit, bien doux et vert.

Aussitôt qu'il fit sombre, Fraîchement l'hôte m'a couvert

Lui-même avec son ombre.

Au départ: « Que vous dois-je? — Rien.

Dit-il, branlant la tête.

Béni soit l'hôte qui si bien

M'a fait accueil et fête.

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