‹ Album lyrique de la France moderneChapitre 220 sur 328 · SOLEIL COUCHE · texte numérisé non relu

SOLEIL COUCHE

De sa tente nocturne ouvrant les rouges toiles, Comme un roi magnifique au diadème ardent. En franchissant le seuil pourpré de l'occident, Le soleil, dans l'air vide, a jeté les étoiles.

Vers cette aumône d'or chaque monde tendu Recueille avidement la lumière sacrée !

De vagues hozannas montent vers l'empyrée, Chantant l'astre vainqueur sous la mer descendu.

8e^^?5- ARMAND SILVESTRE ^a^^^es

Le soleil est parti de mes cieux avec celle Dont la beauté versait la lumière à mes yeux: De souvenirs tombés de son front glorieux La constellation dans ma nuit étincelle.

Derrière l'horizon des couchants sans réveil, Elle a fui pour jamais et je la chante encore, Et j'espère tout bas, comme si quelque aurore Devait la ramener avec le jour vermeil !

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