CHANT DU SOIR
Un souffle de parfums s'élève Des taillis profonds, où son rêve Suivait le vol d'un long espoir.
Me vient-il de sa lèvre amie?
Non! ce sont les fleurs que le soir Mêle à la bruyère endormie.
Une musique douce et frêle.
Sur ses pas, murmure pour elle
L'adieu de tout ce qu'elle fuit.
Mon Dieu! j'entends sa voix dans l'ombre.
Non! c'est la chanson que la nuit
Apprend tout bas au grand bois sombre.
Léon Dierx
m&^^^^ LÉON DIERX .£^^<-sm
Nuit auguste, bois solitaire, Qui voilez d'un double mystère Le secret des bonheurs passés.
Rendez-moi l'haleine embaumée Et les cheveux de fleurs tressés, Et la voix de la bien-aimée.
^Svaa