‹ Album lyrique de la France moderneChapitre 251 sur 328 · BRISE MARINE · texte numérisé non relu

BRISE MARINE

La chair est triste, hélas! et j'ai lu tous les livres. Fuir! Là-bas, fuir! Je sens que les oiseaux sont ivres D'être parmi l'écume inconnue et les cieux! Rien, ni les vieux jardins reflétés par les yeux.

ms^:P3- JOSÉ-MARIA DE HÉRÉDIA ,â^r=^8e

Ne retiendra ce cœur, qui dans la mer se trempe,

O nuits! ni la clarté déserte de ma lampe

Sur le vide papier que la blancheur défend,

Et ni la jeune femme allaitant son enfant.

Je partirai. Steamer, balançant ta mâture,

Lève l'ancre pour une exotique nature!

Un ennui, désolé par les cruels espoirs,

Croit encore à l'adieu suprême des mouchoirs!

Et, peut-être, les mâts, invitant les orages,

Sont-ils de ceux qu'un vent penche sur les naufrages.

Perdus, sans mâts, sans mâts, ni fertiles ilôts . . .

Mais, ô mon cœur, entends le chant des matelots!

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