FRANÇOIS COPPÉE
PROMENADES ET INTERIEURS
Le soir, au coin du feu, j'ai songé bien des fois A la mort d'un oiseau, quelque part, dans les bois: Pendant les tristes jours de l'hiver monotone, Les pauvres nids déserts, les nids qu'on abandonne. Se balancent au vent sur le ciel gris de fer. Oh! comme les oiseaux doivent mourir l'hiver! Pourtant, lorsque viendra le temps des violettes, Nous ne trouverons pas leurs délicats squelettes Dans les gazons d'avril où nous irons courir. Est-ce que les oiseaux se cachent pour mourir?
L'école. Des murs blancs, des gradins noirs, et puis Un Christ en bois orné de deux rameaux de buis. La sœur de charité, rose sous sa cornette. Fait la classe, tenant sous son regard honnête