‹ Album lyrique de la France moderneChapitre 304 sur 328 · VERSAILLES · texte numérisé non relu

VERSAILLES

O Versailles, par cette après-midi fanée. Pourquoi ton souvenir m'obsède-t-il ainsi? Les ardeurs de l'été s'éloignent, et voici Que s'incline vers nous la saison surannée.

89^=^5^ JEAN RAMEAU S^^^tm

Ib

Je veux revoir au long d'une calme journée

Tes eaux glauques que jonche un feuillage roussi,

Et respirer encore, un soir d'or adouci.

Ta beauté plus touchante au déclin de l'année.

Voici tes ifs en cône et tes tritons joufflus Tes jardins composés où Louis ne vient plus Et ta pompe arborant les plumes et les casques.

Comme un grand lys tu meurs, noble et triste sans bruit: Et ton onde épuisée au bord moisi des vasques S'écoule, douce ainsi qu'un sanglot dans la nuit.

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