‹ Album lyrique de la France moderneChapitre 319 sur 328 · LE PARC ABANDONNÉ · texte numérisé non relu

LE PARC ABANDONNÉ

(FRAGMENT

Le vieux village était rempli de roses

Et je marchais dans la grande chaleur

Et puis ensuite dans la grande froideur

De vieux chemins où les feuilles s'endorment;

Puis je longeai un mur long et usé

C'était un parc ou étaient de grands arbres

Et je sentais une odeur du passé

Dans les grands arbres et dans les roses blanches.

Personne ne devait l'habiter plus . . .

Dans ce grand parc sans doute on avait lu . . .

Et maintenant, comme s'il avait plu

Les ébeniers luisaient au soleil cru.

Ah ! des enfants des autrefois, sans doute, S'amusèrent dans ce parc si ombreux . . . On avait fait venir des plantes rouges Du pays loin, aux fruits très dangereux.

Mais à présent où est cette famille?

A-t-elle existé? A-t-elle existé?

Il n'y a plus que des feuilles qui luisent Aux arbres drôles, comme empoisonnés . . .

Et tout s'endort dans la grande chaleur . . . Les noyers noirs pleins de grande froideur Personne là, n'habite plus . . .

Les ébeniers luisent au soleil cru.

QSS^^PS- THEODORE BOTREL ,ë^^^tm

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