‹ Album lyrique de la France moderneChapitre 320 sur 328 · THÉODORE BOTREL · texte numérisé non relu

THÉODORE BOTREL

LE CLOAREC

Mes aînés, Yannic et Jean-Pierre Etant morts au loin, tous les deux, Mes parents malgré ma prière, Veulent me garder auprès d'eux.

C'est marin que je voudrais être, Non pas cloarec studieux . . .

Mais ne pensons plus à cela.

Et Ion Ion laire, et Ion Ion la!

Je serai donc un Monsieur Prêtre « Puisque ça fait plaisir aux vieux!

J'adorais de toute mon âme, Yvonne, la fille au meunier.

Je voulais en faire ma femme . . .

Comment pourrai-je l'oublier!

Elle est si belle, elle est si bonne!

J'aime tant l'azur de ses yeux!

Mais il le faut, oublions-là !

Et Ion Ion laire, et Ion Ion la !

Je marierai moi-même, Yvonne, Puisque ça fait plaisir aux vieux!

Aimant la joyeuse marmaille, J'aurais tant voulu voir chez nous.

Nos petits gas livrer bataille Pour prendre d'assaut mes genoux !

Oh! je suis certain que les nôtres Auraient bien fait des envieux !

Mais vite oublions tout cela !

Et Ion Ion laire, et Ion Ion la!

J'aimerai les enfants des autres Ainsi que m'ont aimé les vieux!

8gt^=^^ FERNAND GREGH ^^^=^^8

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