L'HEURE BENIE
Étoiles, larmes d'or, voyageuses du ciel. Vous qui rêvez en paix, si blanches et si hautes, Vous ne connaissez point nos doutes et nos fautes. Et l'âme épouvantée, et l'infini cruel ;
J'aime l'heure du soir où l'étoile s'allume
Soudain, dans l'infini, d'un éclat radieux;
C'est alors que mon cœur comme un encens qui fume,
Voudrait dans ses élans s'échapper vers les cieux!
m^=^^3^ JEAN REBOUL ^^^=^g6
C'est une heure de paix où l'ardeur enfiévrée Des folles passions, vient se taire un instant; Dans de plus doux pensers notre âme est enivrée, Vers un pur idéal elle vole en chantant,
Première heure du soir, quand tu reviens, . . . mon heure! A la coupe des jours ôter un peu de fiel, Moment suave et saint, ne t'en va pas ... demeure! N'es-tu pas pour mon âme un avant-goût du ciel!