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CONSOLATION

Fuyons, fuyons vers d'autres mondes ; Dieu nous fit pour fendre les airs.

Salut à vous, plaines profondes !

Salut à vous, vagues des mers !

En partant, ainsi l'oiseau chante.

Et bientôt sous un ciel plus pur.

Dans un pays où tout l'enchante.

Il arrive à travers l'azur . . .

Venez, venez, troupes charmantes ; Enivrez-vous de ces douceurs; Toutes les fleurs sont vos amantes, Toutes les roses sont vos sœurs.

Quand ton bonheur se change en peine, Quand le vent d'automne, ici-bas, L'effeuille de sa rude haleine, O mon âme! ne pleure pas.

m&^^S- VICTOR HUGO ,Ë^^=&m

Au delà des mers orageuses, L'oiseau retrouve le printemps; L'âme, des rives plus heureuses Par delà l'abîme des temps.

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VICTOR HUGO

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