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tions dans le type morphologique de cette bactérie : les formes de cocci gonflés semblent indiquer une atteinte de l’ectoplasme de ces cellules. De plus, vers le 28° jour après l’ensemencement, en albumine d’œuf pure, les repiquages du staphylocoque doré n’ont plus donné de culture. On doit donc reconnaître à ces milieux purs une certaine action défavorable à la bactérie. Par contre, le staphylocoque doré trouve dans le blanc d’œuf coagulé et dans le sérum coagulé, tous les facteurs nécessaires à sa culture et à sa conservation.
Nous avons observé que le sérum à l’état frais avait une action bactéricide sur la plupart des bactéries, en particulier, sur le bacille typhique, le bacille dysentérique et aussi, mais beaucoup plus faible, sur le bacille du colon et sur le staphylocoque doré. Il nous a semblé intéressant de rappeler ici les travaux de quelques auteurs sur les modifications apportées à cette action du sérum frais.
Boez et Marneffe H. ont montré que le pouvoir bactéricide du sang est étroitement fonction de la réaction du milieu; intense au-dessus de Ph 7,5, il décroît rapidement dans la zône de réaction normale du sang et disparaît pour la plupart des germes audessous de Ph 7,2; à un Ph de 5,3-5,5 il n’y a plus de bactériolyse; au-dessous de Ph 5 la multiplication bactérienne est de nouveau entravée ». Cette bactériolyse n’est pas dûe au pouvoir bactéricide propre du sang, mais à l’action des ions H introduits avec la solution acide. L’expérience montre qu’il est pos-
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sible de protéger les germes contre cette action antiseptique des ions H en augmentant la concentration saline du milieu. Ainsi une concentration de NaCI à 30 p. 1000 protège le bacille de Shiga contre la destruction jusqu’à Ph 3,35 alors qu’en milieu isotonique ce bacille est détruit dès Ph 5.
L. Boez s’est demandé si cette protection des germes par le Chlorure de Sodium n’est pas susceptible de s’exercer vis à vis du pouvoir bactéricide propre du sang et il a étudié les variations de celuici en fonction de la concentration saline. Et à la suite d'expériences faites avec du sang de lapin mélangé avec des solutions plus ou moins concentrée de NaCI1 et différentes bactéries, telles que le bacille Shiga, le bacile d’Eberth et le bacille Protée, il conclut que « le pouvoir bactéricide du sang a son intensité maxima par des concentrations de NaCI comprises entre huit et seize p. 100 ».
En 1921, M. R. Legroux et G. Eliava avaient déja observé que « l’eau dite physiologique à 9 p. 100 de NaCI considérée comme isotonique avec le corps microbien, ne laisse pas de les altérer surtout à la température de l’étuve » et qu’il était nécessaire, pour obtenir un milieu liquide favorable aux bactéries, d'ajouter à l’eau physiologique une faible quantité de sérum qui, à la dose de 0,6 à 0,7 % serait, dans le cas de bacilles anthracoïdes la dose optima pour sa culture.
En deçà et au delà de ces zônes critiques, le pouvoir bactéricide diminue. En milieu hypotonique, il
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décroît au fur et à mesure que l’on tend vers la concentration saline O. L’eau distillée est nettement défavorable à la bactériolyse.
Des résultats semblables ont été obtenus dans l’étude de la lyse transmissible par M. Legroux et Kemal Djemil. Les principes lytiques n’agissent pas dans les solutions neutres. Ils n’agissent sur les bactéries qu’en solution salée ou additionnée d’un autre électrolype, sulfate de soude, phosphate de soude ou azotate de soude.
Ces travaux sont intéressants parce qu'ils nous montrent pour le sérum, dans les modifications susceptibles d’être apportées à son action sur les bactéries, l’importance de facteurs tels que la réaction et la concentration des sels de ces milieux.