ACTE II, SCÈNB IV
Ce secret découvert ne peut que m* alarmer
Sur l'indigne moitié que je ne puis aimer.
Comment de sa naissance et de sa honte instruite
Du sort d'Amphiarus a-t-elle su la suite?
Des ordres de mon père éventé le secret
Qui de son ennemie est le sinistre arrêt ?
Sans soupçon de son sort et prête à s'y soumettre
Eriphyle l'ignore et m'en laisse le maître.
Il la faut consulter; et de la vérité
Sur mon épouse enfin percer l'obscurité.
Que préiends-je savoir? Et quepuis-je en apprendre?
A quels tristes aveux ne dois-je pas m'altendre?
De ce sang réclamé jusqu'ici resté pur,
Mon heureuse ignorance est l'appui le plus sûr.
Ah î fuyons-la plutôt. Dieux! je la vois paraître.