‹ AlcméonChapitre 15 sur 49 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

ERIPHYLE, ALCMÉON.

ÉRIPHTLG.

Mon fils, vous m'évitez? Ne puis-je enfin connaître Qui vous porte à me fuir quand il faudrait me voir, Et vous faire un plaisir d'un austère devoir ? Où portez-vous, enfin, dans l'effort qu'il vous coûte Les hésitations que votre cœur écoute ?

Moi, chercher h vous fuir? Que mon cœur en est loin ! Quand je voudrais plutôt, vous m'en êtes témoin, Perçant la profondeur du plus affreux mystère Eclaircir dans mon cœur un doute involontaire.

ERIPHTLE.

Quel doute?

ALCMBON.

Le soupçon peut-être méritfi, Que peut nourrir un fils dans sa témérité; Qui de Callirhoé dont son âme est jalouse Réclame comme acquise à sa première épouse La dot d'Arsinoé.

ERIPUYLE.

Comment ! Elle prétend?...

ALCMËOni.

Retenir les présents que sa rivale attend. Ils vous furent, dit-on, remis par Polynice.

ERIPHYLE.

Du sort de mon époux lorsque ma main complice Découvrit sa retraite, oui je les ai reçus. Si pour lui des présents en échange obtenus J'ai tardé si long-temps d'expliquer le mystère, Je n'ai pas cru pour vous cet aveu nécessaire.

Et ne deviez-vous pas m'apprendre sans détour Qu'à Polynice encore elle devait le jour?

ERIPHYLE.

Non; quel besoin pour moi, mon fils, de vous l'apprendre, >e vous nommer son père en vous faisant son gendre? >e Tbèbcs autrefois reprenant le chemin, >lynice pour moi vainqueur moins inhumain,

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