SCÈNE PREMIÈRE
xIlUx autels disposés pour la cérémonie ,
L'épouse à sa rivale est bientôt réunie.
Sur la plus juste cause il les faut accorder ,
S'il ne m'est pas permis d'en pouvoir décider.
Sur qui pourra des Dieux pencher la préférence ?
Sur celle dont les droits condanment l'espérance ?
Rien ne semble en ternir l'aimable pureté ,
Et j'ai pu de ses soins m'aider en sûreté.
Soutiendront-ils enfin la fille criminelle ,
Qui poursuit sur sa mère une mort que j'appelle?
Les Dieux me sont témoins qu'observant leurs avis ,
J'ai cru servir leurs vœux en lui donnant mon fils.
De mon premier époux ainsi le sacrifice ,
Dans mes nouveaux liens enchaîna Polynice.
Contre ses ennemis il fallait m'appuyer ;
Il devint son vengeur et non son meurtrier I
On veut sur cet hymen réveiller mes alarmes ;
Ah! si vingt ans d'oubli, mes regrets et mes larmes,