‹ Alcuin et son influence ... chez les FranksChapitre 16 sur 19 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Préparation à la mort. Bernière déception. DUTérend surreâti entre Alcttln et le roi Obarlet. Mort d^AlcuIfli <2oao(ttsiOD*

L Un jour un coupable entra dans relise dé Tours, en criant : Saint Martin! asile! Si, comme coupable, il dcTah être accueilli dans le sein de Tëglise , on devait Ven exclure parce qu*il avait d^jà été jug^Kl)^. Il s'étût échappé de la prison de Théodulphe, éyèque d'Orléans. Me pas Tadmettre, c'était , ce semble , mépriser les canons de TÉglise, qui , d<^ puis Constantin , étaient formels à cet égard. L'admettre, c^était peut-être blesser l'empereur dans les droits de son clergé. J'en appelle à César, ajouta le moine. On raccueillit. Bientôt des officiers deThéodulphe viennent réclamer le coupable^ qui était sans doute un dé ces moines vagabonds si communsalors ; on le leur livre, mais, en arrivant sous le porche de Téglise, ils voient la place couverte de paysans, et , pensant qu'on en veut à leurs jours, ils prennent la fuite et laissent le moine devant la porte. Théodulphe se hâte de se {daindre i Tempereur. Ce ne sont pas ses hommes qu^on a déshonorés; c'est l'évéque lui-même, ou plutôt c'est Tempereur. Gelui-d en effet avait donné aux moines de Tours Tordre d'obéir i révéque d'Orléans. Bientôt le bruit se répandit dans les cam* pagnes que les soldats de Théodulphe étaient de nouveau en route. Ils arrivèrent à Tours un dimanche matin, et huit d'entre eux, s'adjoignant Tévéque de la ville,^ firent invasion

(1) Ah. epist., GiifUt, Frob.i t. I , p. 169^

dritol^éi^lMpédi li mdn. Stna s'incliner detiiitrairtvi; tté^ (diMient ipie^ties fi^w^^priaieift, AuMîtftt tmfxiM -vâtes^ëmètii L'ennepiiett, dH-^o, TMud'OrWttDSpoor dé« peniBér laint Msrfitt dç yes privilèges «et profaaet son égliitu Gdni .qui déployait plos tftctf vite dans cette circoqstanot étaiianliooune'qtt^on sut pins tard appartenir an morne edn# dainné. Dèsqnll atait vn les Orléanais danéréglise» ilava^ m|é sui 8eeotn«»6t on Tannât cdiassé. On se jette sur les elO(< <Aety let, dans ee pd^e^méle incroyable^ les Oiiéanais; son*^ nent anssrfbrt que les Tourangeaux. Une multitude eonudé^ rallie assiège Féglise;liomme89 femmes, paysans, mendknto surtout, aceourent pour protéger leur patron. Les frères étdent au rélectoire. Au premier bruit des ddches, Alcuiff arrive et ordonne aux Avères d'aiter protéger les Orléanais^ Les plus sages arrrachent les officiers à la foule, qui voulait les mettre en pièces; les plus jeunes se joignent au peuple; Ettin Amalgaire, un des vassaux de l'abbé, fait entrer les Odéabais dans le monastère, ftdt évacuer l'église et en fermé lesp(Mies.

IL Tbéodulphe , au lien de remercier Alcuin , se plaignit de nouveau^ L*empereur s'irrita en apprenant qu'on ne hii avait pas obéi, et fit remettre à l'abbé de Tours une lettre dont voici quelques passages. «Nous ne pensons pas av<rii^ commis la moindre injustice. Yoli^ lettre nous a paru com^ posée avec colère et beaucoup plus dure que celle de Théo^ dulphe. Vous aves l^dr de défendre le coupable et d'accoseï'' l'évéque. Sous le voile d'un faux nom , vous penses qu'il doit être admis à présenter une accusation , tandis que les lois divines et humaines enlèvent formellement à un éondamné

— Mile poiitoir d'ftocoflcrini homme. Vont dite ^11 ai. ajqiMUe à Céttr, et veut citei l'exonple du Urniheureux Paul , tpi^ aocméparses com|MitrioteB devant les prineei de k Jadée , mais n'étant pas eacwe jugé, m appelaà Gàar et fat covoyé près de loi... Mais cet infime dere, aecnsé, jugé^ mtre, malgré la loi, dans une é^iisie où il ne devait entrer qu'après sa pénit^iee... Il en appdle à César, comme l'apôtre, mais il n'ira pas à CSésar comme loi. G^€8t i celai çii Ta jugé à l'amener devant nous, afin qu'il dise la vérité ou le mensonge. 11 ne convient pas que pour un piufdl bKwune, <m change notre premier ordre. Nous trouvons ârange que vous résistiez aux décrets de notre autorité, quand il est évident, par l'usage et par les lois, que nul ne doit enfreindre un décret. Et nous nous étonnons davantage encore en vous voyant céder plutôt aux prières d'un scélérat qu'aux (Hydres de notre autorité. Vous savez, vous qui vous appelez serviteurs de Dieu , combien votre conduite est blâmée par tout le monde. Tantôt vous vous dites des moines , tantôt des chanoines ; tantôt Vous n'êtes ni l'un ni FautrQ. Afin de détruire votre mauvaise réputation , nous vous avons donné un maître instruit pour vous donner des conseils. . . , et, comme notait religieux, pour vous réfon^er par sçs bons exemples. Mais, hélasl il n'en a pas été. ainsi, et le diable a fait de vous ses ministres pour semer la discorde ent^e des per* sonnes qui devraient la détester, entre les sages et les docteurs de rÉglise, Vous forcez ceux qui devraient vous punir de vos faites à tomber dans le péché d'envie et de colère. Mm vous qui avez méprisé notre ordre ^ qu'on vous appelle Sioines ou chanoines , vous êtes tenus de venir à notre pla«-

aie 9 ft ^pumd même ^otre lettre essaye d'exeuser vetre.sédîtîaise eotreprise , venez. . • exgiev votre crime » (1)»

UL Ces paroles étaieot trop sévères; elles fureat imowpde foudre pour AldÙQ. La plus grande frayeur de sa vie s'était réalisée.. L'empereur venait de s'abandoouer eoutre lui i Tune de ce&^^lëres que Tooi redoutait comme la mort, sans aucun souvenir d'une vie de dévouement, sans respect pour son grand âge. Il savait qu'on Tépargamt encore moins à la cour« 11 était l'auteur de toute la sédition : lui et les fn^ de Saipt-Martin avaient reçu Tor du coupable* S'il avait sauvé les hommes de Théodulphe, c'était afin de lui faire sentir sa supériorité, et de le tourner en ridicule. Il n'avait moatré qu'orgueil et cupidité. Cependant Théodebert, député de l'empereur, arriva au monastère , et , entouré des agents de l'évèque , il fit une enquête qui dkira neuf jours. Il fit fouetter ceux qu'il voulut , emprisonner ceux qu'il voulut; ceux-ci prêtèrent serment , ceuic-là durent se rendre devant l'empereur.

Pendant ces exécutions, l'abbé s'abandonnait à sa tristesse. S'il aviût sacrifié sa vie pour Charles, ses relations avec Théodulphe avaient toujours été amicales. Il y avait i peine quelques mois qu'en apprenant la promotion de ce prélat à la digiùté de missus dominicM , il s'était hâté de le féliciter avec autant d'affection que de candeur (2).

(I) Baluz., Capit, 1 1, p. 413 et Not.,t.lh p. 1062, eiFrob.. t.I, p. 174.

(3) Àh. ejpist., ciGiu. Dans son ParcBn9si$, Th9od. oarm,, Ub. I , Théodulphe raconte le voyage qu'il Hl alors comme missus. Alcuin lui écrivit: a Saci^œ prœdicationis floribus vias itineris tui replere mémento..., tuusque tecum, supplici deprecor voto, vadatAlbinus in are et in corde, qui te sui pectoris portât in aroa. » JM.

^ sie ~

Quand lui ftyftit-^il montré de la Jaloufiie ei de !a edère? Gomment le vénérable évéipie dîsàit^il que rëglise ne devait pas abriter un pécheur? Est-ce qne JésiiMjhrist n*est pas venu pour les pécheurs? Si les péëheurs n'entrent pas* dans T^Iise , peut-être ne trouvera-t-on pas un prêtre pour y chanter, ni un chantre pour lui répondre. Le même évêque l'avait appelé un diable, et non pas un homme ; mais TÂpAta^ n'a-t^il pas dit : «Ne jugez pas avantle temps?» Moins de 'izèle et plus de douceur. La discipline et la douceur se détruisent , si Tune va sans l'autre. Si le vieil abbé ouvrait ses

^livres pour se distraire , il les tro^jvait tout pleins de décrets

" en feveur des immunités ecélésîastiques. Le concile d'Orléans

les avait respectées , consacrées. «O évêque d'Orléans, s'é-

criàit-îl alors, vous agissez contre le synode d'Orléans , où se

trouvèrent, dît-on, soixante et douze évêques ! »

IV. Enfin il se souvint qu'il était toujours le véritable abbé de Tours, et, dominant alors toutes ses hésitations, «Je rends grâces à Dieu , écrivit-il à l'empereur, de ce qu'il vous conserve une vie utile à moi et à tous les chrétiens. J'implore ensuite votre bonté pour les frères de Saint-Martin que vous m'avez confiés... Jamais je ne les ai connus tels qne les dépeignent certains hommes plus prompts à accuser qu'à sauver. Autant qu'on peut le voir, ils ne déshonorent pas 1« ' églises du Christ. Nulle part , je l'affirme , je n'ai vu prier avec plus de ferveur, et tous les jours, pour votre conservation et la stabilité de l'empire chrétien. Quant à leur» habitudes , vous pouvez les connaître par Gui , votre député. Je n'ai mis aucune lenteur à les avertir de la dignité, de la vie monastique ; qu'ils soient eux-^mém^^ mes t6moio$,.si on peoise qu'on peut les eroire. J^ ne sache pas qu^ils aienC fiût-auoun

:t0rt à leur» actettttteim, et je ne vois nul motif à tant de htiad. Il eit étrange qu'on vienne ainsi se jeter dans la nuut son d'autmi. Tours a un excellent évoque ; que chacun veille 0ur son ti!oupeau. Quant au tumulte qui s'est élevé dans .l'église , je le dis devant celui qui lit dans les consciences. Je ne Tai ni connu, ni provoqué, ni voulu ; j'avouerai mâme que de ma vie je n'ai été plongé dans un plus grand chagrin pour le péché d'autrui. Ce serait bien en vain que j'aurais, pendant si longtemps , servi Jésus-Christ, si sa Providence m'avait abandonné au point que , dans ma vieillesse , j'aie tramé un pareil sacrilège, h le dis avec une pleine assurance, tout ce que la France possède d'or n'aurait pu me décider âi favoriser ou à préparer un tumulte dans l'église du Christ. Pauvre et étrapger, je crains Dieu dans ce monde ; j'y prépare moa âme au salut éternel» Vieux et malade, je dois redoubler de vigilance aujourd'hui ; je n'ignore pas que le jour de mon jugement approche. Effrayé par cette pensée , je me suis, sur vos avh , affranchi du bruit du monde , pour servir tranquillement Dieu seul, et lui offrir chaque jour mes larmes pour vous»(l).

Y, Ainsi fiait cette affaire, Théodulphe triompha, parce qu'il avait un puissant protecteur. Alcuin ne recueillit que ce sévère plaisir qui accompagne un devoir bien rempli. Sa lettre est aussi remarquable que celle de Charles ; elle renferme tel mot plus réellement ferme que la tirade de l'empereur sur l'autorité. Il le domine mâme, parce qu'il se possède mieux que lui, et qu'il laisse voir encore plus de cœur que le roi n'avait montré d'indifférence. On avait eu tort d'ouvrir

(I) EpisU c:(Qf , fV-oj»., t, l, p. 260.

î^eglise à un condamné , soît ; mais ëtait^il néeessaîre'de ftdre tant de bruit pour réduire une trentaine de moines? Le roi devait-il croire capable de se foire payer une injustice ce même Alcuin qui avait souvent reftisé du roi lui-même la très-légfitime rémunération de son travail, et quand il Tenait, il y avait un an à peine, de renoncer à toute espèce de biens? C'était là un odieux soupçon ? Gomme homme, nedevut-il pas mettre son vieux maître hors de cauise. Gomme roi', devait-il se poser en protecteur de Tune des deux parties , au lieu de tenir d'une main équitable la balance égale entre toutes les deux? Mais c'était là la dernière croix d'Alcuin. Il aimait Charles d'une manière trop humaine; il devait Picore s'en détacher, et n'aimer le bien que pour lui-même. Il le sentit : «O Àquila, écrivit-il à Arnon , en lui envoyant un livre qu'il s'était remis tranquillement à composer, ceux-ci ont pour eux les chars, et ceux-là les chevaux; nous , nous avons le nom du Seigneur» (1).

VI. Retiré plus que jamais chez lui , il consacra l'année suivante à des agrandissements de territoire pour Tabbaye. Il songeait à se survivre à lui-même par la charité. Il ne se dissimulait pas qu'il serait bien difficile de ramener les moines de Tours à toute la pureté de la vie monastique (2). Il pensa donc, quand le monastère de Cormery ftit achevé, à

"y placer les plus fervents de ses moines. Leà autres devaient

"rester à Tours , et n'y être soumis qu'à la règle canonique.

' En attendant, il fit venir à Cormery vingt moines disciples

' de Benoît d'Aniane.

11 fonda ensuite l'hospice des Douze-Ponts, sur le bord de

(!) Epist. cxxv, Frob,, 1. 1, p. 176.

(2) Aie. Vit. , CXI, et UàbUl. Act., s. ty; p. i , p. 171.

.la Seinet ma loin de Troyes, pour y mgf^v les malades çt . j recevoir, les voyageurs. Un certain nombre de terres men* tâomiées. duos la charte de donation 4$ valent . aUmcinter le . tpësor de cet ho^ice.

11 y cont^ui^it une église qu'il dédia à sainte JVfarie. «Je

. donne toutes ces terres , écrivait le fondateur, pour qu'on accueille les pauvres et les voyageurs ; il& prieront pour le rod Charles, pour ses enfants, pour les rois des Franks, pour le salut de mon âme, pour la prospérité de mes successeifrs, et pour la famille de Saint-Martin. Si quelqu'un viole cette donation ou s'il refuse d'accueillir les malheureux, il rendra compte de sa conduite à sainte Marie et à saiot Martin, et je serai là pour l'accuser » (1 )• Plus tard et dès lespremiers ébranlements de l'empire, les moines de Gormery furent heureux . de chercher dans cet hospice un abri contre les fureurs des Normands; Pendant très-longtemps , on. y entretint vingt pauvres , sdon le désir du fondateur.

VU. C'est en léguant aiosi ses bienis aux pauvres que celui-ci se préparait au dernier piatssage. Lfi pensée de la mort , était devenue pour lui une véritable consolation. En lui s'était réalisé , après bien des. transformations , Vidéal du . spiritDaliste : il vivait par l'âme. Au aein des grandeurs, le C0131S ne lui avait siemblé qu'une prison , la vie qu'un exil. Ce fui n'était alors qu'une sorte de rêve était maintenant une vérité. Son plus cher désir était de mqurir le jour de la Pentecôte (2). En ce jour où les apôtres reçurent une nouvelle existence , la mort lui paraissait être le souffle divin qpi réveillerait son âqie du sommeil d^ la vie humaine. Il

avait choisi le non de «a sëpultnre non loin de V^ise été

"Saint-Martin. Dès que la nuit ëtait renne , il se rendait à la dérobée dans cet endroit solitaire , et après avoir rédtë des prières sur sa tombe en espérance , il disait : « clef de David,- ftceptre de la maison d'Israël , toi qui ouvres pour que

'personne ne ferme, toi qui fermes sans que personne puisse ouvrir, viens, prends celui qui est enchaîné dans la prison, qui est assis dans les ténèbres et à Tombre de la mort. » Les

Hfétes du Carême, de Pâques et de TAscension, ranimèrent ses forces. Mais la maladie augmenta dans la nuit de TÂscensîon. A tomba sur son lit , épuisé et sans mouvement. La eondaissance et la parole lui revinrent les jours suivants, et !1 récita sa prière : «0 clef de David , viens. » Et ce fut k matin du jour de la Pentecôte, qu'entouré de ses élèves en larmes , au moment même où il entrait ordinairement aa

' ch(Êur, il rendit le dernier soupir. C'était le 4 juin 804. II avait 67 ans.

A cette nouvelle, Joseph, évéque de Tours, arriva au monastère avec une partie de son clergé. Il ne put retenir ses larmes en présence de cette tête d*où la pensée s^était éva-

' noule. Il l'embrassa plusieurs fois , et déclara quMl voulait l'inhumer non dans le lieu que l'humble chrétien avait désigné, mais à côté du corps de saint Martin. On grava sur une plaque d'airain, placée contre le mur, au-dessus de son tombeau, une inscription qu'il avait lui'-méme composée, et dont voici le sens : Arrête- toi un peu ici, je t'en prie, 6 voyageur, et que ton

* cœur médïle mes paroles. Par mes destins, tu peux conniftre ton sort ; ma forme est changée, la tienne change* Ce que tu es maintenant, je le fiis, un voyagewr coima dasa le

— 9fil —

itioldt; de que je stii» maifitenaiit» ta yas rèbre bientôt. Im joi«i du moade , je ka poursuivait tL-nc un ftivole ameur!; me md ceiidce d; poHssièile et nourritu? e des vers. Donc '«ouvieiif4oî de prendre soin de Ion âitte plutôt qae de ta scbaif ; oeUei^ s*eayà,oeUfr-là reste. Pourquoi acquiers^iti des eaiiipigne&? Tu vois conibîen est étroit Uantre où je repose I lé tien ne sera pas plus grand. Pourquoi te relever avec fierté , <^nd- tu revêt» de la pourpre ce coi^ que la faim des vers rongera dans la poussière? Les Semé périssent aiî souffle d^un vent violent ; aiesi périt le t)riUant reflint du oorps^ Toi qui Us ceci, je t'en prie, sois-moi reçodnaissà^'dç toB. poésie, et dit ; Christ^ pardonne à ton sw- . viteur. Je demande qu'aucune main sacrUége ne vlcde les droits de mon tombeau jusqu'à ce que la trompette des aogés hm entendre de là haut : Toi qui es étendu dans le tomr beau^sors de la poussière; voioi le grand juge qui va venir avec des milliers d'esprits. Mon nom était Alcuin, }%i toèjours aimé la sagesse;' prie pour moi dé tout ton eœur^ ifoi qui Us cette inscriptioB. '•-'"

Ylit* Par les monastère^ qu'il dirigea, par ceux dont il ranima lé cèle et qu'il i^mplit de livres , Alcutn œntribua largement au rétablissement des études dans notre patrie, la perte de sa correspoâdanee avec Benoît d'Aniane e^ trèsregrettable ; on aurait vu comment il encouragea son <mvre, comment il s'y associa. Mais les monuments qui nous restent, et surtopt les sages réformes dont il inspira la pensée an itoi des Franks, attestent que, plein de foi dans le pouvoir et dans les destinées de rintelligefoce humaine , il contriiHia puissamment à une grande transformation delà vie moniistiqnerk Mbstiiûtion partielle du travail JoRettectoel ail tte-

[. Il inarqoe ainsi «n progrès moral dus aotre Jiistoire. Il & de tootes les demeures bénédictines des asiles -eu se conservèrent (Mensement:, an miliea de beaucoup ;de désordres, les (trésors de rérudHbn et dé la sagesse aiiiti^pie ; il ouvrit ainsi, toutes les écdes du inoyen âge. La chaîne des traditions inteUectueUes ^ qu'il avait renooée en apportant en Fradce les dckHiînes de tous les mdtres d*Oocsdent femiliers aux An^orSaxons, ne se brisa ]^us désor-

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