IX. Espritlibre par son goût pour tes belles-lettres et par
-ht politesse de ses mœurs , il résuma en lui les travaux d'une
-grande école libre, l'école palatine, dans la praniëre et
.•dans la plua importante période de l'histoire ée cette école.
Professeur et ministre d'un prince intelUgent, il releva les
.études m France, ou]4utôtil présidai une création vert-
'.tsl^e^Sans Alcuin, on peut le dire, Gbarlemagne eût été
- tiiifui90)ns grand* Il dc^oa. aux l^es un caractète non-
j veftti,, une puissai^ à japuàs di^able, parce qu'il les fit
connaître aux races nouvelles , parce qu'îl en fit une part de
; leur vie. EUes nç pouvaiept jflm périr qu'avec ces races
r méoies* Chrétien et dîaiecticiiea, il prépara , par Topposition
t de deux doctrines différentes , 1^ luttes fécondes de h seo-
-lastique. Théologien ai^lo-saxon, il apporta chez les Franks
, la théojktgie positive de l'Église de Rpme. Il défendit Tunité
de la rj^Mil^Uque chrétiewe* Ainsi il doit occuper une belle
pi^ce au miliçu de cette foule d'hommes dévoués qui, obéis-
ss^tk une impulsion divine^ quittèrent successivement les
, lies Britanniques et vinrent chacun à leur tour écUdrer les
. peuples dueontinent« Golomban, GaU, KUian, WiUibrord,
.:%)Q|focei 4^)cittni: j^ tons )f9,^ëY€i»4*i^^ et, avant
mfyfofi déiir* tWTflmer & jL^ânbliMnaiâ 4q règne dt Dieu , au jbjosipbie ^la.p(fpi^iarkJiatîiraei4eU.eiv^ SOT la bariMJÔev
X. $eg ovTFtgBS^ <iù. il $e; BUNitre tour à tmr thëèiiN gien v^ daus ks Éeritures, philosophe dîsdple d'A«i l-istote, rhéteur &àm. de .Gioéroli, gcamoudrieu . Gonti« nuateor de Priseim et de. Douât» poCtc parfois néglisë dads la forme , mais Yrai pour le fead ; politicpie , ami de la |u8»tice et de .riustrucjtiou ; ses ouvrait représeutent au juste cet ensemble de doctrineft et d*idées mises en ^éseuce leq unes des autres du t^pps de Gharlemague» mais qui allaienf se reconuaitre et seçmi^attre eu traversaat d'autres généra^ tiens. Sans doute, si on ne considérait queTémyain» et non l'œuvre qu'il accomplit, on désirerait plus d'originalUé daiia la pensée et plus d'art dans la forme ; mais les qualités né^ cessaires alors étaient 9 après le dévouement, l'étendue des connaissauQes beaucoup plus que leur profoudepr. Cette grande Providence, qui a toujours tenu comme par la main les destinées de notre patrie, voulut, ce semble, réunir dans un même temps tous les éléments de la civilisation , sous la protection d'un grand chef d'État et d'un génie doux et savant. Àlcuin réunit en lui toutes les sciences, et Gharlemagne tous les pouvoirs. Plus tard cette double unité se brisa sans disparaître. En politique, le pouvoir absolu allait tomber par fragments entre les mains des seigneurs, et de même on allait voir se former une sorte de féodalité morale :les grands génies s'emparant celui-ci d'une science, celui-là d'un art spécial , pour les élever bien haut et leur donner une forme originale. Âbailard , comme saint
MnpMi, pM^rûi Ékhier àÉm atarti tté^e Mé tatêbet»: , lâ. Baihn rhomnewatitit tovjoéini^l'éaivàid; L'iMMume était ri oQJBViintiii, n oMduifb tet totijttM en m^ fidte hannonie avec ses principes» que sesiuitlnQS sont le MiUeiir OMÉmèntaiiieidé Mm ttîrto/ 11 s'^olMfr* tdiui, â se possëda i traTers bien de* yidasitikles , et , poàr kiM dire ^ jttiqMdaBS tes biis,de la mort. La rtfputâtiéii dé'ses-terti» et de son UToir s'éleadit dans les âges ^sniTants. Les esprits^ d'éfite llidBorèrent comme un sage, le peuple Finvoqua oMnme un saint. Et si jamais Ton dul'sé fier i la voit popupolatra, c'est \Âm lorscpi'elle rapprocha de Dieu celui dont la 'vie entité n'avait été qu'une aspiration vers Dieu ; c'est kmqu'elle proposa moins encore à l'admiration des hommes qu^à leur imitation ce cœur droit et aimant, cette renommée sans tache , cette belle et laborieuse intelligence. Alcuin fut m de ces ^prits dont on n'approcha jamais sans les aimer, ^'on ne quitta jamais sans regret , dont Tamitié élève autant qu'elle diarme, et dont la connaissance est un progrès.