FRANÇAIS
(POURQUOIPAS ? ».
IT
12 ALCYMONATRES,
Soil, au total, 32 espèces, dont 4 Alcyonacea, 27 Gorgonacea et 1 Umbellulacea. Parmi les Alcyonacea, figurent 3 espèces de Clavularudæ et 1 de Nephthyidæ. Parmi les Gorgonacea, on compte 11 espèces d’/sidæ, 15 de Primnoidæ et1 de Muriceidæ. Enfin les Pennatulacea sont uniquement représentées par l’Umbellula Carpenteri Kôülliker. Ces nombres affirment la prépondérance très accusée des Gorgonacea dans la faune d’Alcyonaires des mers antarctiques et, chez les Gorgonacea, celle des Isidæ et du Primnoidæ. Les genres les plus riches en formes. variées sont les genres Prunnoisis, avec 7 espèces; T'houarella, avec 5 espèces ; Mopsea et Primnoella avec chacun 3 espèces.
Si maintenant, comme l'a suggéré Kükenthal, on supprime de la liste précédente les formes retirées des grandes profondeurs, qu'on ne peut considérer comme caractéristiques de la fauneantarctique, parce qu’on les retrouvera peut-être dans les abysses, à des latitudes beaucoup plus rapprochées de l'équateur, c’est-à-dire :
Thouarella dispersa Kükenthal. Callozosiron carlollæ Kükenthal.
Slachyodes gaussi Kükenthal. Umbellula Carpenteri Külliker.
Callozostron horridum Kükenthal.
il reste 27 espèces propres à l'Antarctique, dont 2 ont été rapportées par la « Southern Cross », 7 par la « Discovery », ! par la « Scotia », 9 par le « Gauss », 5 par le « Français » et 13 par le « Pourquoi Pas ? » 3 espèces étant communes aux collections des deux dernières expéditions, il en résulte qu’on possède aujourd’hui 16 espèces d’Alcyonaires (y compris PUnbellula Carpenteri de la « Belgica ») provenant de l’Antarctique sud-américaine, qui est, à ce point de vue, la région la moins imparfaitement connue dans ces parages.
En jetant un coup d'œil sur le tableau précédent, on peut remarquer que, si l’on considère les trois régions explorées dans l'Antarctique, le Victoria Land, la Terre de l'Empereur-Guillaume IT et l'Antarctique sudaméricaine, il n'existe qu’une seule forme commune parmi les Atcyonaires actuellement connus, c'est la Primnoisis antarctica (Studer), qui est peutêtre une forme cireumpolaire ; d'autant que cette forme est connue en
outre aux Kerguelen et à l'ile du Prince-Édouard. On ne peut citer
aujourd'hui aucun Alcyonaire circumpolaire arctique ; il est vrai qu'au sud
APOMOINEAMIERTES" 13
de l'Afrique, de l'Australie et de l'Amérique du Sud, les trois Océans Atlantique, Indien et Pacifique communiquent beaucoup plus largement
que ne le font les mers aretiques.