CH* - CH* + K0H = CH* - C00K + CHS “ G0CH
Ces P dicétones ont, comme les éthers P cétoniques, la propriété de fournir des dérivés sodés qui réagissent facilement sur les iodures alcooliques. Comme les dérivés de substitution se comportent vis-à-vis des alcalis comme les p dicétones, on conçoit que ce soit là un mode de préparation aussi général que le précédent.
5 0 Au moyen des chlorures acides. — Les chlorures acides se prêtent facilement à la préparation des cétones, soit qu’on les fasse réagir en solution diluée sur les composés organométalliques du zinc ou sur le perchlorure de fer ( 2 ).
Dans le premier cas, la réaction est simple et fournit qne cétone et du chlorure de zinc.
2CIP - C0C1 + Zn = ZnCl’ + 2CH 3 - CO - CH 8 .
Dans le second, la réaction est plus complexe et fournit d’abord un chlorure à fonction cétonique résultant de la fixation d’un reste de chlorure acide sur l’atome de carbone voisin
(') A. Combes, C. R., 104, 920.
(®) Hamonet, Bull. Soc. ch., 50, 357.
du groupe GOC1 d’une deuxième molécule de chlorure acide, cette condensation s’effectuant avec élimination de HCL II en résulte un chlorure acide [3 cétonique qui, en réagissant sur l’eau, fournira un acide § cétonique qui, comme nous l’avons vu précédemment, perd son acide carbonique et fournit une cétone.
Je n’insisterai pas davantage sur les autres modes de préparation des cétones, qui sont très nombreux, ceux que j’ai cités me semblant les plus généraux.
Propriétés chimiques. — Les propriétés des cétones sont très voisines de celles des aldéhydes, et la plupart des réactions sont communes.
L’hydrogène naissant transforme les cétones en alcools secondaires correspondants et fournit en plus un glycol tertiaire ou pinacone.
On peut considérer la réaction comme se passant en deux phases. Dans la première, deux atomes d’hydrogène réagiraient sur deux molécules d’acétone pour donner la réaction suivante :
OH
2CH* — CO - CH 8 + H s = CH 8 — A — CH 8
Ah
Dans la seconde, le produit formé se dédoublerait, en présence de deux atomes d’hydrogène, en deux molécules d’alcool secondaire :
OH
£jjn q çjja + H s — 2CH 8 —— CHOH — CH 8
OH
C’est ce qui explique que l’on trouve toujours les deux corps dans le produit de la réaction.
Le chlore, le brome, réagissent sur les cétones comme sur
les aldéhydes, en fournissant des dérivés mono, bi, tri ’halogénés, en même temps que les acides, halogénés correspondants. Il en est de même du perchlorure de phosphore, qui remplace l’atome d’oxygène par deux atomes de chlore.
L’hydroxylamine fournit, comme avec les aldéhydes, des oximes dont j’ai du reste déjà dit quelques mots à propos des aldéhydes.
La phenylhydrazine fournit, comme avec les aldéhydes, des hydrazones.
Toutes ces réactions "sont, comme on le voit, communes aux deux séries de corps; mais les cétones se distinguent cependant par quelques réactions particulières. Tandis que les aldéhydes s’oxydent avec facilité et réduisent même les composés métalliques, comme les sels d’argent, de cuivre, en solution alcaline; les cétones ne donnent rien de semblable. Les oxydants énergiques seuls sont capables de les oxyder; mais alors les produits d’oxydation résultent de la rupture de la molécule en deux portions, qui fournissent chacune un acide de condensation différente.
D’après Popof, le groupement G = O resterait uni au résidu le moins carboné ; ce qui fait que l’on pourrait prévoir d’après cette loi la nature des produits qui prendront naissance par oxydation. En réalité, la loi est plus complexe; mais cependant la réaction se passe en majeure partie conformément à la loi précédente.
De même, les cétones ne se combinent pas en général avec le sulfite de sodium. Il faut toutefois excepter celles qui ont le groupe G = O relié à un groupe CH S terminal d’une chaîne.
Enfin les cétones ne colorent pas la solution de fuchsine décolorée par le gaz sulfureux.
Les cétones, outre ces réactions négatives, se distinguent des aldéhydes :
1° Par l’action de l’acide nitreux, qui fournit des dérivés isonitrosés ou aldoximes-cétoniques, le groupe Az — OH bivalent venant toujours se fixer sur l’un des carbones relié a u groupe CO ;
2° Par l’action de l’acide azotique, qui donne un dérivé dinitré et un acide organique
CH 1 - CH* - CH* - CO - CH 3 + 2AzO a H .. nl CH 3 + H*0 = CH 3 - CH* - CH / AzO + |
XAzO* C0 , H
Les dérivés nitrés ainsi obtenus fonctionnent comme acides monobasiques et se combinent aux alcalis pour former des composés cristallisables et que l’on peut obtenir par conséquent dans un grand état de pureté.
Chancel, qui a découvert cette réaction (*), a montré qu’on pouvait de plus l’utiliser pour distinguer les acétones isomériques.
C’est ainsi que la cétone
. CH 3 - CH* - CH* — CO - CH* — CH* — CH 3 fournira par l’action de l’acide azotique le produit nitré
CH* — CH’ — CH tandis que la cétone