‹ Alexandre Dumas, 1802-1870Chapitre 14 sur 25 · SCENE IX DE BRAY, puis LE CONCIERGE · texte numérisé non relu

SCENE IX DE BRAY, puis LE CONCIERGE

DE BRAY seul, irappaut du pied.

Que fais-tu, malheureux, tu me perds et tu né te sauves pas !... Oh ! inihécile, insensé que je suis, voilà ma liberté là, à mes pieds, et les grilles et les verroux qui allaient s'ouvrir retombent sur moi. Générosité stupide, que deux mots ont éveillée : k Ton fils, ton fils ! » — comme si ces deux mots devaient avoir plus de pouvoir que deux autres, comme si ce n'était pas une combinaison de lettres, un assemblage de sons et pas autre chose... ton fils!... ('5e jetant sur les morceaux de papier.) O ma liberté, ma liberté!...

LE CONCIERGE, lui frappant sur Vépaule.

Dites donc, l'ami ?

DE BRAY

Vous vous trompez.

LE CONCIERGE

Non, non.

DE BRAY

Ne VOUS a-t-on pas dit de me traiter avec égards ?

LE CONCIERGE

Ah ! tantôt, mais il vient d'arriver de nouveaux ordres : le panier à salade est là.

DE BRAY

Qu'est-ce que cela veut dire ?

LE CONCIERGE

Qu'il faut s'acheminer sur Bicêtre, où Ton vous attend afin de vous signer votre passe-port pour Toulon .

DE BRAY

C'est juste, ils doivent me croire parti depuis une demi-heure ; c'est juste, et la faute en est à moi, à moi stupide, à moi... ah !...

LE CONCIERGE

Voyons, hein, un peu de rapidité dans les mouvements...

DE BRAY

J'ai quelques papiers à prendre dans ma chambre.

16 i ALEXANDRE DUMAS

LE CONCIERGE

Prenez, vous aurez le temps de les lire.

(De Bray entre dans sa chambre.

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