IN SECTIONNAIRE
Viens, Hocher, viens!
LORIN, surpris.
Hocher?
ROCHER, avec un geste de menace.
Tiens, si jamais l'un ou l'autre me tomhe sous la main...
LORIN
Ah! c'est ce fameux Rocher, l'inspecteur des geôliers du Temple? Cela ne m'étonne plus! Eh bien?... ■ ' Maintenant, Mau-
rice, je t'ai promis un conseil...
Et tu vois que je l'attends.
LORIN
Viens avec nous plutôt que de te compromettre avec la citoyenne, qui me fait l'effet d'être charmante, il est vrai, mais qui n'en est que plus suspecte.
MAURICE
Voyons, mon cher Lorin, soyons juste. C'est une honne patriote ou c'est une aristocrate : si c'est une aristocrate, nous avons eu tort de lui prêter assistance, et le mal est fait; si c'est une bonne patriote, c'est un devoir pour nous de la protéger. Maintenant, donne-moi le mot de passe.
LORIN
Maurice, Maurice, tu me mets dans la nécessité de sacrifier mon devoir à un ami, ou mon ami à mon devoir.
MAURICE
Décide-toi pour l'un ou pour l'autre; mais décidetoi!
LORIN
Tu n'en ahuseras pas?
MAURICE
Je te le promets.
LORIN
Ce n'est pas assez; jure...
MAURICE
Sur quoi?
LORIN
Jure sur l'autel de la patrie!
MAURICE
Mais, mon ami, nous n'avons pas d'autel de la patrie !
LORIN, lui présentant son chapeau du côté de la cocarde.
Jure là- dessus.
MATRICE
Je jure à mon ami Lorin de me conduire, cette fois comme toujours, en bon et brave citoyen...
LORIN
Bien! rends-moi l'autel de la patrie. Maintenant, voici le mot d'ordre : Gaule et L%de.ce. Peut-être y en a-t-il qui te diront comme à moi : Gaule et Lucrèce... N'importe, laisse passer! c'est toujours romain.
M VURICE.
Merci, Lorin !
LORIN
Bon voyage ! . . . Adieu, citoyenne. Par fde à gauche, en avant, marche!
Il : m i avec la Patrouille.)
(Le chevalier de Maison-Rouge, 1, tabl. i,
Se. [-iv, i». 2-14.)