‹ Alexandre Dumas et Marie DuplessisChapitre 115 sur 188 · Ibid. « M. D · texte numérisé non relu

Ibid. « M. D

Plus il voyait cette femme, plus elle l'enchantait. Il la contemplait « avec amour et presque avec terreur, en pensant à ce qu'il était près de souffrir pour elle ». Il la jugeait « belle à faire croire, un athée ^). Il n'y avait pas jusqu'à sa maigreur qui ne lui parût être en elle une grâce, la maigreur « cette indécence du nu », selon Baudelaire et qui ajoutait à ses lignes le galbe de l'adolescence. Sous un « regard ingénu », un « visage sérieux », un « sourire même imposant ^ », se cachait une nature ardente. Tout le dénotait : « sa marche assurée, sa taille souple, ses narines roses et ouvertes, ses grands yeux légèrement cerclés de noir », jusqu'à ce « parfum de volupté », subtil arôme du désir, qui montait de toute sa personne, comme on voit « ces flacons d'Orient, si bien fermés qu'ils soient, laissant échapper le parfum de la liqueur qu'ils renferment^ ».

C'est V Alléluia de ces ivresses qu'un de ses amants qui signe : Un Camélia, chantait en cette strophe :

Ah ! si vous l'aviez eue à vos genoux posée Semant de roses-thé son canapé soyeux ! Si vous aviez senti sa main blanche irisée

Dans vos cheveux ! J'ai vu le ciel dans ses beaux yeux Quand son baiser savant, — la flamme et la rosée — Eut noyé mes ennuis dans les songes joyeux !

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