L'Illustration. N" du 20 juin
sage l'adoration montait en prières muettes, tandis que « retranchée en son habituel dédain )), elle foulait sans surprise les tapis qu'avait foulés la reine. Elle dansa.
Or, c'était une danseuse émérite. « Elle avait, nous dit-on, les contours ondoyants, et une souplesse de corps €[ui donnait à ses mouvements un charme inexprimable ^. «
On fit cercle pour la voir. « C'était à qui serait touché par ces beaux cheveux qui suivaient le mouvement de la valse rapide et c'était à qui frôlerait cette robe légère empreinte de ses parfums légers ^. » Et Janin ajoute que le surlendemain de cette soirée elle vint à Spa. Nous savons qu'elle y était déjà le 12.
Elle mandait, ce jour-là, de ses nouvelles à Tony, le marchand de chevaux, très certainement le même que ce maquignon dont parle Roqueplan qui aurait fait don à Marie d'une magnifique paire de chevaux, ce Tony dont il est également question dans la Dame aux Camélias à propos de « M^^ de N..., une belle promeneuse des Champs-Elysées )), à qui il a vendu 10.000 francs les deux grands chevaux noirs de son équipage, mais qui faisait payer infiniment moins cher, suppose avec quelque malice M. de Contades, ceux qu'il