‹ Alexandre Dumas et Marie DuplessisChapitre 146 sur 188 · Janin, op. cit · texte numérisé non relu

Janin, op. cit

fournissait à la belle Normande ^. Il se peut ; et de fait, le ton du billet qui suit accuse surtout le sentiment d'une personne qui se sait obligée.

— « Ne m'en veuillez pas, cher ami, de ma négligence à écrire et n'augurez pas de là oubli ou indifférence pour vous. Je suis bien heureuse de votre amitié ; mais vous savez, parmi mes nombreux défauts, la paresse n'est pas au dernier rang ; — vous comprenez bien que les longues promenades à la campagne diminuent encore mon goût pour le style ; et loin de m'accuser, vous me devez gré de l'effort que je fais en ce moment pour surmonter le sommeil qui m'accable.

« Adieu, cherTony, je m'arrête ici, car je n'en finirais pas de vous ennuyer ; encore adieu et mille amitiés.

a Marie Duplessis, »

Spa, le 12 juin 1846.

Ce petit mot qui ne tend qu'à maintenir des dispositions favorables révèle son véritable objet dans un post-scriptum :

« Mille remerciements pour votre complaisance pour moi. Cher, ne vendez pas ma voiture. J'aurai bientôt le plaisir de vous voir, je l'espère du moins ». « M. D. ^ ».

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