‹ Alexandre Dumas et Marie DuplessisChapitre 35 sur 188 · La Mode, passim (aiUonino · texte numérisé non relu

La Mode, passim (aiUonino

3. Eugène de Mirecotut, Alexandre Dumas fils. (J. Ilavard. Paris, 1855, in-16.)

plus obstinée rpie l'on ait jamais vue étinceler aux lèvres d'un jeune homme ^ ». Il a vingt ans, et « c'est un beau et lier garçon, plein de force et de santé '^ », grand, bien découplé, « les épaules carrées ^ », portant sur un cou un peu court « une fort belle tête * », où s'équilibrent, en un contraste puissant, la force du caractère que décèle ce front vaste, largement découvert, à la chevelure abondante, et la séduction d'une sensibilité délicate inscrite dans la ligne d'un nez légèrement aquilin, dans la charnure des lèvres estompées d'une légère moustache et dans le dessin correct de l'ovale. C'est ainsi que nous le montre un crayon de cette époque, signé d'Eugène Giraud. En le comparant avec la lithographie faite par Noël, en 1833, d'après Dumas père, on constatera, chez le fils, d'autres reliefs d'hérédité que « cette teinte créole imperceptible» dont parle Eugène de Mirecourt^, et que dément ce distique tracé un jour par Dumas :

Accepter ce portrait, il m'en reste encore un,

Du temps que j'étais blond et qu'on me faisait brun ",

1. Alexandre Dumas père, De Paris à Cadix (C. Lévy, s.-d., in-16).

2. Alexandre Dumas père, Le Mousquetaire. Art. du 23 mars 1855.

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