‹ Alexandre Dumas et Marie DuplessisChapitre 40 sur 188 · La Mode. N^' de juillet et août · texte numérisé non relu

La Mode. N^' de juillet et août

bourg comme M'^e i^^ M..., M"^© A..., ou lady G..., ou celui de la Joconde, ou de la Madone, d'Andréa ou de ]n Colombe^ ? — On ne saurait dire. — « (^uel est le nom de ces femmes ? » interroge à son tour M^^® de Girardin. — « Des femmes comme il faut ? — N'en jurez pas ! — Leur nom ? — Elles le choisissent elles-mêmes et elles en changent souvent. — Mais elles ont aussi bonne façon que nos élégantes les plus distinguées ? — Que voulez-vous, elles portent les mêmes chapeaux, elles lisent les mêmes journaux, elles aiment les mêmes héros. Or, quand on a les mêmes parures, les mêmes lectures, les mêmes aventures, on est bien près d'avoir les mêmes allures ^. »

Mais, à la vérité, ce n'est là qu'une manière de parler. Le Tout-Paris d'alors, « hautes coquines comprises », c'est deux ou trois mille personnes qui se connaissent au moins de vue. Tout le charme de la vie mondaine et littéraire du temps tient à cette particularité. Dans les lieux de plaisir dont ce groupe de privilégiés fait son élection, « acteurs et spectateurs composent un salon de bonne compagnie, plein de sourires, de bonne humeur, de petits signes discrets, d'émotions com-

1. La Mode. >«'°* «l'oclohro, novombro et décombro 18''i4. — AnsF.NE IIoLssAYF, Lei Confessions (Paris-Donlu, iii-8°, 1885. 1. II).

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